‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 356 sur 416 · les auibassadeurs de Dieu, et quelle dignité · texte numérisé non relu

les auibassadeurs de Dieu, et quelle dignité

Mrs ilii Uoi des rois ; i» les minisires même de Dieu ;

I, ils doivoiil non seulement exécuter ses ordres, mais encore les

lier par les fidèles ; W* les dispensateurs des mystères de Dieu. Les

que Dieu opère pour les Ames, il les opère par le prêtre. Le prêtre

terre ce qu a fail .Ié«u«! <|irisl. Il hii est lellement uni qu on a

pli 1 .![ij. l.T un ;nitrc ('hrist ' i l'Kvêque en l'ordonnant, verse

sur lui 1(111 'I iMij s linlo qui le ti.

' li-; ;i iciiM II dignité ^' ' ■ ' "tre,

résume tous. Dieu vou^ les

r.i ; s empereui*s. - ' is.si

siiiiii il i; il <pie. «'il rei •, il

saluerait u j-i.w. ■. jM-iioer (2). Kl sainl -. ... ,.>....,,, .,^,ure

(1) On trouvera d«i léreloppementa sur la dignité el la sainteté dea prêtres au no 1730 ei suiv. et à la note (t| du n* 897.

éiiioi it: )• u^< <l>gu« (iti« cuavives. r«r»ouae a'«a (ui cboi^aé, oa atliUira mi^tui U ioadune 'if rtni'i|iie,

ISa ■ ~ ''>n confesseur, que si pendant sa confeasion

nne ; ' levait aussitôt pour la feriner. « Vous élea

priMM r. •

il7'2 ALLOCUTIONS DIVERSES V.T SF.UMONS DU CIRCONSTANCK

que ("chii qui honore le prùlre, lionure Jé.sus-(!;iirisl, et que celui q\ii injurie le [(n'être, insiillc Jésus-Olirisl lui-int''nic (1). Si le pri-lre doit respecter luiinÎMne sa flignilé, le fulcle le doit a plus forte raison : Nolite tangere christos meos, dit le Seigneur: (lardez-vous de porter une main ou une langue criniinolle sur ceux qui me sont consacrés et ne iléversez plus votre malice sur mes proplicles. (l*s. civ, Vi). (juand on veut détruire la religion, disait le vénérable curé d'Ars. on commence par attaipier les prêtres.

'iMM. — il. Puissance tilt pn'fre. Toute puissance m'a été donnée au ciel et sur la ferre. Comme mon Père m'a enrot/é, je vous envoie, a dit Jésus- Clirisl à ses prêtres. Le prêtre, en vertu rie celle parole est donc puissant : i^ au ciel. (Juaii<l Josué arrêta le soleil devant l'armée entière du peuple juif, quel étonncmcnt lut celui de la foide, en voyant l)ieu obéir en <piolque sorte à la voix d'im homme ! .Mais, ù prodige itltis éflalanl encore : à la voix du prêtre, les t-ieux s'ouvrent, le l'ils de Dieu en descend ; il renouvelle en quel- <pie manière son incarnation, sa mort bienheureuse ! il se remet entre les mains du prêtre, Lui tpii commande aux anges, il se laisse |)ortcr par lui !

