ET L'INSTRUCTION PRATIQUE
aspirantes au diplôme d'enseignement, le choix des examinateurs tombait presque toujours sur des catholiques. Le surintendant répondit : Les examinateurs ne connaissent pas les noms des aspirants dont les compositions sont signées d’un nom de plume — ce n'est qu'après la correction et en comparant ces noms avec les noms réels qu'on s'aperçoit que ce sont presque tous des noms catholiques.
Qui a enseigné ces catholiques ? Les clercs St-Viateur, des Canadiens-français, des Frères des écoles chrétiennes ; pour les filles, ce sont des religieuses parmi lesquelles se trouvent les sœurs de la Congrégation de Notre-Dame qui ont beaucoup de maisons dans l'Illinois.
Le journal auquel j'emprunte ces détails faisait des remarques bien sensées à ce sujet : “il est difficile de lutter avec ces corporations enseignantes qui ont des tra-
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ditions de plusieurs siècles et qui n'ont d'autre chose à faire qu'à étudier et à communiquer leur science aux autres ; nos professeurs se divisent en deux catégories ; ceux et celles qui veulent se marier ou qui sont déjà dans les liens du mariage ; il n’est pas improbable que les premiers soient sujets à quelques distractions pendant les heures de classe, les autres ont le soin de la famille ; de plus les nôtres prennent des vacances, il leur faut les bains de mer :
les frères et les sœurs ont un congé par semaine en vacances et passent toute la journée dans leurs livres, etc., etc”
Encore un autre fait : à Détroit, on vient de faire une loi pour obliger tous ceux qui veulent prendre leur diplôme à passer par les écoles publiques.
Que voulez-vous ? les écoles publiques ne peuvent lutter avec les communautés
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