‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 384 sur 416 · XXVII. — Au:k »oldnt · texte numérisé non relu

XXVII. — Au:k »oldnt

inirf ,<>'/u-^unt éu/n et milites dicentes : Quid faciemu^ et nos ?

... idut temps les soldats ont senli le besoin de s'occuper de la grande

aiTaire de tout liMiiiiue eu ce monde, qui est d'atteindre la fin pour laquelle

ni«iis <;miiiiii.>< I. Ils I réés; aussi, apjirenant que Jcan-IJaptistc nrêchait la

Y' le trouver au flésert, pour lui demander <;e «ju ils avaient

à ; Il bien de leur dire d'abandonner une profession si

h • à la sécurité des naMons, comme il l'eût fait, si

e: ivec le' service de Mieu ; il se contenta de leur re-

uir les vices (pii étaient les plus communs parmi les soldats

leur faisant ainsi comprendre que, pourvu «ju'ils sussent s'en

ÏaraulH-, il.s nàanlicniienl dans le droit sentier et arriveraient au terme. )^\h il eot f.i'-ilf do «unclurc L que la profession du soldat n'est pas incomp ■ n et IL que le soldat doit se préserver des vices que la

ion du soldat n'ettt pas inco II '' ' ' "i.

■ ■; le solrlal est chrétien par ; •'-

II. par l'éducation qu'il tient d'im jn rc ■ un mu. u nm- mcre

• qu il a revêtu l'unifiM-mf, quitd'' loulil de son métier, il

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ri'li^'i'>n; rar sa discipline csl ferme, ses ficvoiis sont grands. Il peut être apjJC'lc tlemain ù faire le sacrifice de sa vie jtro nris et foris.çX\n\y\i' la pairie; or la religion seule inspire de grands dcvoneiuents : seule en elTel elle nous offre une récompense capable de nous faire sacrilicr tout ce que nous avons de cher sur la lerrc. en nous montrant le ciel, comme le salaire d'un devoir acconï|ili. Aussi tous les grands Ix^mmes dans l'antiquité païenne, et tous les Docteurs de l'Kglise, sont-ils d'accord pour dire avec \énoj)hon, qu'à l'heure de la Ijataille celui qui craint le plus la divinité, est celui (pu redoute le moins les hommes; avec (iusCavc Adolphe, roi de Suède: l^es meilleurs chrétiens font les meilleurs soldats. L'antiquité ecclésiastique n'a pas craint d'affirmer, dit Mgr Pie, l'alliance de l'armée cl de l'Kglise, du prêtre et du guerrier. Kcoulons saint Augustin : u 11 y a, disait-il, plus «l'une milice. Les uns ont un vocation; les autres, une autre. Les uns, en priant pour vous, combattent contre d'invisibles ennemis; vous, en combattant jtoiu' eux, vous travaillez c(»ntre les barbares visibles, l'iùt à Dieu ipi'il y eùl toujours une même foi, une même piété dans les uns et dans les autres, dans les j)rétres et dans les soldats, parce cpi'alors la tï\che tles uns el dos autres serait plus facde, et le démon avec ses suppôts serait plus promptcment vaincu. » (1).

Cette vérité a clé comprise, .\ussi de|)uis t^harlemagnc jusqu'à Napoléon It el même jus(pi'à nosjoiu-s, la plupart des gloires militaires ont été des gloires religieuses. Quels guerriers que saint Louis, IJavard, Duguesclin, Villars, Turenne, Condé, elon sait combien sincèrement ils étaient chrétiens. Ils ne craignaient pas ajirès la victoire^ d'incliner leurs lauriers devant la croix du Christ, au(piel ils attribuaient leurs triomphes. Cambronne n'allait jamais au feu sans se recommander à Dieu^ et sans se signer. Drouot disait à Napoléon l'""" qu'il ne désirait rien que de mourir sur im champ de bataille, ou bien le crucifix en mains, dans la jiaroisse où il avait été baptisé et fait sa première communion. Un sait que c'est lui qui versa des larujes. en entendant (lire à l'Kmpereur que le jour de sa première communion était le j)lus beau de sa vie. Et comment oublier, de nos jours, les Lamoricière, les fie Sonis, les Chanzy, les Courbet, les de Miribel, les Charelte?One d'officiers, dans nos armées, donnent aux soldais l'exemple, non pas seideinenl de la vie chrétienne, mais même de la piété la plus tendre et de la fré(|uentation des Sacrements!... Donc, non pj^ohibet benefacere militia sed malitia.

