CI -vous, par vos aumônes, de bons amis sur la
1' , -S votre mort, dans ces éternels tabernacles. »
^ i nourrice d'un fils de roi reçoit une pension pour toute sa vie, si un pauvre charbonnier qtii a accueilli en un temps d'orage le roî dans sa cabane, pendant une nuit, reçoit des privilèges pour lui et sa famille, quelle pension, quels privilèges méritent ceux qui ont nourri, logé, le Koi des rois dans la personne du j>:iiivr^ !
incomparable bonheur que le paradis soit à vendre, r avec de l'argent le royaume des cieux, la vie éterneile el lu juuissancr «le Dieu ! .Si Dieu ne le permettait, oserions-nous seulement y ppnsor? Allfz. allez, vous qui ne faites aucune aumône tout en éf ■ "s damnés, ce sera bien juste. Satan aura bien su-
jo I dire : Oh les sots ! ils eussent volontiers donné la
)n 1 acheter trente ou quarante ans de vie. et d'une
vi ns, de maladies et de misères; et ils n'ont rien
V' I i>iMii .11 ut mt des millions d'années dune vie très heureuse. Et
0' - pas qu'une marchandise si précieuse ne se vend pas à bon mar-
di., i'. .wiis n'avez ni or, ni argent, ni joyaux pour l'acheter. Quanti emas, un verre d eau, un petit service peuvent vous acquérir cette récompense, si vn.i< 1. ivp/ rien j\ donner. Il y a l'aumône «lu co-ur et celle de la bourse, on (>lcr de cello-.j ot jias île celle-là. L'aumône du c<pur, c'est aimer lin. c'est désirer le soulager, c'est être atlîigé de ne pouvoir le seci' t lui rendre cordialement et pour l'àme et pour le corps de
iM os.
ndoemas, c'est pendant la vie, après il est trop tard. (V. lesnoles no
'/re:<'Jé«i i créé aux pauvres de nouvelles
il denouvt s, ni en découvrant de nouveaux
•cenant à r« [)riinir nos passions qui engloutissent
i l'on en voit qui deviennent subitement pauvres ou
d. -. Leur état cl leur fortune se changent avec la même
>•• ipi ils jettent. Hn s'y lait un jeu du danger, et un dan-
g< itant de ruines. Le jeu où par un asseuiblage
m - le même excès et les dernières profusions
<^^- ' ' i's de l'avance la plus
II' où on engloutit les
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lient le tronc d« rE|;lis«. ayet-fo un pour Ifit pauvret daot
I lie Mini Chrysoilône. fondé sor ce« m>i\% de «aini Paul :
que chacun île vou» metie i part chez soi, le premier Joar delà semaine, ce qu'il voodra,
1198 ALLCX'.UTIONS DIVERSES ET SRRMONS DE CiRCONSfANCB
i447. 4" Lb8 exemples des saints doivent nous excitera faire l'aumône. Alfrcil. roi d'Angleterre, traqué par les Barbares s'était réfugié avec sa cour dans des marais où il manquait lie tout, l'n pauvre étant venu lui demander laumùne : Que vous reste-l-i) de nourriture, dit le prince à la reine? Il ne nous reste plus qu'un nain, répondit-elle. Donncz-cn la moitié au pauvre, dit le religieux Alfred. Celui qui a nourri cinq mille hommes voudra bien permettre que la moitié de ce pain nous sullise. — Kn cfTet, ses gardes étant allés à la pèche, rapportèrent, contre toute espérance, une si grande quantité de poissons que, selon les historiens du temps, il y en aurait eu <le quoi nourrir une armée. Le père de saint (Iharles Horromée faisait tant d'aumùnes que ses amis lui faisaient observer qu il faisait tort à ses enfants. Point «lu tout, dit-il, si je prends soin des pauvres, mes enfants trouveront partout un père miséricordieux qui veillera à tous leurs besoins. Kt, en effet, tousses enfants occupèrent les dignités les plus élevées.
