LE PRÊTRE ET L'HISTOIRE
OUS allons faire un petit bout
d'histoire; ceci nous aidera à AR venger le prêtre.
Le bon Dieu ayant fait le Canada si beau youlut y mettre un peuple choisi :
il y envoya les nobles fils de la France chrétienne. Vous connaissez tous, mes chers habitants, M. de Champlain, fondateur de Québec et M. de Maisonneuve
qui est venu planter la croix à Mont- Roval.
nn en men mm a EE EN
Quelques années après, les prêtres missionnaires avaient déjà parcouru tout le Canada à la recherche des sauvages qui jugèrent à propos d'en mettre plusieurs à mort; ce que veulent faire les sauvages blancs d'aujourd'hui. D'autres prirent leur place et les sauvages noirs se convertirent.
La France continua de nous envoyr les meilleurs de ses enfants : hommes et femmes d'une grande vertu et d’un courage que rien ne rebutait; jugez-en : on trouve courageux celui qui part d'ici pour s'en aller en chemin de fer au Manitoba :
autrement courageux et intrépides étaient ces premiers Français qui, traversant les mers sur de petits bateaux, venaient se jeter au milieu des cruels Iroquois. Pieuses dames qui m'écoutez, admirez le courage de vos devancières ne craignant pas de venir ici exposer leur vie pour vous »rocurer le bonheur dont vous jouissez :
mais que 1 trépic Dieu Suivai pour ces, |:
êtr. d tiens,
Mai
ET SES DÉTRACTEURS 25 c'est que, voyez-vous, elles regardaient encore prius loin que le Canada et voyaient déjà les portes entr'ouvertes d'une autre patrie où elles n'auraient plus qu'à se reposer. Mes chères dames, vous m'en voudriez si je ne mentionnais pas les noms glorieux des Vénérables Mères Marie de lIncarnation et Marguerite Bourgeois qui sont venues se sanctifier sur cette terre vierge d'Amérique et dont la vie et les œuvres en ont sanctifié tant d’autres : elles venaient ei Canada, mais elles regardaient plus loin, ainsi que la généreuse Delle Mance, les intrépides sœurs hospitalières de l'Hôtel- Dieu de Montréal et de Québec. Elles suivaient leurs compatriotes, les unes pour les soulager dans ieurs souffrances, les autres pour leur enseigner à être de bons citoyens et de vrais chrétiens.
Mais pendant ce temps la colonie aug
ee RS ne de ee + et ne ee de ee ee ce ee nn
ee + ee ne © mme —
mentait et le prêtre (1) ne s'occupait pas seulement des sauvages, il veillait avec un œil jaloux, aux intérêts de nos ancêtres. Que seraient devenus ces derniers, s'ils n'avaient pas eu le prêtre pour les consoler au milieu de leurs épreuves ?
Qui a abattu le tomahawk des sauvages ? qui a groupé les colons autour du clocher de la paroisse? Qui a colonisé, par exemple, l'île de Montréal ?
Ici, mes chers amis, vous me permettrez de payer un tribut de reconnaissance aux Messieurs de Saint-Sulpice.
Mes ancêtres avaient été chassés de J'Acadie et transportés à la Nouvelle- Angleterre. Qui a été les consoler dans leur exil ? un sulpicien. Qui les a fait venir au Canada ? un sulpicien ? Qui
(1) Quand je dis prêtre, j'ai l'intention de mentionner le clergé séculier et régulier. Comme les méchants de notre ‘'anada les confondent dans une même haine, nous les join-
irons dans un mêtne amour,
mis dan qua nies bor man don:
un y vous où je mera viend Conso tres e parois prière:
St-Sul Si n mes c} ils sera
les a établis à St-Jacques de l’Achigan ?
Un sulpicien. Qui a été leur premier missionnaire ? un sulpicien. Qui un jour dans un accent prophétique, disait à une quarantaire de famiuies acadiennes réunies autour d'une croix, plantée sur les bords du ruisseau Vacher : “ Vous avez mangé le pain de l'exil plutôt que d’abandonner votre foi, Dieu qui récompense un verre d’eau froide, donné en son nom, vous bénira dans vos enfants : cette table où je viens de dire la messe, se transformera en un magnifique autel où vos fils viendront y faire descendre le Dieu qui console les affligés.” Les cinquante prêtres et les cent religieuses sortis de cette paroisse n'oublieront jamais dans leurs prières les Messieurs du séminaire de St-Sulpice.
Si nos ancêtres revenaient sur la terre, mes chers habitants et artisans, comme ils seraient contents, comme ils vous féli-
DS mme me me
mets ne
citeraient en voyant le respect et la reconnaissance dont vous entourez le prêtre!
M y a quelques exceptions : sur deux millions, il y a quelques centaines de suisses et une cinquantaine d'impies, qui doivent leur éducation à des prêtres et maintenant les poursuivent de leur haine ; mais, c'est bien peu, et le peu est considéré comme rien. Il ne faut pas juger le peuple canadien par quelques lâches et poltrons qui n'ont pas le courage d’aller à confesse. Le peuple canadien ressemble à un pommier de bonnes pommes meuses. Parceque, sur mille pommes, il y en a trois ou quatre piquées des vers, faut-il pour cela couper le pommier ?
‘Parce qu'il y a‘quelques Canadiens piqués du ver de la lâcheté, faut-il pour cela jeter l'insulte aux autres ? Parce qu'un médecin a une fois empoisonné une personne, devons-nous croire que tous les médecins sont des empoisonneurs ? Parce
qui nc dien-] un te religio t-il ? :
qui pr Souve qu'à la Com c'est le pour l’e
Le p
qu'un avocat aurait une fois volé son client, allons-nous dire que tous les avocats sont des voleurs ?
Soyons fiers d’être Canadien et Canadiens-Français parce que nous portons encore dans notre cœur une de ces nobles vertus qui grandit un peuple : la vertu de reconnaissance. Du moment que nous nous séparerons de notre clergé, que nous oublierons que c’est le ministre de Dieu qui nous a fait si heureux, le nom Canadien-Français n'aura plus de sens et sera un terme de mépris. Otez-nous notre religion et notre langue, que nous resterat-il ? rien.... que le souvenir de ceux qui professaient l’une et parlaient l’autre.
Souvenir accablant qui nous torturera jusqu'à la mort.
Comme nos ancêtres, aimons le prêtre, c'est le moyen de trouver notre chemin pour l’autre patrie.
Le prêtre est tellement lié à l’histoire
du pays, qu'on ne peut faire un pas saus le rencontrer sur notre route. t pourquoi pas ? Est-ce que le prêtre n'aime pas sa patrie? parce quil est prêtre, aura-t-il perdu le droit de travailler au bonheur temporel des siens ?
Nos ancêtres ne pensaient pas comme cela. Voyons-les au grand jour de l’épreuve. Quand le drapeau fleurdelisé, drapeau qui s'était promené en vainqueur sur le monde entier, descendit de la fort+resse de Québec et que le pavillon britannique qui représentait alors, plus qu'aujourd’hui, le pavillon du protestantisme, déployait ses couleurs du haut de la citadelle, vers qui nos ancêtres tournèrentils leurs regards ? vers les nobles ? les grands de ce monde? mille fois non; ceux-ci n'eurent pas le courage de faire face à nos vainqueurs et de lutter pour les droits Ces pauvres colons délaissés par la mère-patrie, et ces grands se firent
pet:
Can là, 1 sait son d'épi de fl'i tache raille teres:
ses 5 voudr langu sera i enfan on len parten à la sa Oui, comme les coll ont su
ut