LES MALADES
Quand même il n'y a pas pour eux danger prochain de mort, les malades sont cependant déjà très particulièrement chers à Jésus, parce qu'ils souffrent, et parce que, autour d'eux, si l'on s'écoute, on a bientôt fait de les trouver à charge, comme les vieillards. Mais quand le danger de mort approche, on dirait que la sollicitude du divin Sauveur pour le malade redouble, et si bien, qu'il tient à venir en personne, pour être son Viatique, son suprême Consolateur, et à lui procurer un autre Sacrement qui efface en son âme les restes du péché et lui donne, avec plus de grâce, le réconfort et les joies de la divine amitié.
Combien les malades, par leur? souffrances, et, à plus f'»ruraison, quand
ils se trouvent en danger prochain de mort, sont «hersà Jésus.
"Le prêlre doit pari- .
-nces.
ces sollicitudes â part.
Le prêtre se fera un devoir sacré d'interpréter et d'imiter les dispositions du Sacré Cœur envers les malades. Il y faut du tact. Et nous nous rappelons, par exemple, tel prêtre vénérable qui, dans une ville assez importante, commençait toujours ses démarches par une visite au salon, dans laquelle il se contentait de demander avec grand intérêt et en ami des nouvelles du malade. Puis il revenait pour visiter le malade luimême, encore en ami qui vient chercher, avec vive sympathie, des nouvelles de son état. 11 revenait enfin et mettait tout son cœur, unefoi profonde, à le réconcilier, à l'exhorter, à l'administrer ; car, s'il y faut de la délicatesse, il y faut aussi un grand zèle, une foi vive, ardente : il y va de l'amitié ou de l'inimitié éternelle entre ce pauvre malade, — parfois bien coupable, toujours humainement bien à plaindre — et Jésus.
L'itmitié éternelle avec
ou la séparation éternelle d'avec lui.
Pour toute âme enfin se
pose, un jour, a
l'égard de Jésus la question d'amitié éternelle, ou de séparation sans retour.
L'absence de Jésus sur la terre devrait être un dur enfer, mais quel dur enfer dans l'éternité !
Être avec Jésus c'est, dès cette vie, un doux paradis, mais quel paradis dans l'autre vie !
Aussi avec quel amour, jamais découragé,. p?éoccDi?PUeSr jamais rebuté, Jésus cherche l'âme, pour la
Combien
cette question
doit nous
réconcilier et lui donner le baiser de l'amitié p°ur ?ou» et
pour les au-
divine ! lres-
De même Famour du prêtre doit-il la chercher, la poursuivre doucement, mais fortement, pour la donner à F Ami divin, la fixer à jamais en lui. Toute âme vaut la nôtre. Pour la nôtre, être ou n'être pas à jamais Famie de Jésus : voilà la question suprême à laquelle toutes les autres se subordonnent "ou bien sont sans importance éternelle. Mais la même question se pose pour toutes les âmes qui nous entourent et doit intéresser extrêmement notre zèle envers elles et même envers toutes les âmes humaines.
C'est la question du bien ou du mal éternellement distincts, éternellement opposés, et c'est en même temps celle du bonheur ou du malheur éternel, qui, à chaque instant, pour bien des âmes, se résout définitivement.
V I NGT- N !•: U V I È M E É L É V AT [0 X
LE PRETRE, EN UNION
AVEC SON AMI ADORÉ, JÉSUS