INFLUENCE DE LA SCIENCE DU MÉDECIN SUR LA SOCIÉTÉ
La science médicale forme matériellement le médecin, comme la science du droit constitue l'avocat ou l'homme de loi. Mais l'homme de ht science ou le médecin savant et érudit n'est vériialjlemcnt praticien, homme de l'art ou médecin social^ que lorsqu'il joint à la science médi-
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cale les deux qualités que nous avons examinées dans les deux chapitres précédents, c'est-à-dire la moralité et le dévouement.
jNoire objet, dans celui-ci , est moins de faire l'exposé des brillantes qualités et de tous les avantages extérieurs qui donnent au médecin le crédit et la vogue dans le monde, que de présenter quelques principes propres à régler le lor intérieur ou la conscience du médecin praticien. Néanmoins, nous ne pourrons nous dispenser de formuler brièvement notre opinion sur la direction actuelle des études médicales en France, sur renseiiinement de nos écoles et la valeur des doctrines, si toutefois il existe aujourd'hui des doctrines médicales bien fixes et bien arrêtées; en un mot, nous examinerons s'il y a, à l'heure qu'il est, unité doctrinale ou dogmatique dans la médecine française.
Disons avant tout qu'il doit sullire au médecin chrétien , pour exercer sa profession consciencieusement et sans danger pour son salut éternel, de posséder à fond les principes fondamentaux, ou les règles fixes et invariables de la médecine, en un mot la science pratique généralement admise dans toute l'Europe. 11 n'est donc pas obligé de savoir, comme un écrivain ou un professeur en médecine, la philosophie médicale, l'histoire de la médecine, ses nombreuses divisions, ses sectes, ses systèmes, ses varia-
tions, ses aberrations, ses révolullons, etc. Tout cela peut demeurer dans le domaine de la science spéculative, sans préjudice pour l'art ni pour les malades. Le praticien ne s'en préoccupe guère, et il poursuit tranquillement et modestement son œuvre sociale, qui est d'appliquer le bienfait de son art à tous les membres souffrants de la grande famille humaine. Il sullira qu'il se tienne au courant des progrès pratiques de la médecine par la lecture de quelque bon journal médical et par l'étude des ouvrages pratiques, pour y puiser de nouvelles lumières propres à élucider les cas difficiles ou les difficultés pratiques qu'il rencontrera tous les jours sur sa route. Cette élude des auteurs doit être subordonnée au temps qu'il n'est pas obligé de donner au soin direct de ses malades. On ne prétend pas que quelqu'un puisse jamais être obligé d'étudier, comme Boerhaave, quatorze heures par jour pendant soixante ans. Aussi jamais médecin, depuis Hippocrate, n'a joui de son vivant d'une renommée aussi étendue que Boerhaave. On lui écrivit, de la Chine, une lettre avec cette suscription : ^u grand Boerhaave^ en Europe. La lettre lui parvint. Il fut aussi consulté en même temps par le Pape et par le Czar de Russie.
Si l'on doit plutôt admirer qu'imiter cette conduite du grand archiàtre de l'Europe, tout médecin, au moins au commencement de sa pra-
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tlcjue , cluil, coiniiic lu liul trcs-l>jcn observer Monlalcon, se tracer, à l'exemple de Boerliaave, un plan invariable, pour combiner, avec la pratique, les éludes de cabinet. Au commencement de sa pratique, Boerhaave ne voyait jamais un malade sans écrire toutes les circonstances, tous les symptômes et tous les signes de la maladie, dans l'ordre qu'ils se présentaient, et il dit que cette méthode lui lut d'une utilité extrême. Elle devrait être adoptée dans tous les enseignements cliniques, au moins autant qu'elle est praticable dans les hôpitaux. Qu'il nous soit permis de rapporter ici un trait qui nous est personnel. Mon ancien condisciple et ami, le vertueux et infatigable Parcnt-du-Chatelct , connu par ses nombreux et utiles travaux, me voyant un jour recueillir (i) des observations au lit des malades et s'imaginant que j'avais acquis une certaine facilité dans la science difficile du diagnostic, me dit : « Mais comment faites-vous donc pour reconnaître si proniptement le caractère des maladies? moi, quand je veux me mettre à écrire ou à recueillir des observations, je n'y vois goutte ». Je lui répondis : Faites ce que vous me voyez faire. — Je vous le répète, je n'y vois que du brouillard, et cela me rebute. — C'est
(t) C'était peiulant les premières années (le ce sir^cie, dans un des hôpitaux de Paris.
