‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 353 sur 416 · XIX. — Saiut François (rAttHiae · texte numérisé non relu

XIX. — Saiut François (rAttHiae

2:u»l. Adimpleo en quœ fhsunf passionum Chvisti {Col., i, 24). En la CMetlp ce saint, on devrait tendre les autels d'écarlate, car François a èlé inart vr. Mais ce n'est pas an i octobre qu'on peut honorer son inart vre, puisque c'est le jour de son triomphe; c"est pliitùt ou jour oi'i il a reçu les sacrés stigmiiles sur le mont Alverne. Du reste, ce n'est pas (lar les tvrans qu'il a été inartvrisé. mais par Notre-Seigncur lui-même. Ce divin Sauveur, <pii aimait infiniment son l'ère, et haïssait infiniment le péché, aurait voulu rester sur la terre jus(ju'à la fin du mon<le pour y soulîrir toujours; niais il convenait que son l'ère lecouronnAt de gloire après sa passion au Calvaire ; alors pour accomplir dans la personne de ceux qui croient en lui ce qii'il aurait voidu faire lui-même, il a laissé sur la terre son Kglise et dans l'Kçlise des saints qui continuent par la prière, les saintes rr-uvres, les croix, de faire ce qu'il a fait durant sa vie mortelle, et ce qu'il désirerait faire toujours. Ai/hnp/eo en f/uœ desu/if. llien n'v manquait de ce qui est nécessaire pour satisfaire à Dieu et expier le péché ; lar copiosu apud eum redemptio ; niais ses souffrances ne paraissaient pas suffisantes à son amour. Il veut qu'à sa place nous ajiaisions encore la justice de son Père, par nos tiMivres saintes et nos souffrances. 11 ne mérite plus, assis <pi'il est à la droite de son Père, il veut que nous méritions; il n'ex[)ie plus, éltint enivré de la béatitude de son Père, il veut que nous offrions nos expiations à Dieu. Et c'est par la gnVce qu'il nous a méritée, que nos œuvres, que nos soulTrances, qui, on elles-mêmes ont si peu de valeur, deviennent mériloires de la gloire du ciel. Mais entre les saints, nul plus que saint François n'a accompli la mission de Nôtre-Seigneur sur la terre; car il a été triplement martyr. On peut, en cfTet, être martyr de trois manières, de volonté et non d'effet, cotiime saint .lean l'Evangélisle que Dieu a miraculeusement délivré du btiin d'huile bouillante dans le(]uel l'avait fait |»]onger Domiticn; d'effet et non de volonté, comme les saints Inoccents (pii n'ont pas même pu penser à être martyrs; de volonté et d'effet, comme tant de saints qui ont subi volontairement la mort pour la foi. Or, saint François a été martyr de ces trois manières.

2395.1. Devolotilé (t non d'effet. Son ambition était de mourir pour Notre- Seigneur. Le désir du martyre faisait chercher de toute part à saint François d'.\ssise un infidèle qui eût soif do son sang; et certes il est véritable, encore que tous nos sens y répugnent, qu'un chrétien, qui est blessé de l'amour île notre Sauveur, n'a pas de plus grand plaisir que de répandre son sang pour lui. C'est là peut-être le seul avantage que nous pouvons remporter sur les anges. Ils peuvent bien être les compagnons de la gloire de Notre-Seigneur ; mais ils ne peuvent pas être les compagnons de sa mort. Ces bienheureuses intelligences peuvent bien paraître devant la face de Dieu, comme des victimes brillantes d'une chanté éternelle ; mais leur nature impassible ne leur porinet pas de faire une généreuse épreuve de leur alTeclion parmi les souffrances, et de recevoir cet lionneur, si doux à celui qui aime, d'aimer jus qu'à mourir, et même de mourir jiar amour. Pour nous, au contraire, nou^ jouissons de ce précieux avantage, car de deux sortes de vie qu'il a plu à Dieu de nous donner, l'une immortelle et incorruptible, fera durer notre amour éternelIcMnent dans le ciel, et pour l'autre, qui est périssable, nous la lui pouvons immoler pour signaler cet amour sur la terre. Et c'est comme je vous disais tout à l'heure, ce qui peut arriver de plus doux à une àme vraiment percée des traits de l'amour divin. » (IJossukt). Pour se procurer ce bonheur, François s'embanpia pour la Syrie. Uepoussé par la tempête, il se dirigea vers le Maroc, et il marchait si vite, tranporté par l'ardeur de ses désirs, que son compagnon no pouvait le suivre. Là, il tombe malade, puis retourne en vSyrie à travers mille périls. Présenté au Sultan^ il s'offre à entrer

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il- 1011 pour prouver la divinité delà religion, le Sultan est plein dadmi-

1 pour cet lionimo, et jim lieu «le le faire mourir, comme il le faisîiil

Mil lant de chrétiens, il lui oiïre des présents (juc saint François refuse. 11

l'n va sans avoir obtenu ce «pTil ambitionnait, ou plulùt il l'obtient.

