‹ Le prêtre intimeChapitre 119 sur 191 · LES VIEILLADS, LES MALADES · texte numérisé non relu

LES VIEILLADS, LES MALADES

« Ce que vous avez fait au moindre de vos frères, c'est à moi que vous l'avez fait. »

M VTTII. XXV, 40.)

i Tout service que vous

n'avez pas rendu à un de ces

petits, c'est à moi-même que

vous avez omis de le rendre. »

(Ibid. 45.)

Le prêtre, en union avec son Ami adoré, Jésus, aime les pauvres, les vieillards, les malades.

Il nous est bon de méditer sur l'amitié de où vomies

préférences

Jésus envers ceux que Famitié humaine trop

de Jésus? —

Là doivent aller les préférences de son ami très pirliculier.

souvent trahit ou néglige.

Très facilement la précaire amitié humaine fait défaut aux pauvres, abandonne les vieillards, se rebute devant les malades.

Il n'en est pas ainsi de Famitié divine, de Famitié de Jésus. Tout au contraire, elle se complaît particulièrement dans ceux que le dénûment, l'âge ou la souffrance rendent à charge. Et le prêtre doit imiter ces préférences de Jésus.

Nous ne dirons pas que les tendances bonnes De ce coi

, , , , , «"' fait pi

et en même temps agréables de la nature ne puissent pas être divinisées par la foi et la charité surnaturelles. Mais il est évident, cependant, qu'on est, d'ordinaire, plus sûr de faire du divin quand on agit à rencontre de la nature défectueuse : agendo contra*. Et il faut lutter "Et»

saint Ignace.

contre elle pour imiter les préférences de Notre Seigneur envers les pauvres, pour trouver donc plus sûrement le divin de leur côté. Nous sommes plus sûrs aussi — et il n'est rien de plus encou-

Icilement du surnaturel.

3qo

rageant — de provoquer davantage les complaisances de notre Ami adoré. Vraiment l'amour des pauvres, de tout ce qui est misérable, est le triomphe de la foi et de notre amitié avec Jésus.

Sans doute, notre charité n'est pas sans rencontrer des consolations dans la reconnaissance de ceux que Ton abandonne et qui sont touchés de notre affection sincère. Mais ce n'est pas ce qu'elle cherche. Une seule question la préoccupe. Qu'est-ce que je vous vois préférer dans l'Évangile, ô Jésus, vous qui aimez tous les hommes ? Ce sont les malades que vous guérissez, les lépreux que vous purifiez, les pauvres que vous évangélisez et secourez...

Aussi nos préférences iront-elles de ce côtér du coté où l'on est plus à plaindre, où l'on est plus dénué, où Ion souffre davantage.

Page 1