LE PRETRE AIME UNE AME PARCE QU'ELLE EST RACHETÉE PAR JESUS
Les âmes ont tant coûté ! Pour leur rendre la «■»» .f'68*
îait
vie il a fallu la mort d'un Dieu. Voilà pourquoi la R^n'
le prêtre commence à les aimer de tout son ^chaqù? cœur : c'est que Jésus, en personne, a voulu, par amour, se faire leur Rançon, leur Rédemption.
En eux-mêmes, ô Jésus, tous vos mystères Pour die ton»
7 ' •* les mystères
nous touchent profondément ; mais nous savons Réd^jj-^ que ces mystères sont pour les âmes.
Et de toute âme on peut dire : c'est pour elle que vous avez souffert les abaissements de Bethléem, les travaux obscurs de Nazareth, les travaux apostoliques de la Galilée et de la Judée, les recherches, les lassitudes, les fatigues, les chagrins, puis les outrages, la flagellation...
Tout cet ensemble de souffrances et d'ignominies fait un seul sacrifice qui se consomme dans le Sacrifice suprême : la mort sur la Croix pour racheter le monde, pour racheter chaque âme.
Je puis penser que tout le monde et toul son
1 Cor.,
passé est pour chaque âme dans les visées de F Infini : Omnia vestra sunt*. Mais ce qui n'est pas douteux, c'est que vous, ô Jésus, près duquel toute la Création est sans prix, vous êtes pour chaque âme, dans tous vos mystères et, en particulier, dans le mystère de votre immolation.
Et cela suffirait à me rendre toute âme extrêmement chère, car, avec elle, je vous aime, vous, son Rédempteur.
L'âme née à Une âme, c'est donc ce qui, dans votre pen-
son Redemp- J- ' A
qnernousUai- $££, vous vaut, ce qui vous vaut immolé, ô Ami divin des âmes.
Et si ma foi est vive, je vous verrai près de chaque âme, même éloignée, même encore séparée de l'Église, vous, ô Jésus qui avez versé votre sang pour elle, et qui m'invitez à répandre pour elle à mon tour, à défaut de mon sang mes prières, mes fatigues, mes souffrances..., vous qui voulez par moi la réconcilier, en faire, à nouveau, l'amie de Dieu, son amie divinisée ici-bas sous le voile de la foi, divinisée dans la gloire du ciel.
mons avec elle.
LE PRÊTRE AIME l\\ME DIVINISÉE PAR JESUS
Jamais nous ne ferons une assez haute idée L'âme humai-
. ne, de par sa
d une âme divinisée par la grâce sanctifiante, «»»««. **>
1 ° ' avec lange, a
par les vertus surnaturelles, par les dons du |»«*fe.detou-
I ' r tes les créa-
Saint-Esprit. lures-
Toute religion et même toute philosophie qui se respecte s'arrêtent, dans l'admiration, devant l'âme humaine. Elles saluent en elle le chefd'œuvre de Dieu, bien mieux : son image vivante.
Elles voient en elles le but de toute la Création, depuis les astres immenses jusqu'aux animaux qui la servent ou la charment.
Comme ces religions et ces philosophies, nous croyons que la spiritualité de l'âme l'élève au-dessus de toute la Création matérielle...
Mais, pour nous catholiques, la spiritualité Jj^fyjjg qui est naturelle, essentielle à notre âme, se °^J double de la divinisation.
Pas une âme humaine qui ne soit déifiée ou appelée à l'être.
Et toutes les perfections de la spiritualité, de l'intelligence, de la volonté humaine ou air. lique, quelques splendides qu'elles nous appa-
raissent, sont sans prix, auprès du plus humble degré de déification.
Tous les esprits, en effet, tant qu'ils restent dans l'ordre purement naturel, ne sont que du pur créé. La grâce, c'est du divin, Et entre le créé et le divin, il y a un abîme infranchissable même à notre pensée si elle n'était éclairée par la foi. cette déifica- Cette déification, ces dieux en germe que
tion, bienfait i i
divin, estiiée nous devenons par la grâce, sont, à les prendre
en fait à 1 In- x 077 j.
