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ces, il acquerra une plus grande connaissance que ceux qui passent cinq à six ans dans le seul cours commercial ; de cette manière !] pourra faire bonne fgure dans n'importe quelles réunions, défendre les droits de ses compatriotes jusqu’en parlement.
Mais nos collèges classiques sont néce:saires surtout à la campagne au milieu de vous, braves cultivateurs et robustes artisans, qui donnez à l'Eglise et à l'Etat leurs plus fermes soutiens. Les collèges disons-le, donnent une instruction presque gratuite, à la portée de vos bourses :
Quand je pense que je ne donnais que seize piastres par année au collège de l'Assomption pour être logé et instruit et que moncours ne m'a coûté quecentdouze piastres d'argent déboursé !! Que les collèges laïques viennent donc lutter avec de tels dévouements, s'ils en sont capables ! !/
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ET NOS COLLÈGES 10r ere LL AN SN M Ici, mes chers amis, Permettez-moi de Payer un tribut de réCOnnaissance À nos professeurs de collège. Quels géants de dévouement que ces nobles directeurs et professeurs ! | Disons -le bien haut :
que nous sommes Petits en face de ces Martyrs de la cause Canadienneet catholique ! ! Jjs sont là attachés à leur classe pendant dix mois de l'année, quel est leur Salaire ? pour Jes Prètres,
soixante et douze Piastres, pour les autres, quarante, (1)
Pendant les Vacanc
moins, nobles Professeurs, VOUS remettre de vos fatigues ? réposer à l'air de la mer vos poumons Exténués par vos classes de tous les Jours ? « Non, le collège est bien Pauvre, bien endetté, et moi, je n'ai pas d'argent, ma Pauvre mère n'a
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française
ES, vous irez au
(1) Dans certains collèges, les Professeurs n’ont que 12 fourriture et le Vêtement ; dans d’autres on a ajouté une B'atification de douze à vingt piastres Par année,
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pas tous ses. aises et je l'ai aidée de mes quarante piastres. J'aurais pourtant bien aimé à aller cette année au Saguenay que je n'ai jamais vu.”
Celui qui parlait ainsi, était professeur depuis vingt-quatre ans, et dire que c'est à ces hommes qu'on ose lancer cette insulte : Ve bravez pas nos populations catholigues. Ah ! Tâches insulteurs, il faut se rappeler que Jésus a pardonné à ses bourreaux pour contenir la légitime indignation qui remue toutes les fibres de notre cœur, à la seule pensée d’une si monstrueuse ingratitude,