CAUSERIE DOUZIÈME LE PRÊTRE ET LES TAXES
AUJOURD HUI le vent souffle du
a côté des taxes; les journaux
l agitent la question; on veut à
tout t prix imposer une taxe non-seulemeni sur le matériel, mais sur le spirituel, non seulement sur le corps, mais sur l’âme ; on veut taxer les aveugles, les sourdsmuets, les vieillards, les infirmes, les n.endiants et les dévots qui se mêleront d'aller à l’église; plus une église est belle
plus on veut la taxer; on appelle cela une nécessité malheureuse : mais une nécessité. De plus on veut imposer une taxe sur les enfants de 7 à 14 ans, s'ils veulent aller à l’école.
Il me semble qu'il est bien facile de comprendre qu'en taxant les communautés religieuses, on taxe leurs malades où leurs orphelins.
En Angleterre, aux Etats-Unis, ils ont ce qu'ils appellent ‘“ la maison des pauvres,” entretenue par des fonctionnaires du gouvernement ; car ces pays étant protestants, n'ont pas de religieux ni de religieuses, c’est-à-dire, de personnes assez dévouées pour prendre l'initiative ; ça se comprend; chez ces peuples, tout le monde se marie ou veut se marier, et chacun ne s'occupe que de soi, c'est le règne de l'égoïsme qui ne voit rien audelà de ses intérêts, tandis que la charité s cublie, renonce à toutes les jouissances
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