‹ Le prêtre et ses détracteurs [microforme]Chapitre 2 sur 51 · MES CHERS COMPATRIOTES · texte numérisé non relu

MES CHERS COMPATRIOTES

C'est encore moi qui viens vous faire visite. Je me rappelle votre politesse à mon égard toutes les fois que je me suis présenté chez vous. Vous vous souvenez que. nous avons maintes fois ves/lé tous ensemble, en causant sur la colonisation et sur l'avenir de notre chère patrie. *

À la fin de chaque veillée, comme

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nous étions fiers d'être Canadiens-Français catholiques |

Cette fois-ci nous allons parler de notre autre patrie. Nous ne sommes pas pour rester éternellement en Canada: tôt ou tard il nous faudra quitter cette terre et heureux seront ceux qui, en la quittant, partiront pour l'éternelle patrie !!

Plusieurs d'entre vous ne doivent pas ignorer que le démon, par le moyen de ses journaux, veut vous enlever le respect et la confiance que vous avez toujours

| témoignés à vos prêtres. Nous allons vous

faire bien plaisir, nous le savons, en venant les venger de toutes les calomnies que le démon de l'impiété à lancées contre eux.

Nous parlerons bien simplement, nous nous sommes déjà compris : trente mille volumes de ma ‘“ Mine” que j'ai vendus m'en sont une garantie ; nous nous comprendrons encore cette fois-ci.

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PRÉFACE 7 Dans ces causeries, comme dans mes “ Veillées” d'autrefois, je mettrai toute littérature de côté —- l'effort ne sera pas douloureux — pour parler comme “on parle chez nous.” En écrivant ces pages, bien chers habitants et artisans de cette province, je vous avais sous les yeux.

j'ai lu ce petit volume à trois fils d'habitants et j'ai dû refaire quelques “ causeries ” qu'ils n'avaient pas bien comprises. Je suis maintenant certain que vous me comprendrez tous. Ma seule ambition est de voir cr livre sur les tablettes de votre armoire et non sur les rayons d'unc bibliothèque, si ce n’est la bibliothèque paroissiale. | Nous avons commencé ce travail le jour de l’Immaculée Conception, patronne de ma très chère Congrégation, c'est de bon augure. Que cette bonne Mère veille sur notre plume pendant que nous allons essayer de défendre Son Fils

tva =

Jésus-Christ, dans la personne du prêtre qu'Elle a elle-même tant vénéré dans le disciple bien-aimé.

Que Dieu me soit en aide!

Z. Lacasse, O, M. I.

8 Décembre 1892.

Eglise de St Pierre, Montréa!.

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