‹ Le prêtre et ses détracteurs [microforme]Chapitre 26 sur 51 · F44 LE PRÊTRE · texte numérisé non relu

F44 LE PRÊTRE

vendre la planche nécessaire à la construction d'une chapelle. “ Si vous bâtissez une chapelle là, vous n'aurez pas de bois de nous ;” le bois vint de Québec et la chapelle fut bâtie. Sire Etienne Pascal

Taché, admirant le dévouement de ces |

pères missionnaires, leur donna douze lots de terre au Grand Brüûlé. Les pères, aussitôt, y construisirent un moulin à farine, firent à leur frais un long chemin dispendieux et groupèrent les colons autour de leur chapelle. Lorsqu'il y eut quatre à cinq paroisses d'établies près de Chicoutimi, les Oblats laissèrent l'endroit à des prêtres séculiers qui se trouvaient assez nombreux pour y demeurer. Les gros marchands de bois, apprenant que les pères voulaient vendre leur établissement, déléguèrent auprès d'eux un mon-

sieur Tremblay, leur faisant offrir $6,000 k

pour leur propriété, y compris le moulin.

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compagnie, c'était tuer du coup la colonisation dans le Saguenay et le lac St Jean, refusèrent l'offre de six mille piastres et vendirent à un M. Gauthier, de la baie St Paul, qui voulait établir ses nombreux garçons, pour la somme de trois mille deux cents piastres, parce que celui-ci, dit la lettre du Supérieur du lieu au Père œénéral “est canadien Catholique.” M. A.

Buies, en écrivant sur le Saguenay, a dit des Oblats des choses injustes qu'il a rétractées, ce qui na pas empêché M.

Roy, de Lévis, en écrivant son livre de les répéter (1), puis l'auteur du Saguenay ajoute : que “les Oblats quittèrent le

(1) Je n’ai plus de reproches à faire à monsieur A. Buies qui s’est rétracté, mais un autre a répété: ‘Cette chapelle contenait en outre une précieuse argenterie que les Oblats ont emporté, se croyant le droit de le faire, vu qu’ils avaient succédé aux Jésuites dans les missions du Saguenay : mais cet acte a soulevé contre eux de vives protestations. À Tadoussac, où ils essayèrent de le répéter, les habitants faillirent faire une émeute ; ils s’élancèrent jusque

Saguenay avec leurs finances bien embarrassées ;” c'est vrai, ils sont partis avec deux mille piastres de dettes et voici comment: Une année, la récolte manqua par la gelée; les colons qui n'avaient plus de protection de la compagnie, étaient pour partir au nombre de cinquante familles ; les Oblats firent charger à

Québec, une goëlette de provisions au.

montant de deux milles piastres et les

colons restèrent. Si les pères Oblats eussent accepté l'offre des Anglais pro-

dans la rivière Saguenay, à la poursuite des Oblats et leur arrachèrent, entre autres objets, la cloche de la chapelle,”

Autant de mensonges que de mots; les Oblats succédèrent aux Jésuites —- guatre-vingts ans environ après la mort du père Labrosse, Et dire que la précieuse argenterie était restée là! Pourtant on nous dit ‘‘que les étrangers n’oubliaient pas de mettre dans leur sac de voyage quelques fragments de pierre où autres objets appartenant à la cha. pelle onverte à tout le monde” (n’y avait ni porte ni chassis)

et il laissait l’argenterie là ! et cela pendant quatre-vingts ans! Allez dire maintenant qu'il n’y a pas d’honnêtes gens

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seraient revenus avec huit cents piastres dans leur bourse.

Mes chers amis, c'est de l’histoire que je viens de faire, ceci m'était permis pour venger nos pères ; mais je réserve à d’autres de faire les commentaires sur l’'avarice plus ou moins drôle de ses missionnaires étrangers qui ‘“inondent le pays.” J'ai vu des inondations pires que celle-là ; on pourra peut-être plus tard faire une revue de ces inondations-là.

cs communautés sont trop riches, trop bien bâties.

Est-ce vrai? bien vrai cela ?

Il faut bien aimer à mépriser sa patrie pour trouver condamnable ce qui fait l'admiration de tout le monde : le Canada avec ses institutions religieuses est un des plus beaux spectacles que l'Eglise catholique du 19ème siècle puisse offrir au monde entier.

Notre province, avec.

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