‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 362 sur 416 · IV. — t\ ilew arllate · texte numérisé non relu

IV. — t\ ilew arllate

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aiio i, I l'iiv. t"i{ une bonne mère qui désire toutes sortes ? ' poiu" «es entants. Tout en donnant la préférence A l'Ame ttiir ]o

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posant la première pierre de tous les édifices élevés pour améliorer, ici*

1178 ALLoCLlIONS IjiVliRSfcS KT SERMONS L>E CIUCONSTÀNCIÎ

lias, la condilion de ses enfants. Dans les Ages de foi. elle ne bâtit pas sciilomont ces églises inonuinentales qu'on regarde aujourd'hui comme des (liefs-d'œuvrcs de l'art, elle oui aussi ses frères Pontifes qui jetaient des ponts siu' les rivières, creusaient des canaux, protégeaient les voyageurs.

Le Dieu qu'elle adore est le Dieu des sciences ; elle ne peut donc qu'applaudir au progrès qu'elles font, et à l'ulilité qui nous en revient. La religion, tille du ciel, est assez élevée au-dessus de la terre pour n'être pas jalouse des conquêtes de la science. (]'est l'honneur du Dieu que nous aimons d'avoir peuplé la terre des hommes de génie gui améliorent la iiialicre et la suhjuguent à leur empire. Les hommes ne font après tout en cela ipie cultiver la raison qu'ils tiennent de Dieu et qu'user de l'empire que le (iréatour leur a donné sur toute la terre. Dieu et sa religion, (jui ne progressent pas^ parce qu'ils ont toute leur perfection, restent audessus de tous ces progrès du temps, cœlnm cœli Domino, terrain autem thdit filiif! honiinum. .Mais Dieu et l'Kglise. des hauteurs d'où ils dominent le monde, se plaisent à regarder les œuvres des hommes quand elles sont grandes. Du reste la terre est le théâtre des travaux et des soulTrances de rilomme-Dieu, celui des luîtes et des victoires des saints, c'est la carrière où se polissent les pierres (jui devront entrer dans la cité éternelle, c'est la hase sur laquelle repose cette échelle mystérieuse scalam sfantcm super terram, et cncutnen illius tantjens cwlum et Dominum itmixum scalœ (r.KN.. xxvui, 12.) Donc la religion est loin de mépriser cette terre, qu'elle voudrait sanctifier.

Tous les arts qui peuvent l'embellir lui sont chers, et elle les a cultivés plus et mieux «pie personne. L'art, c'est la règle qui dirige l'homme dans les (l'uvres qu'il entreprend, de telle sorte qu'elles retracent les beautés que Dieu a mises dans ses (l'uvres. L'art imite la nature. C'est Dieu qui a fait la nature, et il l'a bien faite. Il est l'artiste souverain ; mais il ne l'a faite si belle que parce qu'il est lui-même la beauté suprême, et qu'en créant il donne aux êtres sortis de sa main un rayon de sa beauté. Creator eotnim speciosior est. Qui nous fait connaître celte beauté infinie de Dieu, comme la religion véritable? Les peuples qui avaient des dieux de bois ou de pierre, ou qui adoraient des hommes célèbres abaissaient leur génie en le donnant à la terre. I.,e foyer des insj)irations sublimes était éteint pour eux ! et ils étaient assis à l'ombre de la mort, (l'était à l'I-^glise, en nous faisant connaître les perfections sans limites du seul vrai Dieu, d'élever notre goût et nos pensées et par conséquent de donner un élan nouveau à l'art. Aussi a-t-elle toujours ajiplaudi aux grandes o'uvresdes artistes, elle a favorisé leiu'S concours, et les a honorés jusque à légal des héros et des sages. C'est la religion, c'est son histoire, ce sont les saints qui ont fourni à la sculpture, à la peinture, à la musique, les sujets où elles se sont élevées le plus haut.

La religion a appelé les arts à concourir avec elle à la gloire de Dieu et au bien des Ames : l'archileclure est venue ; et elle a jtroduit nos cathédrales. La sculpture en venant <t son toiu', a reproduit l'histoire de l'Eglise : la peinture achève ce que la sculpture a commencé et la musique prête sa voix pour célébrer les grandeurs de Dieu et la gloire de ses saints. Et c'est en conspirant au bien ipu* l'art demeure ce (|u'il est. D'après l'enseignement de saint 'l'homas. l'art ainsi que la science doivent toujours se rapporter au bien et ce qui ne se rapporte pas de sa nature au bien n'est pas un art. Ce qui ne cherche qu'à llaller les (tassions mauvaises n'est donc pas de l'art ; c'est un artifice de Satan pour perdre les âmes. La science qui se met en opposition avec la foi n'est pas une science, c'est l'erreur, falsi nominis scienticp. C'est cet accord de la religion et de la science et des arts qui explique notre" présence à cette fête et la cérémonie <pii va s'accomplir. IJénissez, .•^ieigneur, cette a-uvre que vous avez inspirée : qu'elle serve aux intérêts de ce peuple «pii vous est fidèle, sans lui faire oublier les intérêts de l'éternité ; car quels que soient les avantages de ce monde, ils ne doivent pas nous faire perdre de vue l'unique nécessaire, le salut, et tout est vanité excepté aimer Dieu. Donc que les savants n'oublient pas la science des saints, que les artistes aient le goût de la vraie beauté qui est \)\c\x pulchritudinis studium

BÉNÉDICTION D*UN CHEMIN DE FflR 1179

hnhpnfry. /(PS orpiies vont louer Dieu avec vous, mes Frères, elles accomiils, elles les fortifieront ; en eharmant vos oreilles, elles aux harmonies du ciel, et à ces concerts où tous les élus lin it r. ui leurs voix pour adorer et bénir leur Pieu et sa divine Mère. N'oublie/ pas en les entendant, que l'Iionnue lui-même est un orgue ; ses sens portent le même nom que cet instrument : et toutes les puissances de son âme. tous les organes de son corps doivent, à l'aide du souille <le la grâce, sous l'influence de la volonté qui lient le clavier, former un concert à la gii'ire du Créateur.) Nous allons bénir ce pont dont les arches magniûi|ues jetées sur un tnrront nous livrent un passage facile et sur. Chaque fois, que vous le travorsoroz souvenez-vous que nous avons un pont qui relie la terre avec le ciel, (i'esl la religion ; ne vous écartez ni à droite ni à gauche de la voie qu'elle vous trace, si vous ne voulez pas tomber dans l'ahime : Beati immaculati in vid qui ambulant in lege Uomini, ils aboutiront sans peine à l'autre rive qui est le ciel.

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