i» Sur la terre, la jtuissance du prêtre n'est |»as moins merveilleuse : tout ce qu'il y délie est délié ilans le ciel. Il terme par l'absolution la porte de l'enfer; la sentence qu'il prononce siw le pécheur, est ratifiée par Dieu luimême. Abraham demande grâce pour cimj villes, c'est un saint patriarche et un grand serviteur de Dieu, il se met de la cendre sur la tête, il se jette à terre et conjure en tremblant ; et il n'obtient pas la gr.Ace de cinq villes qui sont consumées par le feu du ciel. Le prêtre eut-il confessé des millions de pérlioiirs ayant commis tous les crimes des habitants de Sodome, peut en rchlant assis, non pas seulement leur obtenir grùce, mais les absoudre et IcTir pardonner. Jinlas se repcnl de son i>éché ; il s'en confesse dé\ |trincos des prêtres de l'anfienne lui. Ils répondent quid ad no valent bien connaître de la lèpre; maisilsne pouvaient la guérir; ( se [tendre de désespoir. 1.,'inscnsé, silavait attendu quelques jours c confessé ses péchés à saint Pierre ou à un autre des .Àpùtrcs, on dit : Je vous absous et il eut été pardonné. Deux cents anges ne p jias vous absoudre, disait le curé d'.\r.s. Après avoir donné au prô pouvoir, .lésus-tlhrist a pu ajouter : Qui vos audit, me audit. C 'u ijut vous écoute, m'écoute, llevêlu de la puissance divine, le prêtre enseigne au nom de Jésus-(;hrist . Malheur à ceux qui sont rebelles à son enseignement. Heureux, au contraire, ceux (pii, comme des brebis dociles, écoulent la voix de Ic.u" pasteur, soit de la chaire, soit dans le saint tribimal ! Celui qui est de Dieu, écoute la parole de Dieu. O'tlonnel, le libérateur de l'Irlande, prenait toujours la dernière place dans les réunions de prêtres. Il était l'enfant soumis dos pasteurs : Notre clergé nous l'a défendu, disait-il à ceux qui voulaient entrer dans les sociétés secrètes: et à ses yeux, cette défense devait suffire (i).

(1) Nitamon, qui menait une vie très sainte, avait toujours redouté l'ordination sacerdotale. Quand Ttiéophiie, patriarctie d'Alexandrie, lui oroonna de la recevoir, Nilamon, n'o.<«ant désobéir, demanda du temps pour s'y préparer. Ttiéophiie ne lui dunna qu'un jour. Nilamon revint le lendemain, et conjura le patriarctie de lui permettre de prier encore. Tous deux se mettent à genoux. Le patriarche, bientôt après, fait inviter Nila« mon à s'approcher. Il ne répond pas, il avait expiré, les mains jointes et les yeux levés vers le ciel, en demandant à Dieu la grâce de mourir plutôt que de se voir revêtu d'une dignité qu'il estimait trop grande pour lui. (Voir n^ 597.)

(2) Alexandre le Grand avait conquis l'univers; et la terre, suivant l'Ecriture, s'était tue en Fa présence. Lorsqu'il vint à Jérusalem, le grand prêtre Jaddus revêtit ses ornements pontiPicaui et alla au-devant de lui avec ses lévites tt une foule immense. A sa vue, le conquérant descend de cheval et se prosterne a ses pieds. Son ami Parménion en parait f lunné et lui en demande la raison. « Ce n'est pas le grand-prêtre que j'adore, répond Alexandre, c'est le Dieu qu'il représente. »

Un de DOS plus grands philosophes contemporains, M. de Bonald, avait l'habitude de se découvrir respectueuseraeni devant son propre fiis, parce qu'il était prêtre. On rapporte qu'un de ses amis le trouva causant tête nue avec lui. Le jeune prêtre s'éiant retiré, il dit à son visiteur : « Entre vnus et moi, mon ami, point de façon, n'est ce pas ! Couvrons-nous. Avec mon fils, c'est autre chose I Depuis qu'il a reçu l'onction sainte, il est plus grand que moi t m Quelle parole et quel exemple I On y voit réunies toutes les vieilles traditions de la France.

A.NM \ Mi^ AlUl-, HL ^.V•.i■.^LnJL t.

"■^ ^ ' 1 hoiiiiiie dp Dieu, loul ce qui esl contre Hiou est - emps, il n'v aurait plus de prêtre, si le sacenlooe ..,,... ., .,. ,,,1.. Mais toutes les puîssiinccs de l'enfer ne prévaudront pas fonlre le s.t. er'Ioce. Il est le médiateur, le sauveur des hommes, il a donc contre lui luus les ennemis de riiommo; Satan et tous ceux qu'il tospire. Le mondain qui méprise le prêtre ne soupçonne pas qull sert le (ItMiion.

