JUGEMENT GÉNÉRAL
'tus ; et la terre s'entr'ouvrant laissera passage à tous les corps des humains ; et I' iiiirasitr ses rives ceux t|ui étaient dans ses gouffres.
Morts, I' et A cet ordre les Amos arcoiirronl les unes du ciel,
lov- ' - r-\ un nombre beaucoup plus grand encore de l'enfer.
(»' i-l-elie ? que nous en dit notre conscience? Si vous
ni :. 1. .i..ii.e à ce bien d'autnii.à celle haine, à cette coinpa-
p; iiiide coupable, elle sortira d'où? De l'enfer. Et toutes ces
ài., , l'i ''"'•■ 'le leur corps.
li;<7. O'ie l'Ai' ra heureuse de rencontrer et d'animer de nouveau
ce ...iiis (iiiiv.i ...r dans toute sa beauté, ce corps qui va être affranchi
d' ■ de toute souffrance! «Viens, dira-t-elle, compagnon
cil :i- la terre, viens partager ma gloire; venez, mes yeux,
si souvent levés vei's le ciel : venez, mes mains instruments de mes bonnes œuvrrs: vonoz ma langue, qui vous êtes unie à moi pour prier et bénir Dieu ; v. . qui m'avez conduit dans le sentier du bien.» Oh ! si le corps
\>' ••, il entrerail dans des transports de joie ! « 0 mon Ame, di-
rail-il, tpie vous avez bien fait de me fatiguer par la pénitence et de point me flnttpr par dp criminels plaisirs! » Et aelle Ame et ce corps bienheureux se
n'être plus jamais séparés.
iud l'Ame réprouvée sera en face de son corps, elle reculera (J liurreiu'. Le corps sera reformé en effet par la puissance de Dieu, mais hideux à voir, et noir comme un charbon destiné à attiser les brasiers de l'enfer. Elle verra ces yeux, instruments de tant de regards coupables dont ils porteront les traces, ces lèvres plissées par le sourire de l'impiété ou du vice, cr''~ ' -. - ■- par tant «le blasphèmes, ces oreilles profanées par de
II! - mains (jui se sont prêtées à des écrits ou à des actions
Cl nus traînés dans d'infAmes maisons et compagnies. Et in
ci: 'lu Deiim meutnf dira l'Ame. Comnienl paraître devant Dieu
a\ .. ...\, une telle langue, etc.: mais ce corps va me trahir et elle
T< s'y imir ! Mais : Morts, leves-vous, criera l'ange ; elcontrainte
p l'i' c livine, l'Ame malgré elle entrera rians le corps.
' une scène alTreuse et que l'Evangile ne retrace point, m , le se figurer. Avez-vous entendu parler des possédés ? Ils
ont été nombreux sur la terre avant la venue de Notre-Seigneur ; et même depuis lors il y en a eu dans tous les siècles. Celaient des hommes dont le démon s'était emparé, il parlait par leur bouche, il agissait par leurs mains. A qtiPÎs c'xrcs no le-,- poiissait-il pas ! Ces infortunt* tantôt se déchiraient de )c tantôt se roulaient dans des épines, ou se jetaient la
t.' ,lles. ^ .
livrera A une ragé semblable, dès qu'il sera ressuscité ; il
re, il fl^çhirera son corps: « Maudit, dira-t-il. voilà donc ce ij wr, A te flatter, etc. Montagnes, tombez sur moi. »
].• irdes ; et il ne lui restera pas même l'espoir de se
détruire,' nt (pieje vousatten«ls,
je TOUS v d les humains. Afl )u-
dî' -< l'iiiii \(.ii-< .iciendre: ad judicium,
fi ir vous admirer; vos comptes, jeu-
1)1 !• mm. iiiijMi^, etc.