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égal, commencez et recomtncncez toujours avec patience, la lumière viendra peu à peu; et, pour y mieux réussir, procédez suivant un certain ordre : parcourez les divers systèmes organiques, en conimençant ordinairement par l'appareil digestif dans les fièvres aiguës, et puis successivement les systèmes circulatoire et respiratoire; dans les phiegmasles de poitrine, commencez par les systèmes respiratoire et circulatoire, etc. , etc. Que Parent-du-Cliatelet ait profité de la leçon ou non, la France médicale sait ce qu'il a été et ce qu'il a ialt depuis.
SI un médecin ne note rien, s'il ne se rend un compte exact de ce qu'il voit, ses succès et ses revers seront sans fruit pour lui, et les années lui prépareront non une précieuse et vaste expérience , mais une stérile et triste routine.
L'esprit de la philosophie régnante dans un pays y révèle ordinairement le caractère des doctrines médicales dominantes. SI la philosophie est splriluallste, les doctrines médicales seront généralement vitalisles; si au contraire elle est matérialiste ou sensualiste, vous aurez des doctrines médicales matérialistes, vous aurez l'anatomisme, V anatomo-pathologisme , L'organicismn y etc. Ainsi la médecine se matérialise à
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proportion que la philosophie devient matérialiste, sensualiste ou panlhcistique.
Déjà, en iSSq, nous avions écrit, dans un de nos ouvrages, les paroles suivantes que nous n'avons pas encore la consolation de pouvoir rétracter complètement : « Sous l'empire du matérialisme philosophique, la médecine elle-même, depuis une vingtaine d'années, est devenue toute matérialiste, toute analomique. On a ren)placé les doctrines vitalistes, et la médecine hippocratique, éminemment vitaliste, par le système d'irritation universelle et l'anatomie pathologique. Les organiciens et les anatomopathologistes ont ainsi formulé la noble science de la médecine : phlegmasies, altérations de tissu, lésions organiques, ramollissements, tubercules, etc., etc., c'est-à-dire qu'ils l'ont réduite au pur anato-
misme.
« La valeur et le mérite des livres qu'ils font se mesurent le plus souvent sur le plus ou moins grand nombre de nécropsies ou d'ouvertures cadavériques qu'ils renferment. Pour la thérapeutique, (pli est l'essentiel de la médecine, on ne paraît pas trop s'en cndiarrasser : on laisse cela aux bons Allemands. » fPensées d'un croyant ccitholiqne.J
Ainsi, telle doctrine philosophique, telle doctrine médicale : (^iLcdis plùlosopltia , talis tticdicitia. S'il n'y a point de doctrine philosophique
llxc el arrêtée, il n'y aura pas non plus de doc- Irlnc médicale dominante : et c'est ce qui explique aujourd'hui l'absence de doctrine, ou du moins d'unité doctrinale ou doi^malique dans les écoles de France , et particulièrement dans la faculté de Paris. Montpellier conserve peut-être encore au moins le fond du vitalisme hippocratique; cependant, s'il faut en croire un médecin du Midi, M. le docteur Combes, de Castres (Tarn), il y aurait à Montpellier la même anarchie doctrinale qu'à Paris. ^< Qu'on ne croie pas, dit-il , qu'à Montpellier plus qu'à Paris , une conception générale préside aux leçons de chaque professeur, dans sa spécialité. Nous n'ignorons pas que là, comme ailleurs, il existe aujourd'hui une véritable anarchie intellectuelle : il n'y a plus de croyance générale, plus de tr-idition, plus d'école proprement ditej chacun a son système et sa manière de voir. 11 arrive souvent que, dans la même salle, devant le même auditoire, à quelques heures de distance, Vorganismey le vitalisme et l'éclectisme lui-môme se trouvent représentés avec conscience et talent. » (Re^^ue médicale j février i853). Quelques lignes plus haut, l'auteur dit que la Revue médicale était la dernière expression de l'hippocratisme ou du vitalisme hippocratique.
Il est donc nécessaire, aujourd'hui plus que jni.iais, que ceux qui se destinent à la carrière de
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lu mccleciiie s'y préparcnl pur do (biles éludes philosophiques et psychologiques , et par une puissante logique qui donne à l'esprit plus de force et au jugement plus de rectiiudc. Que celte gymnastique inlcilcciuelle ne soit indispensable pour donner aux espiits toute la vigueur nécessaire, cela ne peut être l'ohjet du plus léger doute. 11 sera bon d'y joindre le secours d'une bonne lillérature, qui contiibuera à régler l'imagination, à perfectionner le goût et à mûrir le jugement. // nj a pas d'état qui exige plus d'études que celui de médecin, écrivait Rousseau à Bernardin de Saint-Pierre : par tous les pays, ce sont les hommes les plus véritablement utiles et savants. Cela n'a pas empêché le philosophe de Genève d'écrire dans son Emile le passage suivant : « Je ne sais, pour moi, de quelle maladie nous guérissent les médecins, mais je sais qu'ils nous en donnent de bien funestes, la lâcheté, la pusillanimité, la crédulité, la crainte de la mort : s'ils guérissent le corps , ils tuent le courage. Que nous importe qu'ils fassent marcher des cadavres? ce sont des hommes qu'il nous faut, et l'on n'en voit point sortir de leurs mains ».