:iK)7. IL (y est de celte malice <jue doit se garantir le soldat. Valde enim turpe est,<\\\.sa\n\. Augustin, ut que ni nonvincit hotno, vincat libido. (2) Donc, corrigez-vous des habitudes vicieuses ijui vous rendraient les escla-

(i) On regarde la piéié comme le partage d'une àme faible et timide, el on ne croit pa5 que les vertus militaires, qui supposent du courage, de l'ardeur, de l'élévation,

fuissent s'allier dans un cœur avec la tendresse de lachariié, la paix et la douceur de innocence; comme s'il fallait être vicieux pour être vaillant, au lieu que la valeur la plus sûre est celle qui prend sa source dans la vertu.

On applaudit aux victuires d'un conquérant: mais si son cœur este )rrompa, mais s'il ne craint pas le Se(gneur, on peut louer s^s succès, mais le héros mérite peu de louan> ges ; el l'on prend pour grandeur d'âme, ou une férocité de naturel qui le rend intrépide, on une ivresse de raison qui lui cache le danger, ou une bassesse d'âme qui s'expose et risque tout pour s'attirer de vains éloges. (Massu.lo.'v.)

(2) Vous qui au milieu des périls et des fureurs de la guerre, pouvez tous les jours dire comme David, que vous n'êtes séparés que d'un seul degré de la mort : uno tantum yradu, ego mortque dividimur ; vous qui ne devez compter sur la vie. que comme sur un trésor que vous tenez exposé sur un grand chemin; qui touchez tous les moments à l'éterniié, et qui ne tenez au monde et à ses plaisirs, que par le plus faible de tous les iiens: Ah ! qu'est-ce qui peut vous rassurer lorsque vous vous livrez à des passions d'ignominie t et de quel espoir pouvez-vous vous amuser vous-mêmes ? Peut-être dans la furt-ur des combats, vous avez vu disparaître en un instant les compagnons de vos excès ; vous les avez vus ne mettre presque qu'un intervalle entre une impiété et le deruier soupir, et un coup fatal venir les enlever à vos côtés, dans le temps même peutêtre qu'ils faisaient encore avic vous deii projets de crimes.

Et pourquoi leur infoitune ne vous ébranlerait-elle pas'? pourquoi ne vous instruiriezvous pas dtns le malheur de leur surprise t Est-ce parce que ces exemples sont trop fréquents, que vous n'en êtes plus frappés t C'est-à-dire, que vous vous rassurez à mesure que le péril augmente.

Vous prenez sur votre repos, sur vos plaisirs, sur vos besoins mêmes, quand il s'agit

àOLiUAIiîs 1)1: iimNNK ANNKK i *■ '

v( '" •rez ces habitmifs : .Nfgiigeni'e ao

la inc, vit^ et ivresse. VaUfe turpe,

«li' 1. III nniiimur i mu ijiti iion vincifur fcrro), >• Sovez bra-

▼f- ~ voudrez, <lisail Henri IV à ses compagnons ; mais n'oubliez

p«ia'|.n. 1 ii.M,,,. .u' de Dieu (ioit {)asser avant tout. » C'est l'Iionneur de Dieu et c'est le vAlre. qu'étant chrétiens par lu foi, vous le soyez par la conduite. L'honneur du soldat, c'est la victoire : sa honte, c'est la défaite. 11 y a des victoires et des défaites en temps de paix comme en temps de guerre. La victoire sur ses passions, que l'on peut remporter tous les jours et presque A toute heure, est plus glorieuse encore que celle qu'on remporte sur un champ de bataille. Donc, combattez le bon combat, et vous obtiendrez comme les saints soldats que vénère Tl^lise, la couronne de la gloire éternelle.

XX VIII. — SouliaitN do bonne année.

ii<i.s. L Fin d'année, IL Commencement d'imc année nouvelle. I. Fin fh Cfinnée. Voici finie déjii cette année qui s'offrait naguère radieusf M-es, elle s'est évanouie comme un songe, et il ne nous en

ri uute. .Vprès quelques-unes, peut-èlro après une-seule de ces

ai qui s'écoulent comme un rapide torrent, c'en sera fait de

Il lors, si nous avons profité du temps si court et si irréparable

le cette année, nous avons eu néanmoins !<> bien • 1 1 nous avons re«;u de grands bienfaits de Dieu. irels (on les énumère). Que de familles en deuil, que

'iére, que de pauvres orphelins! En peu de

-; ravages: elle est à cheval et marche vite.

ler de nos douleurs poiw mériter ce séjour

Il a toutes nos larmes. .\h ! les maux temporels

' ix, ils peuvent servir à notre salitt; il en est

., . <. N'en est-il pas qui étaient dans la grAce, au

. et qui. dans le cours de cette année, ont perdu Dieu :

rliours déj;i, ont aggravé leur cliainc et ont passé dans

. sans mérites, un temps si précieux pour

et contrition : miserere mei Deu-s. Kpargnez-

. les maux temporels qui,- trop souvent, sont le châtiment

. mais surtout pardonnez-nous nos oITenses, et ne vous

Nous n'avons été malheureux que

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