XXVI. — A une société de sniiveteurs
24Gi. Et nos debemus pro fratrihiis animas ponere (I. Jo.\n., m, 16.) Noire-Seigneur nous a aimés, non pas de bouche seuJement ; mais en mourant pour nous sauver. Et nous devons nous aimer en œuvre et en vérité ; et s'il le faut, nous devons sacrifier notre vie pour nos frères. Voilà le principe aussi simple que sublime sur lequel repose le dévouement chrétien. Jésus-Christ renouvelle son sacrifice sur nos autels, et les prêtres qui approchent le plus près de l'adorable victime, elles fidèles qui y participent, y puisent le dévouement dans sa soiu-ce. C'est au Calvaire qu'a été fondée votre société, et depuis lors les hommes sont morts pour sauver leurs frères. Les Apôtres, les martyrs, sont des sauveteurs ; sauveteurs aussi sont ces
ÀL'X 'soldats 1217
ai: dans les rigueurs de la pénitence, expient les péchés du
iii irs que ces pontifes, comme saint Charles Horromée, que
Cl lés en si grand nombre qui assistent les pestiférés sur leur
li; 'U les blessés sur un champ de bataille. Au milieu du wm*
si Aprhon de (>ornejon était archevêque dWuch, quand un
iii ira dans une maison de la ville. Tousse portent au lieu du
sinisiro i, H' ii.'véque osl là organisant le sauvetage. On parvient à retirer des flammes tous les h.ibitants de la ui.-iison. Mais quand elle est tout en' .vient (ju'un enfant a été oublié dans son berceau. Un
d ■ homme intrépide se dévoue pour le sauver. Personne
n- m M- luijjier de mort est imminent. L'archevêque promet une
s< ortanle: c'^csl en vain. L'archevèipie fait alors placer une échelle
H ;i ..,.;!(.. .. ^..ulane et entre dans la maison embrasée. L'anxiété
l.i la foule. Mais bientôt l'archevêque réparait avec
le i... ^. , .posé l'enfant, il dit: .Mes enfants, c'est moi qui ai
gagné la somme promise, j'en suis le maître. Je la consacre à faire élever cet t^nHiiit.
- nous n'en finirions pas. si nous voulions vous dire tous les actes
;es i.iMinplis par les fidèles eux-mêmes pour sauver la vie à leur Si serait longue, mes Fréros, l'histoire de vos dévouements, et
If- lue nous voyons sur vos poitrines, disent que vous vous êtes
expose;» vous-uu-mes pour sauver vos irêres. Mais en étant généreux pour les «Titres, ne vous oubliez pas vous-mêmes. .N'oubliez pas que le plus gi- ir de l'homme, c'est de sauver son Ame, qu'il ne nous servirait
d sauver la vie aux auti'cs. si nous nous perdons. Donc sovons
ui. puisons à la source du dévouement, en nous approchant de l'Eu-
io. etc.