AIMER LES AMES SACERDOTALES DANS LE DEVE- LOPPEMENT DE LEUR VIE
s erdoce Voilà donc Târne sacerdotale constituée dans
état d amitié
i, p'us pa.u- l'état d'amitié la plus particulière avec Notre
ctiliere avec x *■
d&iiTqu! Seigneur, initiée pleinement à Fintimité avec
doit aller - int toi:
lui, et recevant mission de la répandre le plus
possible.
Quoi de plus digne ici-bas de notre estime, de notre amour ? Et, à mesure qu'elle vit plus longtemps dans cet état, à mesure aussi elle devient plus estimable, plus aimable, car normalement son amitié divine progresse chaque jour.
S'il n'y a pas d'àme qui soit par son état aussi intimement unie à Jésus que l'âme sacerdotale, il n'y en a pas non plus qui vive dans des conditions aussi bien faites pour la développer sans cesse et grandement.
La sainte Messe, la sainte Communion facilement peu remarquée de nous parmi les grandeurs du Sacrifice, l'Office divin, les Exercices de la piété, tant d'œuvres inspirées par le zèle, et souvent tant de croix animées par la pensée de Jésus et des âmes, vont divinisant toujours
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davantage, sans que nous y pensions assez, l'âme du prêtre.
Sachons admirer, dans un prêtre qui a reçu sachons ad-
/ ,,,..,. , , mirer Jésus
récemment 1 ordination, la vie sacerdotale, pour vivant « ..-
7 7 x chement dan*
ainsi dire, en fleurs. Mais sous des dehors que 9aj2d^g l'âge et peut-être des habitudes défectueuses ont rendus plus ou moins fâcheux, ou même, parfois, choquants, sachons discerner, dans de vénérables vieillards, des trésors beaucoup plus riches de sainteté et de beauté divine, sachons voir Jésus vivant en eux magnifiquement.
Oh ! sans doute, il a pu survenir dans quelques Desinfidémé»
x x •*- à lamitié
vies sacerdotales des fautes graves. Combien ses •!•««* malheurs doivent nous inspirer de pitié ou de repentir, surtout parce que ce sont des infidé- . lités, des offenses à l'amitié la plus chère et la plus sacrée !
Mais, Dieu merci, ces âmes peuvent se relever, et il n'y a pas d'œuvre plus chère au Cœur de Jésus que d'y aider avec tout l'amour fraternel dont notre cœur est capable, en pensant que peut-être dans des difficultés semblables nous aurions offensé plus gravement encore l'Ami divin.
Et il ne manque pas d'amitiés toujours fidèles Vmii
11 » jours hdeles.
envers Jésus : elles vont s'épurant peu à peu par les sacrifices, se développant par la prière, par les œuvres saintes, par le zèle, qui, en voulant sauver, ou sanctifier davantage nos frères,
ti-;.
réagit sur notre âme pour l'attacher toujours mieux à Jésus.
consomma- Enfin il vient un jour où Famitié du prêtre
tion de I ami- ° l
pour Jésus touche à la suprême épreuve, à l'éternelle récompense. Il n'y a pas d'œuvre aussi belle que de l'aider dans cette dernière épreuve, de le secourir dans les flammes expiatrices, et de le féliciter devant Dieu de la couronne céleste.
Si Jésus est partout dans la formation et la vie du prêtre, comment oublierais- je, ô "Marie, de vous voir toujours présente, avec votre divin Fils, dans cette œuvre des œuvres : dans l'initiation progressive à la divine amitié, dans tout le développement de cette amitié ici-bas, dans sa consommation ici-bas par la mort, dans sa consommation au ciel par le bonheur éternel ? C'est grâce à vous qu'on devient l'ami très particulier de votre Fils, qu'on prend de mieux en mieux conscience de cette inappréciable intimité, qu'on lui est fidèle éternellement.
Je ne veux point non plus oublier votre très saint Époux qui est toujours avec vous. N'est-ce pas dans la sainte Famille, à jamais fêtée par l'Église, à jamais vivante : près du divin Enfant, entre vous et Joseph, que le futur prêtre, le prêtre, doit revenir sans cesse ?
Voilà la Source, le Modèle, la Patrie, le Foyer... où se forment, se retrempent, se déve-
manières d'y concourir.
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loppent les amitiés très particulières avec Jésus, et où elles se consomment, comme celle de saint Joseph, entre les bras de Jésus et de Marie.
Heureux celui qui travaille à préparer cette Bénisouceiai
•i *■ l qui travaille
merveille si chère au Sacré Cœur : l'amitié t[(?vJZ
ucs <j*u\ rcs.
intime, à part, que tout bon prêtre contracte '^^3™ avec Jésus.
Heureux ceux qui, par des retraites pastorales, par des écrits, par des exhortations au Saint Tribunal, par un mot d'encouragement dans la conversation, favorisent cette intimité du prêtre avec son divin Ami !
Bénis soient ceux qui consacrent leur vie, dans les petits et les grands Séminaires, à préparer des amis fidèles, dévoués jusqu'au sacrifice à Jésus.
Bénies soient les associations entre prêtres qui les aident à se maintenir et à se perfectionner dans rintimité de Jésus, et dans le zèle pour le faire connaître, servir, aimer. Pie X, dans son Exhortation au clergé, recommande fortement ces unions, et en nomme et recommande une tout particulièrement1.
Les fidèles peuvent collaborer eux-mêmes à cette œuvre des œuvres. Ils peuvent y contribuer par l'aumône : est-il aumône mieux placée que