Saint Jérôme, faisant 1 éloge de sainte Paule, dit lui-même qu'il dut lui recommander de modérer ses largesses; elle répondit: Mon unique désir est de mourir en mendiant mon pain. Je voudrais être enBcvelie dans un linceul emprunté à la charité 1 Du reste, si je demande plus tard l'aumône, personne ne me la refusera, et si je la refuse à ces pauvres, personne la leur donnera.
Le prince Cosme de Médicis faisait des aumônes extraordinaires. L'intendant de ses revenus s'en alarnia et lui recommanda de les diminuer. J'ai un grand livre, dit-il,, sur lequel j'inscris tout ce que je reçois de Dieu et tout ce que je lui rends. Je suis toujours en arrière ; quand j'aurai équilibré mon compte avec Lui, je diminuerai mes aumônes. (Lkon.\^hd ue P(»ht-Maukice.)
Jacques Eveillon, né à Angers en 1572, était en 1643 vicaire-général de l'église de Nantes. Aussi modeste que bienfaisant, il avait banni de sa maison non seulement le luxe, mais même les plus simples commodités de la vie, pour être en état de faire plus d'aumônes. L'n jour qu'on s'étonnait qu'il n'eût point de tapisseries dans son appartement, il répondit: « Quan'i je rentre chez moi, les murs ne me disent pas qu'ils ont froid, mais je rencontre a ma porte des pauvres nus et tremblants qui me demandent des habits. » (2)
amassant peu à peu selon sa bonne volonté, (l. Cor., xvii. 2.) Faites ainsi, dit saint Chrysostôme, de votre maison une église; ayez un peiil coffre, un tronc; soyez le gardien de l'argent sacré; constituez-vous vous-mêmes l'économe des pauvres: la charité et l'humanité vous confèrent ce sacerdoce. Que ce tronc, continue saint Chrysoslôme, soit placé dans le lieu où vous vous retirez pour prier; et toutes les fois que vous y entrerez pour faire votre prière, commencez par y déposer votre aumône, et ensuite vous répandrez votre cœur devant Dieu. Si vous en agissez ainsi, ce tronc vous servira d'armes contre le Diable. (Hum. de Eleemos., t. m, p. 254.)
a Le lieu où est déposé l'argent des pauvres est inaccessible auxdém ons; car l'argent rassemblé pour l'aumône met une maison plus en sûreté que le bouclier, la lance, les armes, toutes les forces du corps, toutes les troupes des soldats. Vous donnerez à votre prière des ailes pour monter au ciel ; vous rendrez votre maison nne maison sainte. Et pour que la collecte prescrite par l'Apôtre se fasse aisément, que chaque ouvrier, chaque artisan, lorsqu'il a vendu quelque ouvrage de son art, donne à Dieu les prémices, en mettant dans ce tronc une petite pariie du prix ; et qu'il partage avec Dieu la moindre portion de ce qu'il retire de son travail, ^ue l'acquéreur, a>nsi que le vendeur, suivent ce conseil ; et que tous ceux en général qui reiiri-ni de leurs fonds on de leurs travaux des fruits légitimes, soient fidèles à cette pratique, i (Bossi:et )
(2) (a) Quand Louis >V1 était encore dauphin de France, sa cassette était le trésor des pauvres. Dans une chasse, dans une promenade, il se dérobait à sa suite pour visiter de misi'rables cabanes de paysans; il examinait le pain qu'ils mangeaient, goûiait leurs me's gru.'siers et maniait même la paille de leur couche. D'autres fois, il fnv(>y£.it ses serviteurs s'enquérir <ians la ville des malaiJes ahandonués, des vieillards infirnies et san.-? secours, et puis déguisé sous le vêtement le plus commun, il allait lui-même les visiter, leur laissait un secours avec quelques bonnes paroles ei se retirait sans se faire connaître Sa fin fut semblable à ses commencements. Il montait en voiture pour se rendrt à l'échafaud. à ce théâtre fatal où tant de nobles victimes l'avaient précédé, lorsqu'on lui dit qu'une pauvre famille se trouvait sans asile par l'écroulement de son habitation. « Donne vile cinq cents francs, dit-il aussitôt à son ancien et fidèle ami le comte de ^antouillet. — Mais, Monseigneur, il n'y a plus rien dans votre cassette. — Donne tou-