Qu'est-ce qu'on a vu sortir des phrases sonores de Jean-Jacques? du vent et des tempêtes; ven- Luin seminahunt y cL lurhinem luetent. (Osée, 8-7) Que nous importe qu'il ait fait à son image
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des rhéteurs, des beaux-esprits et des sophistes? c'étaient des hommes et de vrais philosophes qu'il nous fallait, et l'on n'en a pas vu sortir de ses mains. Au lieu de fciire inarcher des cadavres , comme les médecins, il a lait tomber ceux qui marchaient bien. Voilà l'œuvre du grand sophiste. Aussi sa mémoire sera vouée à un éternel oubli, tandis que celle des médecins vivra autant que le monde. Revenons.
Si , dans les écoles , il n'existe plus d'unité dogmatique, plus de doctrine vitaliste, quelle valeur réelle peut avoir l'enseignement qu'on donne à la jeunesse? Il doit se réduire nécessairement à un pur anatomisme, ou à une médecine tout organique ou matérialiste. Quel fruit produira un tel enseignement, si toutefois on peut l'appeler enseignement, puisqu'il y a absence de dogme, de doctrine et de tradition séculaire?
Le premier effet, selon nous, de l'anatomisme, de l'organiclsme ou de l'anatomo-pathologisme, car tous ces termes sont synonymes, c'est de tendre à paralyser les efforts du thérapeutisle. Un médecin, en effet, qui ne sait pas se placer dans une région plus haute , des qu'il aura reconnu ou cru reconnaître une lésion organique, ne sera-t-il pas saisi aussitôt d'une sorte de découragement en présence d'une maladie qu'il se persuadera trop facilement devoir être au-dessus dos ressources de l'art? De là donc, en grande
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partie, cet état stiiiionnaire, ou du moins ce lent et faible progrès de la thérapeutique.
Un autre effet fâcheux qui résulte de l'enseignement de la médecine matérialiste, c'est une funeste déviation dans les études, qui amène tôt ou tard et nécessairement de graves aberrations dans la science si dillicile du diaonosiic. Et c'est effectivement ce que l'expérience nous prouve tous les jours. Aujourd'hui , l'on peut poser en fait que la médecine matérialiste ou l'anatoniismc, et toutes nos méthodes mathématiques d'invcsgation, quoique sans doute fort bonnes en ellesmêmes (les dernières seulement), tendent essentiellement à matérialiser , à rétrécir et à localiser indéfiniment le diagnostic. Ce qui est démontré, pour nous, par l'expérience, c'est que le diagnostic purement géométrique et mécanique, séparé du diagnostic général, médical, vitaliste, hippocratique, est une source fréquente d'erreurs. Pendant que l'on mesure , que l'on délimite et que l'on tourmente, avec force instruments, toutes les régions du tronc, etc., n'est-on pas souvent trop préoccupé par tout cet appareil extérieur, pour pouvoir prêter une attention convenable sur l'état général du malade, l'habitudi; du corps, l'état des yeux, du faciès, des sens, etc.? Un diagnostic de cette nature n'est il-pas souvent plutôt l'œuvre de la main ou de l'oreille, que do l'esprit ou de l'intuition intellectuelle?
