‹ Le prêtre et ses détracteurs [microforme]Chapitre 31 sur 51 · LE PRÊTRE ET LES FIDÈLES · texte numérisé non relu

LE PRÊTRE ET LES FIDÈLES

dous êtes catholiques, mes chers | amis ; remerciez souvent le bon à Dieu de cette grande grâce et considérons bien tous ensemble que Bouvard on est catholique, 1 faut l'être ; ‘“ on ne peut avoir deux maîtres” a dit Notre Seigneur; écoutons religieusement ces paroles : “celui qui n'est pas avec moi est contre moi.”

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outragée, quand l'impiété vient lancer dé la boue sur sa robe immaculée, quand les mauvais journaux, ces chaires d£ pestilence, vienaent distiller le poison à

sein de nos familles, quand des écrivains déshonorant la belle profession que Dic leur a donnée, veulent faire du prêtre

qui est le représentant de Dieu sur l terre, un objet de mépris, de dérision, A

devoir de tous les fidèles est de se dék

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trine, car “il rougira devant son Pèr$

céleste de ceux qui auront rouoi de lui « de sa doctrine devant les hommes.”

Les méchants doivent être regardé

comme une bande à part qu'il faut fuir!

ce sont des êtres qu'on doit séquestreil comme les pestiférés en temps d’épidé mie. Un catholique digne de ce non doit être plus anxieux de conserver l'âmé de ses enfants exempte de toute souik

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lure que de préserver leur corps de toute maladie dangereuse.

Canadiens ! que faites-vous quand il y a des cas de picote ou de fièvre dans une paroisse ? Vous veillez à ce que vos enfants ne fréquentent pas les lieux infectés et vous faites bien; resteriez-vous indifférents seulement quand un mauvais livre ou un mauvais journal viendrait inoculer dans l'âme de vos enfants la fièvre mortelle du mér. : du nrêtre, de la révolte contre l'Eglise ex .:e l''mpiété la plus audacieuse ?

“ Qui vous écoute, m'écoute, qui vous méprise, me méprise,” a dit Notre Seivneur. Le prêtre et la religion sont tellement liés ensemble qu'on ne peut diminuer l'influence de l’un sans amoindrir le respect qu'on doit à l’autre,

Si vous ne voulez pas être damnés, i] vous faut être catholiques et vous n'êtes pas catholiques si vous méprisez le prêtre,

mc,

LE PRÊTRE car encore une fois ‘“ qui vous méprise me méprise” et celui qui méprise Jésus- Christ et meurt en cet état, va tout droit en enfer.

Ce n’est pas assez, remarquez bien, de ne pas le mépriser, il faut l'aimer, le respecter et le servir; 1l faut, comme la pieuse femme que vous voyez quand vous faites le Chemin de la croix, aller essuyer le visage de Jésus quand les impies le couvrent de crachats et de boue, et alors comme Véronique, vous reviendrez, portant sur vous l'empreinte de Jésus-Christ que les impies eux-mêmes respecteront.

Rappelez-vous, mes chers amis, qu’appartenant à l'Eglise militante, c'est pour nous un devoir de combattre. Ceux qui se croisent les bras et laissent combattre les autres seuls dans la crainte d’attrapper quelques coups, sont des lâches. Et quand la guerre est déclarée sur une question vitale pour le catholicisme, nous

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sommes obligés de nous ranger tous comme un seul homme,sousle drapeaudes chefs, Nos Seigneurs les Evêques, sous peine de péché grave. Dernièrement, en plein salon montréalais, unedame dugrand monde, catholique et zélée pour les œuvres de charité, saluait un scélérat en vue parmi les calomniateurs du clergé et le félicitait sur “la vaillante campagne qu'il faisait en ce moment”. On ne peut pourtant servir deux maîtres, il n'y pas le moindre doute qu'il y avait matière à péché grave dans une telle conduite.

Comme je crains que Dieu ne frappe cette femme dans ses enfants au sujet desquels elle recevra peut-être peu de félicitations !! Puisse la pénitence que Dieu lui fera subir dans ceux qui lui sont chers, lui faire expier sa faute! Madame, c'est le vœu de mon cœur. En attendant, méditez bien ces paroles : ‘“Onne peut servir deux maîtres ”,

188 LZ PRÊTRE

Mes chers amis, sachez que si vous voulez être “l'ami et le compagnon de ceux qui rient du prêtre,” du ministre de Dieu, vous ne pouvez en même temps être l'ami de Jésus : Jésus et le démon ne peuvent habiter en même temps dans un même cœur.