|tiiitre coins du monde assembleront les humains d.1.1.- ..> ." .,,.,, il. Il y a une plaine immense qui porte ce nom non
loin de Jérusalem; et «est là qu'aura lieu en réalité le jugement dernior, selon la plupart <l. s . Minm. ut iieurs de nos saints livres. (,»iir»i qu'il en soit, quand toiis les i réunis, alors paraîtra la croix et tous pleure-
ront : Tiiii' lin, Filii liinitinis l'f finir /ifii/ti/nif nmries tri-
bus tf ir celui nui
les a ri . '-nir sur les
"ftffeg avec une f/rande puissance et une ffrande majesté. Il aura avec lui sa divine Mcrc q'il. Jiyant eu part A ses souffrance* et i^ scx humiliations, doit partairer an^ 'ude et 8*)n triomphe, f-.'
ffe.li cum eo. Millia tnillium ^ 'unt et: Des millions ■! i
iront et de» milliers de millious environneront son tn'.ne. Au dcssuus, le».
Apôtres, assîs sur des trônes, selon la promesse qtie le Maître leur en a faite, et avec eux et honorés comtno eux, tous les religieux fidèles qui ont tout quitté en ce monde pour suivre Jésus-ChrisI ; puis, les patriarches, les pro-
fdictes. les martvrs, les vierges, toute la multitude des élus et des réprouvés, ouïe immense (pie personne ne pourra compter, de toute langue, de toute nati(m. de toute tribu; et, dans la profondeur de la vallée, les démons euxmêmes, comme l'Apôtre saint Paul nous l'apprend.
il iO. Ouel spectacle ! Nous serons là. vous et moi, chrétiens. C'est aussi certain (pj'il est certain que nous mourrons : c'est aussi certain que la justice du Pieu éternel. Ah ! qui ne tremblerait pas, en pensant à ces solennelles assises, s'il se sent coupable d'une faute grave! Ortes, Jérôme, ce saint prêtre, ce docteur de l'Kglise, qui avait défendu la foi contre toutes les erreurs de son temps, ce saint solitaire qui avait fui Home et la cour même des Souverains Pontifes pour mettre son salut à l'abri, Jérôme qui matait son corps par les rigueurs de la pénitence, Jérôme, au fond rie son désert d'Orient, pensant au son de la trompette dernière : Stir^iff, mortui, saisi de frayeur, armait sa main d'une pierre et s'en frappait la poitrine jusqu'à ce (pie le sang lui sortit jtar la bouche. Et nous ! etc.
David, ce grand, ce juste roi. qui pécha un jour, mais eut ensuite un tel rei»entir de sa faute, bien rpi'il fiît assuré cle son jtardon, trnnstuUt Doininnm pecratum tmim, qu'il pouvait dire avec vérité : Mes larmes sont ma rontinuelle nourriture. Potum meum rum fletu miscebmn. laraho per sini/ulns norfes lectum meum et sfratum meum rif/nho, etc. David tremblait pourtant a la pensée du jugement. Ajuiliciis e/iim tuis fimui (\). Et nous qui avons si souvent pérhé, ipii n'avons peut-èlre fait aucune pénitence, nous qui n'avons peut-èlre jamais versé ime larme sur nos fautes, dont les confessions ont été si légères, nous qui sommes saisis d'elTroi en un jour d'orage, (piand l'éclair fend la nue et que la foudre éclate sur nos tètes, comment soutiendrons-nous la vue des jugements de Dieu, quand la seule pensée de ces jugements a fait trembler les saints ?
Ah ! pécheurs, tremblez ; justes, tremblez : Cum vi.x justus sif securus ; le juste lui-même n'a pas lieu d'être complètement rassuré. Craignons le jugement, si nous ne voulons pas trembler au jugement. Là, il est vrai, les âmes justes non seulement ne frissonneront pas d'épouvante, mais même stabunt justi in maana consfantia ("i). Kevétues de leurs corps qui brilleront comme des étoiles, elles auront la joie de seyvoir séparées des méchants, de voir éclater à la face de l'univers leurs saintes œuvres, d'entendre le juste Juge leur dire : Vener, les bénis de mon Père. Qu'il nous serait «loiix de nous arrêter à contempler leur triomphe ! .Mais rien n'est plus capable d'imprimer dans nos Ames la crainte de Dieu, que la vue du sort alTreux des réprouvés.
