‹ Le prêtre de NémiChapitre 3 sur 104 · IV PRÉFACE · texte numérisé non relu

IV PRÉFACE

lue, de choix, d'antipathie, de sympathie, de haine et d'amour, se trouve bien d'une forme d'exposition où chaque opinion s'incarne en ine personne et se comporte comme un être vivant. Ce furent ces raisons qui m'amenèrent, un jour, à choisir la forme du dialogue pour exprimer certaines suites d'idées. Puis je 'trouvai que le dialogue ne suffît pas, qu'il y faut de l'action, que le drame libre et sans couleur locale, à la façon de Shakespeare, permet de rendre des nuances beaucoup plus fines. L'histoire réelle, celle qui est arrivée, n'est pas seule intéressante ; à côté de l'histoire réelle, il y a l'histoire idéale, celle qui, matériellement, n'a pas eu lieu, mais qui, au sens idéal, s'est mille fois passée. Coriolan et Jules César ne sont pas des peintures de mœurs romaines; ce sont des études de psychologie absolue. J'ai voulu, sans intention scénique naturellement, faire quelque chose d'analogue. Mon cher maître et ami le baron d'Eckstein avait écrit un drame,

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