-' ^ III. Mission du prêtre \'^ pur rapport à ta société. Cesl le saceritliolipi'-" qn\. éclairant le monde du soleil de la vérité, a dissipé les • s de la corruption des mœurs et a chassé la barbarie, •n.. a «lit que les évèques avaient fait la France comme ). leur ra von de miel. Oui apprend aux hommes à l'especter leurs

s, . à les aimer, à haïr l'injustice, la vengeance, le vice, sinon le

prèUo :! Kl sans le prêtre, plus de religion; et sans la religion la société serai» un repaire de bêtes fauves s'entre-dévorant les unes les autres, selon la ' -troled'un impie lui-même.

i" Par rapport à fa famille. C'est le prêtre qui, par le mariage chré-

ti. ■ iiille; c'est lui qui, par ses conseils, garde à l'époux la fidé-

li' .•; qui apprend au père à élever ses enfants pour Dieu; à.

' ' • ses parents. C'est lui encore qui apaise les guerres in-

i' la paix du fover. C'est lui qui console la famille au

- n.Mileurs.

(te lindicidu. Il nous accepte tous comme un pore, à notre ... .10, et nous fait enfants de Dieu. Il nous a nourris dans notre lait des vérités élémentaires de la foi, il nous relève après nos

I iiiit.'s Plus tard, il nous fortiQc |)ar la sainte comumnion. le r is reprend et nous ramène dans la bonne voie quand

II ^ de Dieu. . L eussions-nous insulté, dénigré, qu'en nous jetant a ses pieds, nous l'appelons encore Père ; et lui nous bcnil comme ses enfants. A nntrp dernière heure, il sera à f<Hé de notre lit de dou-

iir pour notre dernier soupir et remettre notre Ame entre les

i.iin« <\r- - iir. Nous com|trondrons alors qu'il est notre meilleur

■ i) yuand en Afrique le? Ni • ns C'jnduisaienlcn exil les évéques el les

- catholiques, le peuple les .■. i'., dt-s citr^r-'s à la inaio ; les mères por-

u.<û. leurs »>'f'r.'- '^^ns leur» bra». j.„.i, .o:> dépjsanl aux pieds des confesspurs, elle» leur disaien s : « A qui noas laissez voas ^ qui biplisera nos enfants ? qai

nous dé ivr péchés? qui ensevelira nos morts? Q.ie ne nous est-il permis

d'ailtT >» Ah I c peuple comprenait ce que c'est que le prêtre.

(/j; A ilution franç.tise, on vieux pauvre appelé Jean Louis, dont l'existeoce

é' - . - — . ■ . , V- -^t à !a porte de la cathédrale de

.S i dire sa messe, lui remettait

ti . , , , an«,«'l DO jour que 1 alibé .'^orel

Xi. .iovre, il s'en inquiète et cherche à découvrir «a retraite, crai-

ç- >v I' le Ironve dins tin mauvait réduit couché sur l« paiPe. « V..u«

se rt'fugier A Ly. .

noDcé«, qui les ai

qu'ils r

vivre.

il ôte l'j , ■ .

ma m^re, s>iTia I ahlic- .^ .ri-l. — C'ctl i

gei-vous, Mcinsicur, et \-'\\< vou'e» qii<>

douleur. embras.<-f

lui assure le par.i

' de la Vendée pendant la Terreur, h e^ii»

ail ics &4i.it ni>N;i ic>, quafid 1' & ^ ' reot puur se ut-ir de lui ; aussitôt il

;uitte l'autel, s'échappe parla tacrislic . à la oage aoe rivière poor se réfu*

:iiendiani ci i i

moi. • ti'

de

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