H41. — 11. Ces infortunés. t'> seront séparés des justes; 2» ils verront manifester leurs «puvres dini<piité ; > ils entendront retentir sur leur tête la sentence de maléiliction.... 4o Séparation. Le divin Pasteur fera le discernement de son troupeau : E.r.ibunt anf/eli et separabunt tnalos de înedio jus' torum. Les bons seront h la droite, les méfhanis j\ la gauche. C'est dans toutes les classes d'hommes que s'opérera celte séparation. Uois qui ont occupé le même trône: David A droite, Saiil à gauche; enfants du même père: .\bel à droite, Cain à gauche; é|>oux, Eslher ;\ droite, Assuérus à gauche ; apôtres, l^ierre. Judas ; le père vertueux, le fils libertin ; la mère chrétienne, la fille mondaine.
L'ange viendra et de sa main de fer, il les séparera. \h ! ma mère, ah! ma
(1) Saint Arsène, qui avait vécu au désert jusqu'à l'&ge de cent vin^^l ans, pleurait à ses derniers momeols ; et ceux qui l'entouraient lui ayant demandé s'il craignait aussi le dernier jugement ; < Je l'ai toujours craint, répondii-il, et les Urmes que je verse attestent que ma crainte est aussi vive, aujourd'hui, qu'elle l'était quand j'ai commencé à faire pénitence. »
(2) Pendant que les peuples frémiront d'horreur, lorsqu'on verra les Hercules, les Alexandres, tous les conquérants et les savants tant vantés, trataés comme des criminels et n'osant pas lever les yeux, vous, pauvre petit artisan, bonne femme, enfants qui avei su vivre et mourir en chrétiens, levate capita vestra, ecee enim appropinqnat redemptio vestra.
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fille ! La première séparation a été si terrible ! Que «le larmes versées A la mort, etc. : pourlanl il rcstuil l'espoir <lc se revoir. Plus d'espéranne, ailicii éternel (1) ! Lange refoulera à gaurhe les luérhants. Femme lu-illanle, si tière de vous fiislingner dans un bal. dans une socii'-li', que direz-vous quand les anges vous saisissant, vous ronfondront avec tout ce rjuil y a eu de vil dans le monde, tandis que de pauvres enfants, de jeunes filles modestes et humbles, foules {»ar votre orgueil, iront au-devant du Christ? Quelle confusion ! Telle épouse se verra confondre avec les femmes perdues ; tel qui passait pour honnête, avec les usuriers et les voleurs.
Mais, anges, mon crime a été secret ; il n'a été connu de personne ! Il le sera aujourd'hui, il faut que le niasque tombe. C'est en ce jour que l'espérance de l'hypocrite périra, spes hypocritœ peribit. Cette espérance était de passer pour juste, honnête, lorsqu'il était méchant et pervers. Le masque t'sl loiubé, voyez-les à la gauche. Facile de les reconnaitro, lem-s corps sont rçssiisiiti's, mais noirs comme des tisons d'enfer. L'Evangile les désigne par une figure qu'on ose à peine employer : Les boucs, dit-il, seront à la gauche.
La voilà, cette jeune fille qui a trompé la vigilance de ses parents, qui, bien que d'une famille honorable, entretenait en secret des relations dangereuses! La voilà, cettfc femme, honnête en présence de son mari et infidèle en son abscH'-e ! Les voilà, ces époux d'ailleurs irréprochables, mais nui violaient les saintes lois de la t.-hasteté du mariage ! Vous les reconnaîtrez alors, tous les hypocrites. Prêtre du .Seigneur, vous les reconnaîtrez ceux qui vous trompaient jusqu'au saint tribunal, en cachant, ou en déguisant leurs fautes. Quelle confusion ! (2)
Nous serons dans cette grande vallée : 0»î«es «o«. Vous y serez, vous... vous.... Où serons-nous places, à droite ou à gauche? {'.\) Enfants, ne vous séparez pas de vos parents; parents, si vous avez des enfants vertueux, devenez-le plus qu'eux, si vous ne voulez pas être sépai'és d'eux. En est-il parmi vous qui se séparent des bons comme des excommuniés et qui ne se trouvent bien que parmi les méchants, les libertins, les mondains? Hélas ! ils se préparent une place à gauche de Jésus-Christ. (4)
(1) Saint Ephrem développait cet a<Meu : «Adieu pour toujours, saints, adieu parents, enfants, amis, adieu martyrs, adieu Vierge sainte.... Adieu, croix vivifiante.... Adieu, paradis de délices.... Nous ne vous reverrons plus. »
ii) Jam htemstransiit. Quand tout est couvert de neige en hiver, on prend pour un parterre de fleurs, ce qui n'est qu'un cloaque d'immondices, pour un arbre à fruits ce qui n'est qu'un chêne slérile; que le printemps vienne, on ne s'y trompera plus. Au Jui^ement de Dieu, on verra que des âmes qu'on croyait ornées de vertus, étaient remplies de vices: que celles qut paraissaient des arbres chargés de fruits, étaient stériles comme des chênes, par suite de leurs intentions perverses.