■-"'"t. 11. h'effet non <le volonté. La privation du martvre fut pour lui un

oux marivre. (J<"*1Ip douleur en effet pour un cœur ardent comme le

.■ ... lie se voir priver de ce qu'il estime la [ilusgrande desgrAccs, et de se le

'lir refuser par Dieu lui-même ! Plusieurs saints ont entrepris comme lui

ill.i- .111 MiiU'tyre ; mais ils ne sont pas |)arvenus au lieu même du martyre:

(é écartés par la tempête ou par d'autres causes, mais saint

ut croire «pie Dieu ne le jugeait pas digne de cette grâce ; et si

:ieur disait : (Juomodo coarcfor usquedum perficiatur, François

•mme Thérèse : Je me meurs de douleur de ne pouvoir mourir.

l'.u|»hémie. de Chalcédoine, voyant que les lions lui léchaient les

lie des chiens fidèles, fil une prière à Dieu pour que l'un d'eux au

lui donnât le coup <le la mort, et elle fut exaucée. François en eût

liant, s'il eût été permis ; mais c'eût été exciter ce Sultan barbare à un

nouveau crime, et il se retira tout confus, se souvenant de ces paroles de

nn«; s.iints Livres : Ibant (laudentes quoniam diyni liabiti sunt pro nomine

ontumelium pati. — Kt lui s'en allait humilie de n'avoir pas subi le

sort. — Vous vous trompez, grand saint. Dieu, s'il vous prive de ce

re. vous en réserve un plus long et plus glorieux.

T. III. D'^lfet et dt' volonté. Jésus-Christ veut vous immoler lui-même

I niiimo tinc victime sainte à la gloire de son Père. Kntre les divers sacrifices,

il en est ipii sont agréables à Dieu, non du côté de la victime, mais du côté

de celui qui l'immole, comme quand .Abel et Abraham offraient à Dieu des

brebis ou d'autres animaux. D'autres plaisent à Dieu du coté de la victime,

in-'iv >. .■> Ttar celui qui l'immole, comme le sacrifice qu'ont fait de leur vie

I' > ; le perséiuleur qui les immolait commettait un crime ; enfin

i' ii-rifices où la victime et les sairilicateurs plaisent à Dieu, tandis

lere dont ils sont offerts lui déplaît. O serait le cas d'un prêtre qui

sans être en grAce. Dans le sacrifice de saint François, tout est

M eu.

lésus-Christ qui, sous la forme d'un séraphin en croix, le perce de lilij.

i" rVsl François qui est une victime sainte. Klre saint, c'est être dégagé de

l' ire pour s'attacher )\ Dieu. Or. qui a ptu-té plus loin que ce saint

h' :f>nl (a) des biens do ce mon<le ? Jamais dans sa Jeunesse il ne

. Après sa convereion, en présence de l'évêfpie, il se

de ses vêlements. << Ce roi [lauvre qui, venant au monde,

ne point d'ami plus digne de sa grandeur que celui de la pauvreté,

I ce qui tourbe siin i\me. Ma ehère pauvreté, disait-il. si basse que soit

»■ ■ ' iinues, je ne puis que je ne t'estime,

dr I les, il avait rais(»n, chrétiens. Si un

f' nM^sf i\ir;iriiciii, elle devient reine : on en murunire

II': enfin on la re«'onnait , elle est anoblie par le mariage

«Il '"^^nn, ses parents onlinairenu-nt sont

fli liants sont les héritiers du royaume.

A ,,.. ,. ;,,,.., ..,,.... ,, la pnuvreté. bien qu'on v résiste.

bi n miu'inure, elle est nol)le et ronsidérable par cette alliance. Les

pi iiis 1 É> iiiMi,^ 1.1 sont les confidents du Sauveur et les première

lu lel, qu'il est venu étabUrsur la terre, Jésun

In >>urs qu'il l'ail à un grand auditoire sur cette

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