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Loin de nous, certes, la pensée de vouloir déprécier nos précieux moyens d'investigation diagnostique, surtout la percussion et l'auscultation; mais nous sommes convaincu que ces moyens mécaniques peuvent facilement devenir des instruments d'erreur, si l'on y met une confiance exagérée ou illimitée, et surtout si on néglige de combiner cet examen local, ou ce diagnostic anatomique et partiel, avec le diagnostic médical et général, c'est-à-dire avec le diagnostic intuitif et intellectuel. Nous avons vu des maladies locales prises pour des maladies générales, par exemple des pneumonies chroniques pour des fièvres catarrhales , ou- des catarrhes pulmonaires où l'on n'avait ni percuté ni ausculté, et qu'on avait laissé marcher sans aucun traitement local. Nous avons également constaté le contraire, c'est-à-dire des cas de maladies générales pris pour des affections locales, ou du moins oîi les lésions locales étaient extrêmement légères et insuffisantes pour expliquer l'état général. Ceci nous fait rappeler le fait d'un malade qui vint nous trouver tout désolé et désespéré de ce que, suivant lui, ses médecins l'avalent déclaré phthisique sans ressource, vu qu'ils avalent tous constaté la pectoriloquie par caverne pulmonaire. Autant que nous pouvons nous rappeler le cas, aucun traitement local n'avait été appliqué, sans doute parce qu'on avait cru le malade perdu :
Cl lui-même se croyait menace d'une morl prochaine. Grandes furent sa surprise et sa joiequand nous lui annonçâmes qu'il serait guéri avant trois mois, comme il le fut en effet. Notre pronostic, ctait fondé sur le bon état général, le bon état de l'hématose et de la nutrition; sur l'absence presque complète de la lièvre, de la toux et de la dyspnée. JNous n'avions non plus rien constaté de local par les moyens d'exploration ordinaires, qui pourtant, par l'importance exagérée ou la confiance illimitée qu'on leyr avait accordée, avaient étrangement séduit les médecins qui avaient vu ce malade avant nous.
Le moyen donc le plus sur d'éviter ces graves aberrations ou plutôt ces grands dangers, c'est d'em'orasser le vitalisme hippocratique avec la méthode couihinéc d'investigation diagnostique. Mais, pour lui donner toute la fécondité dont il est susceptible, il faut encore le combiner avec la méthode analytique des éléments morbides, ce qui constituera alors ce que nous appelons le vitalisme ap//lif/ué. C'est là la doctrine que nous avons adoptée depuis un très -grand nombre d'années.
Présentons donc maintenant quelques courtes réllexions sur la méthode analytique des éléments morbides. jNous regardons cette méthode comme la clef ou plutcjt comme la base de la thérapeutique cl sans laquelle la ihérapoutiquc n'offre, se-
Ion nous, aucune certitude dans son application clinique.
Les éléments morbides sont les parties constituantes des maladies. Ce sont donc des séries ou des groupes de sympt()mes, mais qui ont, en pratique, leur signification et leur valeur propres, et qui sont le plus souvent autant de sources d'indications thérapeutiques. L'ensemble de ces groupes d'éléments divers constitue donc synthétiquement la forme extérieure* de la maladie.
Pour traiter rationnellement et eflicacement une maladie, il faut l'attaquer dans ses éléments constitutifs , suivant l'ordre de leur prédominance morbide ou de leur caractère de gravité. L'élément phlogistique ou phlegmasique doit être combattu avant tous les autres, sauf quelques rares exceptions, comme par exemple dans certaines maladies adynamiques et putrides, telles que dysenteries épidémiques et autres affections sem])lables. Nous ne tenons compte que des éléments indicateurs ., c'est-à-dire qui fournissent actuellement une indication thérapeutique. Un, deux ou plusieurs symptômes, qui ne réclament point une médication particulière , ne doivent point être considérés comme des éléments thérapeutiques ou pratiques.
ISon - seulement la connaissance des éléments morbides ou des états palhogéniques est nécessaire pour assurer l'exactitude des applications
tliérapeutiques, mais elle est encore singullcrcmcni utile pour faciliter le diagnostic de presque toutes les maladies.
Un clément peut être simple et unique , et alors il constitue à lui seul toute la maladie, ou plutôt il n'est plus dès-lors élément indicateur, puisque la maladie toute seule fournit l'indication thérapeutique. On ne doit donc pas en tenir compte. Il s'ensuit de là que la uiéthode des éléments ne peut être appliquée s'il n'existe au moins deux éléments : il est fort rare d'en rencontrer quatre à la fois sur le même sujet et qui soient tous indicateurs.
On comprendra mieux notre doctrine des cléments, qui diffère quelque peu de celle de l'école de Montpellier (en ce sens du moins qu'elle nous paraît plus simple, et par là même d'une application plus facile et plus directe), quand nous aurons donné quelques exemples de son application thérapeutique, autant du moins que nous pouvons le faire ici et que notre sujet peut le comporter.
En voici quelques-uns des plus simples : Dans l'épilcpsie ou dans toute maladie convulsive , spasmodiquc et épileptiforme pure et simple, il n'y a évidemment qu'un seul élément, qui est l'élément spasniodique ou convulsif, et par là même, d'après ce que nous venons de dire tout ù l'heure, il n'y a point d'élément indicateur par-
ticuîier qui soit difFereni de la maladie elle-même. Ainsi donc , la méthode des cléments , en rigueur de principe, ne trouve point ici son application, parce que la maladie est une et simple. Et cela, comme on le sent, doit toujours avoir lieu dans le petit nombre de maladies parfaitement simples. Ainsi i'épilcpsie , dans l'espèce, que l'on regarde comme simple et essentielle, tout praticien la traitera par des moyens qu'il croira les plus propres à combattre l'élément ou l'aberration nerveuse, c'est-à-dire par des remèdes antiépileptiques ou réputés tels.