(3). Je suppose que c'est ici votre dernière heure et la fin de l'univers ; que lescieux vont s'ouvrir sur vos têtes, Jésus-Chrifl va paraliredans sa gloire au milieu de ce temple, et que vous n'y êtes assemblés que pour l'attendre et comme des criminels tremblants, à qui l'r.n va prononcer, ou une sentence de grâce, nu un arrêt de mort éternelle. Or je vous ilt^rn.inde, et je vous le demande frappé de terreur, ne séparant pa.< en ce point mon sort du vôtre, et me mett-i^' ' ■ 'i même disposition où je souhaite ■ ~ • ■-■-■-; je vous demande donc : s <l paraissait dans ce temple, nu
semblée, pour nous juger. , le terrible discernement des bon - t
de quel côté seriex- vous placé»? i.es blasphémateurs, les profanateurs du dimanche, etc.
à la gauche Quand même dans cette terrible s^parntion qui se fer» un jour, il ne
devrait y avoir qu'un seul pécheur de crtii no
voix du Ciel viendrait nous en assurer da;: e
craindrait d'être ce ti: • i. :ir..n% » i., i t,
pniir t'\.Tiiiner»i se- e
demsri'lt'rail pas à J' »s
moi? \umQuid ego tum Domine i' ci m l'un laissai) que:i|uu Jclai, qui ne se mcitrail en étal de détourner de lui cette infortune, par les larmes et les gémissements d'une sincère pénitence î (D'après Massillon;.
'il !.•' juste ici-bas ressemble à ce feu sacré que les juifs, de retour de la captivité, relri.uvi-renl caché dans les entrailles de la terre. Il ne leur parut ifahorl. iii !'F.i r lure, qu'une eau épaisse et boueuse. Son inrenerunt ignem, Sfd «i peine le soleil, vainqueur des nuages qui le cachaiont alors, eu traits de sa chaleur et de sa lumière, qu'on vit & l'instant ce teu <tivin se raïunnti n
{Mî.i^yfanifesfafion. El Ips rôproiiv^s, non ipiilemenl seront reconnus
Eoiir mérhanis. mais on<"ore leurs rrimes seront nianifestf's avec leur nomre et leur gravité. Ne vous flattez pas, pécheurs, do [lasser inaperçus dans cette multitude ; Jésus-ChrisI, voulant que le ciel et la terre sachent combien juste sera sa sonlcncr, fera voir clairement et en détails toutes les œuvres des méfhanls. t) Lihri nperti sunt. (Dan. viu 10.) Dans ces livres seront écrites loiiles les actions fies réprouvés; elles y seront représentées comme dans un tableau, et ce tableau de la vie de chaque pécheur lui sera montré à lui-même, et aux anpes et aux hoinmes tout à la fois. Tune, demisso rnpite. prrr confiisione maUr consrieiifia', stuho trepifliis et nn.rius ru/n iliretttr de me : ecre liernardiis et opéra e/iis, disait Bernard ; et que j'ai de plus grandes raisons de le dire de vous aussi, pécheur! Vous voila avec vos œuvres, le livre est étalé devant vos yeux: Liber scriptiis pro/eretur in i/no totiim continetur. 2) Ce (/ni est écrit («) Lisez la première page que Tange de la justice vous présente: péchés de l'enfance {i^nnnxvndxon). Ange.de grAce tournez le feuillet; c'est une grande honte d'avoir été profané dès l'enfonce par le vice.
