LES PAUVRES
La pauvreté en esprit, et la pauvreté
réelle béatifiée, et particulièrement digne d'dmour pour l'ami de Jésus.
« Secourir les misérables, disait un poète païen, c'est prolonger leur misère. >; Yoifà bien le cœur humain quand la charité de Jésus ne l'a pas encore touché ! Abandonner le pauvre, repousser le misérable était une attitude très
LE PRÊTRE AIME LES PAUVRES. 3c)r
commune parmi les païens. Comme Jésus encore sur ce point a illuminé et transformé la vie !
Il a proclamé bienheureux les pauvres : les pauvres, c'est-à-dire ceux qui sont en esprit détachés des biens de la terre, mais aussi ceux qui de fait ne jouissent point des richesses de ce monde.
Beaucoup de ceux qui écoutaient le Sermon sur la montagne étaient ainsi pauvres en réalité, et Jésus les proclamait bienheureux, et leur promettait le Royaume des cieux.
Et par votre exemple vous ouvriez, ô divin i/exempie
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Maître, une voie nouvelle à l'affection, au dé- .f.
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vouement des hommes. Non content de béatifier ^Ivé&S* les pauvres, vous les avez pris en affection, ils sont vos amis, vos amis préférés, que vous comblez de vos grâces, que vous favorisez de vos miracles.
Et telles sont les dispositions que vous avez inspirées à votre Église : elle se glorifie de ses pauvres comme d'une de ses meilleures richesses, et ses plus grands orateurs ont célébré leur éminente dignité.
Il n'est guère de créatures à travers lesquelles votre prêtre puisse aussi bien et aussi sûrement vous témoigner son amitié. Il aura donc une inclination du cœur pour le pauvre, il en fera son préféré, comme vous feriez si vous étiez là.
Et, en effet, vous êtes là : dans l'Eucharistie