Cependant, quant à nous, nous tiendrons ici une conduite différente j car, dans les épilepsics, ou dans les affections convulsives épileptoïdes , ou tout autre accident spasmodique arrivant particulièrement chez les jeunes sujets, nous admettons constamment un second élément, ou l'élément helmintique, que le malade ait rendu des vers ou non , peu importe. Si , suivant la pratique ordinaire dans ces sortes de maladies, vous n'admettez qu'un seul élément, soit convulsif, soit vermineux, vous vous exposez à ne point du tout soulager votre malade, parce que vous avez dirigé votre médication contre l'élément convulsif seul , et les accidents étaient le résultat de la présence des versj ou vice versa, vous avez combattu l'élément helmintique qui n'était pas la cause de la maladie, soit parce qu'il n'existait
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réellement point , ou parce qu'il n'existait pas coiunic cause, mais comme pure coïncidence, ce fjui est à la rigueur possible. Quoi qu'il en soit, vous échouez pour n'avoir fait qu'une seule médication , et le malade non soulagé vous échappe. Faites donc comme nous, même dans les cas les plus simples en apparence : admettez les deux éléments à la fois, attaquez-les par leurs médications respectives et vous obtiendrez un résultat certain. JNous administrons toujours dans ces cas la })elladonc associée aux vermifuircs, et un prompt soulagement en est i'efïet ordinaire, pour ne pas dire constant. 11 faut donc toujours satisfaire simullanément aux indications fournies par les éléments, quand ces indications et les médications qu'elles réclament ne sont pas incompatibles ou ne s'excluent pas. (Voir, dans notre TJiérapeutiquc appliquée , 3^ édition,' les heureux effets de la belladone employée contre l'épilcpsie, l'hystérie et toutes les maladies convulsives. Celte admirable solanée, la plus précieuse de toutes les plantes indigènes, est pour nous le plus puissant anti-convulsif de la matière médicale.)
Autre exemple : Un individu est atteint d'une gastro-atonie compliquée d'une douleur vive de l'estomac qui n'augmente point à la pression manuelle. On reconnaît aisément celte faiblesse ou r.ionie«gastriquc, et on la distingue aussi facile-
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mcnl de toute irritation plileginasique ou lésion organique de l'estomac, à l'aide de notre méthode exploratrice indiquée dans la Thérapeutique appliquée. Voilà donc un premier élément bien constaté, l'élément atonique. Un second s'y est joint : c'est l'élément nerveux, ou mieux peut-être névropathique, c'est-à-dire, dans l'espèce, gastralgique ou gastrodynique, suivant que la douleur de l'estomac est nerveuse ou rhumatismale. Ces deux éléments indicateurs réclament deux médications différentes et simultanées , parce qu'encore ici ils ne s'excluent pas : le premier, ou l'atoniquc, doit cire combattu par les toniques doux et l'alimentation animale; le second, ou l'élément douleur, par les opiacés ou autres sédatifs appropriés ou modificateurs de la sensibilité gastrique.
Si. à cette gastro-atonie compliquée de gastralgie ou de gastrodynic, se joignait encore la circonstance de quelques vomiturilions ou même de vomissements formels, ce qui constituerait une variété de l'élément atonique, on associerait aux légers toniques déjà ujentionnés un peu de poudre de colombo, qui est pour nous le meilleur agent thérapeutique que l'on puisse opposer aux vomissements atoniques ou nerveux, comme le seraient très-probablement ceux dans le cas présent.
Si ces deux éiémcnis sont bien reconnus et
bien conslatés, comme il csl toujours facile de le laire en se conformant aux principes que nous avons formulés dans notre Thérapcutujiic appliquée, et que les médications soient conçues, combinées et dirigées suivant les règles tracées dans le même ouvrage, vous pouvez à l'avance annoncer la guérison comme certaine et prochaine.
Combien , sous le règne du physiologisme de triste et funeste mémoire, n'a-t-on pas traité fin œgrornm pernicienij ces sortes de maladies par tout l'appareil formidable des antiphlogistiques, c'est-à-dire les sangsues en masse, en quantité indéfinie, l'eau de goaune et la diète? Et aujourd'hui même, il est encore malheureusement trop de médecins qui n'ont pas quitté les errements du système de l'irritation universelle, et qui vous conduisent le plus consciencieusement du monde leur malade jusqu'au bord du tombeau.