"ienfï' en eux-mêmes, indépendants de l'Incarnation. On conçoit en droit la déification par la grâce et la gloire sans Jésus.
Mais, en fait, — et ce fait est infiniment touchant, — ce n'est que par Jésus que nous vient la grâce, même au moindre degré, et que nous viendra la gloire.
avec par conséquent, près de l'âme de l'enfant qui
1 àme. Jésus x x x
q°merfaurèsai' sort ^u baptême, près de l'âme qui vient de d'eue, en eue. recevoir l'absolution, près de l'âme qui communie comme elle doit, en un mot près de toute âme justifiée et divinisée, si je sais voir, je vous verrai, Jésus, vous qui la divinisez, vous qui, avec le Père et l'Esprit-Saint, dès qu'elle est déifiée, habitez en elle.
Comme il faut donc l'aimer, puisque c'est vous aimer, ô Jésus, près d'elle, avec elle, en elle !
LE PRÊTRE AIME LES AMES. 3Al
LE PRETRE AIME UNE AME PARCE QUE JESUS L'APPELLE A LA DÉIFICATION PARFAITE, ÉTER- NELLE
Ce que nous serons un jour n'apparaît pas ^îaÊS!*!!
encore. Et cet avenir sublime est de notre côté I,arf^du
précaire : tant nous sommes faibles et exposés «^In^est
à pécher. Cependant nous devons l'espérer pour ÎÎÏTifiS toutes les âmes, et c'est pour les aider à l'atteindre que nous sommes prêtres.
Elles jouiront du même obi et ravissant dont ce bonheur
J " aura le même
jouira Jésus lui-même. Sa sainte Humanité ne ^^Ve verra pas d'autres biens que cette âme : elle Dieu les verra bien plus parfaitement, mais ce sera le même objet de bonheur.
La divinité de Jésus ne verra pas, elle-même, d'autres merveilles que l'âme la moins élevée dans la déification : elle les verra infiniment mieux, mais elle ne verra pas autre chose, puisque hors de l'Infini il n'y a rien. Notre bonheur sera donc le même, sauf le degré, que le bonheur de Jésus : entre lui et nous, même horizon pour l'esprit, même océan où no1 re cœur se plongera, palpitera d'un amour, d'un bonheur à tout rompre si nous n'étions divinisés pour le porter.
Jésus
l'Objet,
nié
qu'il en sei
Combien l'âme grandit à nos yeux quand nous la voyons ainsi destinée dans le pensée de Dieu, pour l'éternité, à la même vie, aux mêmes intuitions, aux mêmes saints et béatifiants amours que son divin Ami !
Et combien encore elle nous apparaît plus temps aimable quand nous songeons à la place et au 1boihe5rddeu r^e de Jésus dans sa béatitude !
Le bonheur éternel, comme la grâce ici-bas, pourrait, disions-nous tout à l'heure, se concevoir indépendamment de Y Incarnation. Mais en fait Jésus rentre dans ce bonheur.
C'est lui, avec le Père et l'Esprit-Saint, que les âmes contempleront dans des ravissements sans fin.
Et c'est pourquoi la perspective éternelle redouble notre amour envers toute âme, même la plus dédaignée : Jésus sera sa joie sans limite et sans fin.
L'âme, spirituelle de par sa nature et divinisée par une grâce inappréciable, nous transporterait de joie si nous voyions seulement un rayon de sa gloire ; mais Jésus lui est lié dans le passé, dans le présent, dans l'avenir. Éternellement iJ doit la ravir, elle et son corps ; et c'est, en même temps qu'elle, Jésus qu'il s'agit d'aimer.
Nous ne méconnaissons pas l'importance des fepîulrTàm°enl astres, les magnificences et les beautés de la
Toutes le" créatures in
I Cor.,
terre. Nous admirons les vraies richesses intellectuelles... Tout cela nous semble très estimable. Cependant tout cela n'est que pour entourer la sublime reine qu'est l'âme divinisée et par là même amie de Jésus.
Tout cela tend vers elle, tout cela lui appar- Etrâmepoor