‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 358 sur 416 · II. — A rannivemaire d'un mariage, (d'après Aîgr Pie · texte numérisé non relu

II. — A rannivemaire d'un mariage, (d'après Aîgr Pie

iiOt». Et rideant umbo filios fi/iorum siionim iisr/ue in ferfiam et quarfam f/enerafiofiem et ad opta tain perreniant senectutem.{Miss. Rom.)

(",e vd'u que l'Kglise forme pour tous les époux se réalise rarement, l'ne union conjugale qui dure cinquante ans est une exception dans les familles. La vie des parents est remplie de tant de sollicitudes! Mais (piand celte exception se réali.-^e dans toutes les conditions qui rendent une union heureuse et honorable, c'est le cas de revenir après cinquante ans, auprès de ces autels où ont été reçus les premiers serments^ remercier Celui de qui descend tout don parfait.

gitr sur les montagnes. Un des soldats qui s'acharne à le poursuivre, se jette aussi à la rivière : et quand rat)bé Aurain est liors d'atteinte sur la montapne, il entend partir des cris di'ctiiranis ; il descend avec la même viiesse qu'il esl monté, el, voyant un des soldais qui se noyait, il î^e jelle à l'eau, le relire, le ramène sur le rivace. Cet homme reconnaît avec élonnenif ni à ses côtés le prêtre qu'il poursuivait. « C'est vous qui m'avez sauvé la vie; on nous a donc trompés en nous disant du mal des prêtres. — Mon ami, répond l'abbé, je n'ai fait que mon devoir; mais n'employez pas à poursuivre les bons, la vie que je vous ai sauvée. »

(\) Les médecins et les permis de Saint Pie V le conjurant de ménager sa santé, i* leur répondit vivement : « Le Saint Siège n'est pas un siège à dormir, mais un si»" ^ à soucis. La santé, la prolongation de ses jours est la dernièie chose dont un Pape di rj s'occuper. »

C'est pour être tout entier aux âmes que le prêtre doit renoncer au mariage. Qua^id saint François de Sales travaillait à la conversion des hérétiques à Thonon et aux environs, pendant le grand jubilé; une bonne femme calviniste venait quelquefois le trouver pour être iniiruîie dans la foi catholique ; elle s'avouait convaincue et éclaircie sur tous les points, toutefois elle voulait que les prêtres fussent mariés, tant les ministres lui avaient inculqué cet article. Etant venue trois ou quatre fois pour parler à l'évéque, elle ne put l'aborder à cause de la grande foule et des occupations qui l'accablaient. Enfin elle obtint une audience et se plaignit à lui de ce que, depuis leur dernière conférence, elle était venue trois ou quatre fois sans lui pouvoir parler. Kh bien! lui dit-il, vous voyez maintenant que nous n'avons pas tort; vous voudriez que nous fussions mariés; si j'ai peine de répondre à tant de gens qui viennent me trouver pi'ur le salut de leurs âmes, comment pourrai?-je le faire si j'étais chargé du soin d'une femme, de plusieurs enfants et d'une grande famille? Cela convanquit sa petite raison; elle n'en voulut pas davantage pour avourr qu'il est bon que les ecclésiastiques ne soient pas mariés.

(2) Il y a dit-on de mauvais prêtres Que voulez-vous conclure de là? Que tous leur ressemblent. La conséquence est affreuse: où en serait le genre hnnia'n. si vous raisonniex ainsi sur tout le reste des hommes. On a vu tant d'épouses infidèles: n'y a-t-il donc plusdf pudeur el de fidélité dans le lien sacré du mar>age? tant de magistrats ont vendu leur honneur et leur ministère: la justice et l'intégrité sont-elles donc bannies de tous les tribunaux.

Il y a des ouvriers, des soldats, des agriculteurs^ etc., qui sont des scélérats, si on en concluait que tous le sont, on inspiterait de la manière la plus injusie tous ceux d'entr'eux qui (-ont honnêtes. Pourquoi do.ic un .soupçon qui fait b<irreur envers tous les autres hommes, ne sera-l-il supportable que contre les cens de bien? pourquoi une con- .^équence ridicule partout ailleurs, ne serait-elle sensée que ronli'e la vertu? La perfidie d'un seul Judas vous faii-elle conclure que tous les autres disciples fussent des traîtres el des infidèles?

Quoi de plus injuste et de plus insensé que de faire à tous un crime de la faute d'un seul? D'autant plus qu'il n'est point sur la terre de cla^8e d'homme plus honnête, plus vént^rable que celle des ministres de la vraie religion. Il n'en esl point à qui les pauvres et les affligés recourent avec plus de confiance, pomt qui compte tant d'hommes d'une probité irréprochable; et certes! si ceux qui les attaquent avaient en pays étranger à confier à quelqu'un une somme importante, la pensée leur viendrait tout d'abord de la iLMucilre à un prêtre catholique, estimant avec raison qu'elle serait entre ses mains en sûreté.

AUX AGRH'.ULTBURS il75

îllft. I. La fnmith. Frnnt rii/fein justi atnbo ante Deum incedenfes in

- Domini sine f/tierela. (l.ir.,\. 6.) Ces ! IX saints époux, nous les appliquerons

Ue icle. l.l If .Saïui Lsprit. avant de louer Zadiarie et Klisa- :»>de leurs nnci^lres. afin «le montrer quils avaient hérité non -loni MO la n. ' ' ! des biens, mais encore des vertus de leurs

La foi a couti: enracinée, quand elle a été reçue des ancêtres,

fier ici les sam t'inr\^ fiijbtori(jues et édifiants de la famille), voilA vous aviez reçu, voilà ce que vous transmettrez à vos enfants. Il / ..,. t7er/«5, c'est la véritable noh\esse, erant justi a/nbo ante 'fs, etc. Quel plus grand honneur sur la terre que de persé- ..... un demi-siécle in omnibus mnndatis et justi ficutionibus lequerela. sans nmrmure à l'égard de l>ieu. etsans querelle avec iiiikiin faisant régner autour de soi lu paix, par une concorde iit l'un l'autre dans l'observation de la loi, par de bons ~ êxciuples. Deati qui ambulant in viis ejus. Sans doute, us. des travaux à soutenir pour établir des enfants: Labores im quia manducabis, beatus es et bene tibi erit. Ces labeurs, ^e, les partage, t'xor tua sicut vitis abundans in lateribus domus |ue de grappes sont venus cueillir sur celte vigne, féconde en bons 's et en saints exemples, les nombreux enfants et petits-enfants qui se tit ail l'ou de leur mère et de leur grand'mère; et cette famille nomit comme une fêle perpétuelle sous votre loil '^t forme comme jeunes oliviers autour de voire table. Filii tui sicut novellœ ulicarum in circuit u mensœ tuœ. Erce sic benedicetur homo qui timet Dominum.

y>' 1. NI. L'avfnir. Il ne reste plus qu'à former des vœux |Hiur vous : IJeif tibi Dominas ejc Sion; et rideas bona Jérusalem omnibus diebus V me tuœ. V mis voir prospérer les biens do voire famille, ceux du

temps et si \ de lélernité... Mais pour dt^s hummes de cœur, ce cer-

cle est trop '11.11 . liona Jérusalem, les biens du [»avs..., les biens de l'Eglise, sans lesquels ceux de la famille ne peuvent faire goûter un bonheur parfait ■ ••' •■■■'•'fis fiHos filiorum tuorum, pacem super Israid.

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