Autre cas : Chez une jeune fille d'une douzaine d'années , on constate : chlorose anémique, chorée, battements de cœur avec bruit de souille aux carotides, anhélation au moindre exercice, petite toux sèche, etc. Que l'on ne s'imagine pas que ce sont là des pures fictions pathologiques, ou des cas romanesques ou métaphysiques; on les rencontre tous les jours dans la pratique.
Pour traiter celte espèce posée avec certitude de succès, il faut nécessairement admettre deux
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élcmciUs indicaleiirs, savoir : l'élément aloniqne ou anémique , et l'élément nerveux convulsil. Il faut donc les combattre simultanément par leurs médications respectives, c'est-à-dire, l'élément anémique par les ferrugineux et autres -toniques ap.propriés , et l'élément convubif par la belladone, etc. Nous ne parlons pas ici du traitement hygiénique , du régime qui doit être tonique , restaurant-, analeptique, etc.; cela sortirait de notre sujet : nous ne voulons qu'indiquer quelques cas pratiques et non les développer^ car notre objet actuel n'est que de faire ressortir la nécessité pratique de la doctrine des éléments. Prévenons à notre cas de chlorose.
Si vous ne tr^iiicz que celle-ci toute seule, il n'est pas sûr que vous atteigniez la chorée qui peut être essentielle et indépendante de l'affection chlorotique; si, d'un autre côté, vous combattez la chorée exclusivement par les antispasmodiques ordinaires et même par l'anticonvulsif par excellence, la belladone, vous laisserez inévitablement subsister la chlorose anémique. Attaquez donc les deux éléments à la fois, et vous obtenez un succès immédiat et certain.
11 est important de faire remarquer qu'il ne faut point tenir compte des palpitations cardiaques et de la petite toux sèche, en ce sens que ces sortes d'éléments, si l'on peut leur donner ce noin, n'étant que secondaires et sj'nqitoniati-
qucs, lîc peuvent être élciucnls indicateurs positifs et directs; ils n'ont qu'une valeur négative , c'est-à-dire que le médecin ne doit pas se laisser séduire par la pensée d'une médication réfrigérante dirigée contre la chorée. Et en eflct les bains froids sont ici formellement contr'indiqués, vu les batlemcmts du cœur et la toux : leur emploi , en pareil cas , pourrait fort bien déterminer un raptus cardiaque ou pulmonaire, et donner lieu cnlîn à l'anévrjsme ou'à la phlhisie.
Si néanmoins, contre toute vraisemblance, les pjiipiialions et la toux persistaient après la guérison de la chlorose et de la danse de Saint-Guy, on les attaquerak alors directement.
La méthode des éléments ne s'appliquepas avec moins de succès aux maladies aiguës qu'aux affections chroniques. Qui ne connaît le grand rôle que joue l'élément bilieux dans les fièvres aiguës ainsi que* dans les phlcgmasies aiguës de la poitrine. 11 n'y a point de praticien qui n'ait eu l'occasion de constater, dans les maladies aiguës, les plus heureux effets produits par quelque évacualion provoquée à propos par l'art.
Deux éléments peuvent se rencontrer ensemble de telle sorte queTun soit cause et l'autre eft'et, l'un primitif et antérieur, l'autre secondaire et postérieur. Ainsi, comme le fait très-bien observer Bérard, de Montpellier, dans une pneumonie gastrique, si les symptômes de la gastricité ont
paru les premiers, s'ils sont prédominants; si ceux de la phlegmasle augmentent ou diminuent suivant l'augmentation ou la diminution de ceux de l'élément gastrique, on peut établir que la gastricité est l'élément primitif : cli bien! en at- ' laquant celui-ci, on emporte l'autre : c'est un des plus beaux résultats de l'analyse clinique.
Sarcone parle d'une épidémie de pleurésie bilieuse dans laquelle la douleur se montrait d'a- ' bord très-vive, tandis que l'inflammation ne se développait que trois jours après; il combattit la douleur par l'opium qui lit avorter une maladie presque toujours mortelle. La douleur était ici un véritable élément primitif par rapport à l'inflammation qu'elle déterminait. Après le troisième jour de la maladie , quand l'inflammation était bien développée, la douleur n'était plus qu'un simple symptôme de la phlegmasie, et ne cédait plus à l'opium qui alors était non-seulement inutile, mais encore nuisil)le.
Quel est le praticien qui ignore lès immenses difficultés que l'on rencontre si souvent dans le tiaitcment des fièvres aiguës? Le médecin , privé du secours de la méthode analytique des éléments, est, en présence d'une lièvre aiguë diilicile et complexe, comme un nautonnicr sans boussole et sans carte marine au milieu des vagues agitées de l'Océan. 11 erre à l'aventure au milieu d'un ilnx et reflux de symptômes qui se suivent,
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se succèdent, se combincni, se mêlent, se confondent, et oflVent l'image d'une indébrouillable chaos. Trop heureux alors s'il peut encore saisir et combattre avec quelque avantage les symptômes et accidents culminants de la maladie générale !
