ET LES TAXES
de ce monde pour ne s'occuper que des autres. Or, voici ce qui est arrivé dans ces Etats protestants : on ramassait les pauvres crevant de faim sur les trottoirs, delaissés et abandonnés de tout le monde.
La compassion publique s’émut: on fonda “la maison des pauvres” qui coûte des sommes fabuleuses à l'Etat, et dans presque chaque maison, il y a toujours de temps à autre une enquête pour détournement de fonds. Ces maisons ne paient pas de taxes, et on trouve cela juste, en Canada comme aux Etats.
Si nos hôpitaux et asiles se fermaient, il faudrait bien recueillir le vieillard sur la rue, et bâtir une ‘“ maison des pauvres” et avoir un personnel pour les soigner ; ça coûterait au gouvernement vingt fois plus qu'il ne dépense maintenant —car ce n’est qu’un aide qu'il offre aujourd’hui à la charité—et ces maisons ne paieraient point de taxes. Est-ce parce que Îles
ne mme
198 LE PRÊTRE nôtres ont été bâties par l'initiative du dévouement religieux qu'on aurait la tyrannie de les taxer ?
Donc, plus une communauté exercerait la charité et plus elle recevrait de pauvres, plus elle paierait de taxes à cause de la plus grande valeur de ses bâtisses ?
Si ce n’est pas là de la tyrannie que de vouloir imposer la taxe à des personnes qui ménagent un million par année au gouvernement, j'aimerais bien savoir ce que c'est.
Maintenant voyons ce qui concerne les communautés enseignantes.
Je dis que faire payer la taxe à ces F communautés est encore une tyrannie.
Supprimezles communautésenseignantes et du coup il faut vous résigner à payer au moins trois millions de piastres de plus par année. Ce grand couvent dont vous À admirez la valeur en disant : autant de # perdu pour la ville, n'a pas été bâti pour