ET L'HISTOIRE
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IS petits et se sauvèrent. L'’habitant du Ur Canada va-t-il seul ? non; le prêtre est ime là, le prêtre qui, en temps d'épidémie, tre, sait affronter la mort plutôt que de laisser au son compatriote, saura, en ce “temps d'épidémie politique,” faire face au fléau nme de l’invasion étrangère. Les colons s’atl'é- tacheront à sa soutane, formant une muelisé, raille autrement impénétrable que la for- [ueur teresse de Québec. L’Angleterre enverra ortx- ses soldats, son or, ses diplomates ; on ritan-
voudra coûte que coûte, leur enlever leur langue et surtout leur religion, mais tout sera inutile ; après plus d'un siècle, leurs enfants parleront encore français, et quand on leur demandera : à quelle religion ap-, partenez-vous ? ils répondront fièrement :
à la sainte religion catholique.
Oui, c'est le prêtre qui nous a sauvés comme peuple, le prête qui a formé dans les collèges, nos hommes politiques, qui ont su défendre jusqu’au pied du trône
britannique, les droits de notre langue et .de notre sainte religion, et, s’il nous est permis d'avoir des espérances pour la vie future, si, comme catholique, nous entrevoyons la céleste patrie, nous le devons à l’enseignement et au dévouement de notre clergé. |
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