Deux mots, pour terminer, sur la méthode analytique par voie d'exclusion. Cette méthode se rattache naturellement à la méthode des éléments. Elle consiste à analyser et à disséquer, en quelque sorte , symptôme par symptôme , les cas complexes et dilîiciles où les éléments sont dans un étal de confusion ou de pêle-mèle presque inextricable. A l'aide de cette méthode, on exclut successivement tous les symptômes ou éléments non indicateurs jusqu'à ce qu'on rencontre quelque chose de positif, ou de moralement certain, c'est-à-dire un élément indicateur. Un seul exemple fera mieux comprendre cette méthode éminemment pratique que de longues et inutiles explications. Voici donc un extrait d'un mémoiie à consulter qui nous fut adressé, il y a lo à 12 ans, par un trcs-estimable et savant confrère.
Mademoiselle X, 23 ans, tempérament lymphatique nerveux j santé depuis long-temps dérangée par de mauvaises digestions, des dévoiemenls ciironi(jues, des vomissements après les repas, etc.; aménorrhée, leucorrhée fréquente; I)lu.s tard, hématémèse; vomissements de tous les
alimeius quelle qu'en fùi la nature; douleurs abdominales , selles rares, mais mclœniquesj amaigrissement considérable, etc.
Tous ces symptômes ont continué pendant plusieurs mois avec une désolante persistance, malgré un traitement antiplilogistique suivi, et consistant en diète ou alimentation très-ténue, plusieurs applications de sangsues à l'épigastre ou sur l'abdomen, ou à l'anus; bains de siège, fomentations émoUientes, lavements émoUients; boissons douces et acidulés. Plus tard, même insuccès par les narcotiques, les dérivatifs légers, bains sinapisés, application de thériaque, de poix de Bourgogne, etc.
Plus tard, moditîcr.tion des accidents : l'hémalémèse a diminué, mais non cessé; elle revient presque tous les jours; les vomissements sont quotidiens, irès-abondanis, et consistent en matières glaireuses, bilieuses, jaunes, vertes, amères, aigres. La nutrition reste impossible : un peu de lait d'ànesse, pris le malin, est rendu caillé; le bouillon est vomi; seulement, le soir, un peu de lait ou de bouillon est conservé — L'eau de Seltz a augmenté les vomissements — Un jour, la malade prit un peu de sirop d'ipécacuanha qui n'a point augmenté la douleur gastrique, et ce jour elle a vomi moins que de coutume. Le lendemain, les vomissements ont continué suivant leur fréquence et abondance accoutumées. Au-
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cuue tumeur n'a élc constatée. — Les ierrugineux, employés précédemment avant l'acuité des symptômes de l'irritation gaslro-intcstinale , ont mal passé.
Dans noire réponse à ce mémoire, nous avons conseillé l'usage de la glace, du colombo à dose faible d'abord et progressivement croissante , une potion gommeuse laudanisée et bicarbonatée, et autres petits moyens appropriés, comme par exemple un peu d'eau de Vichy par cuillerées, quelques cuillerées à café, au besoin, d'un mélange de sirop de rhubarbe cl d'ipécacuhana , un pou d'eau de chaux, etc.
Quelque temps après, on nous apprend que la malade est intîniment mieux; que les vomissements ont cessé des le moment même où l'on a administré le colombo et la potion calmante. Ces médicaments ont été continués pendant plusieurs semaines. La glace n'a point été donnée. Le petit uiélange sirupeux a produit une selle ou deux. Deux mois après le comn)encement du iraiicment, la malade mange bien et de toutj ses forces sont revenues, et son embonpoint commence aussi à reparaître; elle se promène en ville.
Réflexions sur celte oliservalion. Quelle est la nature de cette maladie?
L'hématémèse, n'étant ici qu'une déviation menstruelle, ne peut fournir aucune indication
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directe et locale, en ce sens qu'on ne peut, en bonne pratique , chercher à rappeler le flux menstruel par des moyens directs et locaux. Ces derniers seraientprobablenicnt inutiles et sans résultat j ou, si leur emploi était suivi de quelque évacuation, celle-ci serait plus nuisible qu'utile, el la malade n'en éprouverait qu'un surcroît de malaise et de faiblesse; et en voici la raison :
Une aménorrhée chronique, chlorotique, anémique, comme dans le cas présent, ne peut fournir qu'une indication générale. On ne peut et on ne doit donc la remplir que par des moyens généraux, les toniques et spécialement les ferrugineux , dans le but de rendre au sang sa qualité plastique première; et par une alimentation analeptique et restaurante, alîn de favoriser les fonctions hémalosique et nutritive. C'est dans la condition seule d'une bonne hématose et d'une parfaite nutrition que la menstruation peut s'établir et devenir véritablement utile et salutaire; il ne s'agit donc pas ici de l'hémaLémcse. Procédons maintenant par voie d'exclusion.