Mes chers habitants et artisans, jusqu'ici vous avez été heureux sous la houlette de vos pasteurs, ils ont été vos aviseurs en tout et partout; ne les changez pas pour ces petits blancs-becs dont l'intelligence a été empoisonnée et qui maintenant empoisonnent les autres;

Dans leur orgueil insensé, ils ont pensé tuer l'Eglise en venant se moquer de nos évêquesetde nos prêtres. Ils n’ont faitque tuer le parti politique auquel ils se sont inféodés. Si celui-ci ne les vemit de son sein et si ses Journaux continuent à recevoir avec faveur leur prose dans leurs colonnes le parti qu'ils soutiennent ne vivra pas.

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De tout temps le panii libéral a eu des hommes extrêmes qui l'ont tué. Des milliers d'habitants et d'artisans ne veulent pas du régime conservateur — c’est leur affaire et pas un prêtre en tant que prêtre, du haut de la chaire ne les troublera sur ce point-là — mais ils sont catholiques avant tout. Ils ne donneront pas leur confiance à un parti qui compte parmi ses tribuns de hustings des hommes écrivant que les prêtres du Canada sont des “rongeurs de peuple” Ze Progrès de Walleyfield s'est bien montré lors du vertige de tant de journalistes; il est

libéral en politique, mais ne souffre pas

qu'on attaque le clergé. Il y a longtemps que le parti libéral serait au pouvoir sil avait eu assez de courage et de religion pour se débarrasser des rouges. Sachez messienrs, qu'un grand nombre parmi le peuple vous permettra de frapper sur les “bleus” mais jamais sur les prêtres, ses

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véritables amis. Je prédis au rédacteur du Progrès de V’alleyfield un portefeuille de ministre.

Le prêtre laissera les partis se débattre dans leur sphère d'action; bâtissez un chemin de fer ici, faites un canal là, jetez un pont sur telle rivière, créez telle industrie, le prêtre,comme canadien, comme citoyen pourra avoir son opinion comme tout autre, mais comme représentant de Jésus-Christ, du haut de la chaire où il engage la responsabilité de l'Eglise qui l'a délégué au milieu des peuples, il ne dira pas un mot ; il ne parlera comme tel que si l'on veut employer des moyens njusles pour parvenir à la fin proposée, c'est-à-dire qu'il parlera toutes les fois que les intérêts de Jésus sero at en cause, comine dans l'achat des consciences, la vente illicite des boissons enivrantes, lempiètement de l'Etat sur les droits de l'Eglise dans l'éducation : sur ces points il

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ET LES FIDÈLES 191 sera inexorable.— Quand on voudra faire une loi contraire aux intérêts du peuple dont le plus grand ami est le prêtre, celuici dira : #on licet, (ce n'est pas permis). On lui reprochera de se mêler de politique ; on se trompera. Le prêtre dans ce cas ne se mêlera pas de politique, il voudra moins encore la ‘ démêler,” mais, sentinelle vigilante, il avertira son peuple des dangers de l'enfer qui le menace.

Lisez l'histoire de l'Eglise; commencez par le premier prêtre, Jésus-Christ ; pourquoi l'a-t-on mis à mort ? Il se mêlait de politique : “nous avons nos lois et d'après ces lois il a blasphêmé.” Pourquoi, pendant les trois premiers siècles, envoyait-on les papes, les évêques, les prêtres à la mort? parce qu'ils défendaient aux chrétiens d’adorer les empereurs, de les regarder comme Dieu lui-même ; alors on disait : ces prêtres veulent se mêler de politique, détruire

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les lois que nous avons faites, il fau arrêter cette influence indue, cette ingé:

rence cléricale dans les affaires de l'Etat et les prêtres partaient pour le martyre. Le combat est engagé depuis 1800 ans entre ces deux puissances qui, découlant de la même source, devraient unir leurs eaux pour faire marcher la grande usine du monde, mais Hérode veut gouverner seul et faire périr Jésus, de là le conflit d'où l'Eglise est restée et restera toujours victorieuse, ‘“ Les portes de l'enfer ne prévaudront jamais contre elle ; ” on la livrera au mépris de la foule, les impies éclabousseront de l'écume de leur rage son drapeau immaculé, ils couvriront de calomnies le prêtre, entasseront mensonges sur mensonges et quand ils croiront avoir réussi à s'élever un trône de confiance dans l'esprit des peuples, tout-à-coup on entendra dans l'édifice social un craquement précurseur d'un

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ng'état marpuis qui, aient er la rode ésus, ée et ortes

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nee trame ten ….

cataclysme épouvantable. Dieu parle :

les peuples consternés se ruent les uns sur les autres, les idées qu'ils ont émises disparaissent avec eux et l'Eglise catholique est toujours là debout, attendant de nouveaux combattants pour remporter de nouvelles victoires.

Permettez-moi de vous répéter ce que nous disions dans une wz2#e précédente :

l'histoire de la vérité et de l'erreur ressemble à celle du soleil—toujours le même—dont la force dissipe les nuages —jamais les mêmes—qui l’assiègent de son lever à son coucher, depuis près de six mille ans, sans en diminuer l'éclat ni en ternir la splendeur.

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