(6) Deuxième page : péchés de la jeunesse. Ah ! elle est plus criminelle encore (énuméres). Ange, épargnez-lui cette confusion, tournez le feuillet : (c) péchés lie l'dr/e /wûr.indifTérence, impureté dans le saint élat du mariage, négligence des enfants, etc. (d) II est encore une page, celle de la vieillesse : celle-lA du moins sera moins horrible ; l'expérience aura appris la vanité des plaisirs et des biens du monde. Hélas! pour quebpies-ims encore elle sera scandaleuse. Les glaces de l'Age n'éteignent pas pour tous le feu des mauvaises passions.
:t) Confusion du pécheur. Alors les visages des réprouvés seront non seulement rougis, mais brûlés par la honte. Et qui ne le comprendrait? Si un ange, descendant du ciel au milieu de cette enceinte, désignait clairement tel ou tel d'entre vous, qu'il vous appelAI par votre notn. qu'il vous montrât du doigt et révélAt devant tout cet auditoire ce qu'a fait cette fouime. ou i;ette jeune per.sonne légère, tel jeune homme ou tel père de famille vicieux, où se cacheraient-ils? Ils voudraient s'enfoncer sous le pavé du saint lieu. Ils n'oseraient pas sortir de cette église. Ils attendraient pour s'en aller qu'ils ne pussent rencontrer personne en chemin; le lendemain ils oseraient à peine sortir de leurs maisons. Il en serait de même si leurs crimes étaient affichés à la porte de l'église et A l'angle de chaque rue. (Ju'en sera-t-il donc au jugement de Dieu, quand ils seront manifestés devant tous les homines, devant tous les anges ?
Ah ! vous cachez avec soin certaines fautes. David aussi cachait son adultère r Nathan vint et lui dit: Tu fecisti abscondife, ego autem in conspectu omnis Israël faciam et in conspectu salis huj us. ieunesiiUcs, femmes légères, je ne suis pas .Nathan, ni un autre prophète ; mais je vous déclare que Dieu un jour démasquera vos désordres. A celte vue les réprouvés seront en horreur à eux-mêmes.
A) Indignation des créatures ! ci toute créature s'armera d'indignation contre eux : Pugnabit cum eo orbis terrarum contra insensatos. (Sap. v, 21.) La nuit les accusera, parce qu'ils l'auront faite com|ilii.e de tant de hon-
brilter d'un éclat si extraordinaire et si nouveau, que les speclaieure éblouis en furent »<'ii lîiiion el de surprise: L'/çue (empus affuit qno sol refulsit. gui prias
er '■'->, acccn.sMS 0st ignis rnaynux, ita ut omnes mirarenliir. Telle esi la
C01....V M. „„ juste en cette vie : le feu .sacré qu'il porte cacti(^ dans son cœur, est couvert sous de viles apparences; on le regards comme une boue méprisable qui n'est propre qu'à être foulée aux pieds, parce que c'est ici le temps de sa captivité, et que Jésus-Chrisl, le soleil de l'éternité, est encore caché pour lui dans un triste nuasre. Mais quand une fois le Eils de l'Homme paraissant du haut des airs sur une nuée de gloire, vainqueur de ses ennemis, et ayant a ses pieds les nations assemblées, aura lancé sur ce juste quelques traits de sa lumière et de sa niaesié: a'>rs on veira ce feu caché sous les aiiparences d'une vile boue se rallumer; cet lionime si obscur, si méprisable, se démêler de la foule, briller d'un éclat nouveau, s'élever dans les airs, environné de gloire el d'immortalité; et oiïi'ir aux amateurs du monde, un spectacle d'autant plus étonnant, qu'il ajoutera à leur surprise le désespoir affreux d'une destinée bien différente. ('Massillo.^).