11 faut que le cas que nous analysons soit ou une affection squirrheuse, ou une gastralgie, ou une gastrodynie, ou une gastrite chronique, ou enfin une gastro-atonie. — Il est évident que ce n'est pas un squirrhe de l'estomac, parce qu'un squirrhe de ce genre, arrivé au point de forcer l'estomac à rejeter toute espèce de nourriture,
même le lait d'ànesse, de causer un amaigrissement considérable et de rendre la nutrition impossible, ne se guérit plus du tout. — On ne peut pas dire non plus que ce soit une gastralgie ou une gastrodynic. Dans le cas exposé dans le mémoire, l'épigastralgie paraît fort légère, si toutefois elle existe. Dans la gastralgie ou la gasirodynie, bien que les douleurs soient vives, l'alimentation est possible, la digestion se fait ordinairement d'une manière à peu près normale, et la nutrition subsiste. Il faut donc enfin que la maladie en question soit une gastrite chronique ou une gastro-atonie.
Examinons donc ce dernier parallèle. Y a-til donc gastrite chronique? Il est fâcheux que le mémoire ne dise pas s'il y avait douleur à l'épigastrc, augmentant ou non à la pression, et qu'il ne parle pas non plus de l'état de la langue. Le silence sur ce point autorise à croire que l'on n'y a rien vu d'anormal. L'alimentation exploratrice n'a rien appris et n'a servi de rien au diagnostic, parce qu'une excessive susceptibilité de l'estomac (i), ou l'innervation exallée ou pervertie de
(i) Nous avons longuement parlé de l'alimentation exploratrice dans notre Thérapeutique appliquée. Il suffit de dire ici que toutes les fois que les aliments gras ou les substances animales et le vin sont mieux supportés que le maigie ou les laitages et les farineux , il y a faiblesse de l'estomac ou gastro-atonie; et réciproquement, si les lai-
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ce viscère, avait paralyse toute fonction digestive et n'avait permis aucune espèce d'alimcntalion. Mais il J a plus, la médication pharmaceutique , ou le traitement médical qui est l'ohjet de l'alimentation exploratrice a été employé en vain. Et en elîct, les antiphlogistiques actifs, consistant en plusieurs applications de sangsues à l'épigastre, la diète, ou une alimentation trèsténue, les boissons douces et acidulés, les émollients de toute espèce, tout cela n'a exercé aucune influence favorable sur la marche de la maladie; et dès lors on pouvait raisonnablement croire qu'une médication contraire, ou du moins légèrement tonique et calmante, produirait un meilleur effet, et c'est ce qui est arrivé.
Maintenant, s'il est vrai que l'effet d'un traitement indique la nature d'une maladie et en soit le vrai critcrlimi y il faudra en conclure que, dans le cas dilîicile et complexe que nous venons d'examiner , il n'y a point de gastrite chronique , mais seulement un élément atonique, plus un élément nerveux, c'est-à-dire la variété de la gastro-atonie , caractérisée par les vomissements, joints à une excessive sensibilité nerveuse de l'estomac. Il fallait donc, en dernière analyse , s'arrêter aux éléments atonique et nerveux , et s'at-
tages et les fécules passent mieux que le régime gras, il y a irritation, soit plilcgmasiquc , soit squinheuse ou autre.
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lâcher à remplir les indications fournies par ces doux principes morbides; cl c'est ce qu'on a fait par les calmants , les opiacés et quelques préparalions toniques spéciales , comme le Colombo, etc. INous pensons que, si la glace avait été prise , la la i;uérison en eût été plus prompte encore.
Nous terminons ici le chapitre qui avait pour objet la science médicale. INous ne pouvons nous dissimuler qu'il ne reste encore bien d'autres choses à dire sur un point d'une telle importance; mais on sent assez que des détails scientifiques et pratiques sur la doctrine des éléments seraient déplacés et formeraient un hors-d'œuvre choquant dans un ouvrage moral et philosophique. Au reste, nous nous proposons, si Dieule permet, de développer ce sujet important et beaucoup trop négligé de nos jours. Ce sera la matière d'un travail pratique destiné à faire suite à notre Thérapeutique appliquée.