‹ Le prêtre intimeChapitre 124 sur 191 · NOUS VOULONS ÉTUDIER LA VERITE · texte numérisé non relu

NOUS VOULONS ÉTUDIER LA VERITE

a ia diffé- Nous n'avons pas les privilèges des Apôtres,

rcncc des

Apôtres favo- Jésus et son divin Esprit les ont favorisés de la

risés de la p x

sc.eacein- p]us riche scieuce infuse. Encore voyons-nous,

fuse, — nous x u '

devons eu,- chose curieuse et édifiante, saint Paul réclamer

cher laboneu- "

sevé?ité.1,1 ses livres et ses manuscrits*. Et le moyen de ']lTi"1" douter cIue les autres Apôtres n'aient lu habituellement les saintes Écritures?

Pour nous, nous conquérons la vérité par l'étude, sauf à la goûter mieux dans l'oraison, et à y recevoir, parfois sans nous en douter, un supplément de lumière.

Il y a plus d'une raison d'étudier conscien-

cieusement la Théologie et tous les enseignements qui gravitent autour d'elle.

Mais je n'en sais point de meilleure que celle qui jaillit de toutes ces méditations : le prêtre qui n'étudie pas est un ami indigne de Jésus : il n'a pas à cœur de lui faire plaisir et honneur.

Tandis que le monde voit ses serviteurs se livrer à des travaux très durs, parfois gigantesques, pour lui plaire et mériter ses faveurs, quelle pitié si, nous, les serviteurs, les amis du Maître et du Vainqueur du monde, du Dieu Rédempteur et Sauveur, nous ne savons pas, — pour lui gagner des âmes, pour le glorifier luimême devant les hommes, — cultiver avec intensité la vérité !

Tout ce qui rentre dans vos intérêts, ô Jésus, réclame notre étude : Doctrine de votre Église, son Droit et sa Législation, sa Liturgie, son Histoire, ses Saints...

Mais votre Personne, par-dessus tout, la réclame. Et n'est-ce pas le plus grand bonheur de cette vie que de vous étudier ! Est-il plus grand honneur, devoir plus sacré ? Ai-je compris ce bonheur ? N 'ai-je pas beaucoup manqué à ce devoir, failli à cet honneur, ami indigne de vous, ami infidèle h votre élection de choix, à vos préférences ?

Nous devons, en vue de mieux savoir et servir la vérité, étudier l'erreur, afin de pouvoir plus

Le rapport

immédiat à

l'amitié de

Jésus, à la

Personne de

Jésus, est la

meilleure

parmi bien

des raisons

d'étudier

la vérité.

i Ibser1 sur l'étude

mieux

4o6 LE PRÊTRE INTIME.

défendre ia efficacement lutter contre elle. Sauf nécessité :

vente. —

dérld vfAi". (( P°ur conserver l'union dans l'intégrité de la m deia foi. doctrine, disait S. S. Pie X, dans son Allocution du 27 mai 1914 aux Cardinaux, mettez en garde, et particulièrement les prêtres, contre la fréquentation des hommes de doctrine suspecte, contre la lecture des livres et des journaux, je ne dirai pas des plus mauvais, dont s'écarte tout honnête homme, mais aussi de ceux qui ne sont pas complètement appouvés par l'Église, parce que Fair qu'on y respire est meurtrier et parce qu'il est impossible de manier la poix sans se salir. »

Pie X avait donné les mêmes graves avis dans son Exhortation au clergé : « 11 arrive, hélas ! trop fréquemment de nos jours, que des membres du clergé se laissent peu à peu envahir par les ténèbres du doute et s'engagent dans les voies perverses du siècle, surtout parce qu'ils préfèrent aux livres pieux et divins toutes sortes de livres très différents et une multitude de journaux qui répandent à profusion l'erreur • Exh. nœ. subtile et la corruption*. »

vni nnimo, 1

alinéa se. jj y a une virginité de la foi qu'il ne faut pas exposer au péril sans raison et sans un travail positif à l'encontre de l'erreur. Un homme de talent a dépensé beaucoup de temps, de réflexion, d'ingéniosité, pour exposer le faux ; et le lecteur, d'ordinaire beaucoup moins intelli-

Igent que lui, lit, sans y être obligé et sans réagir par un très sérieux travail, ce livre dangereux : la partie n'est pas égale, on est la prudence ? . Et souvent, Ami adorable, il s'agit de vous dans ces livres, ces revues, ces journaux. C'est vous à qui Ton en veut sournoisement, ou qu'on attaque ouvertement, que parfois on outrage. Celui qui se permet ces sortes de lectures supporterait-il qu'on traitât ainsi sa mère ?

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