ET DÉTESTE LE .MAL
Que tout ce qui est vrai...
soit l'entretien de vos pensées. »
(Philip., iv, 8.)
- in... dans je ne sais quel drame allemand... dit :
« Donnez-moi une erreur dogmatique, et je vous cède en i échange un siècle de péché.
Mgr Ga] Retraite, 10e instruction.)
Le prêtre, en union avec son Ami adoré, Jésus, aime le bien et déteste le péché.
Tout est adorable en Notre Seigneur, mais i'ne disposi-
. . " tion à adorée
particulièrement cette disposition : il n'y a dans dansiecoeni
A f u de Jésus.
son Cœur que le désir et l'amour du bien ; il n'y a qu'une haine, la haine du péché et des démons, comme de l'erreur.
Qu'on n'objecte pas que Jésus haïssait les pharisiens : il exhale souvent de leur côté les appels les plus touchants à la conversion. Mais comment oublierait-il qu'ils sont les artisans du péché, et du péché le plus grave ? C'est cette volonté du péché, c'est le dessein arrêté de pervertir les âmes, qu'il déteste et poursuit en eux.
Et tout vrai prêtre en cela voudra l'imiter : il aura une tendresse maternelle pour les pécheurs, mais il combattra avec énergie le péché comme l'erreur.
Oui, la haine du mal, et l'amour du bien, voilà ce que Dieu veut voir et toujours plus parfaitement en nous ; c'est par là qu'il juge les âmes.
Dans quelle mesure une âme aime-t-elle le . Jl^
1 aines, surtout
bien, le bien suprême, et déteste-t-elle le mal, ^,. ; le mal suprême, le poché ? Dans quelle mesure s'efîorce-t-ellë de développer en elle et autour ^'vr'T 'Li!
4l4 LE PRÊTRE INTIME.
d'elle plus de haine du mal et plus d'amour du bien ? C'est la grande question de la vie, surtout de la vie sacerdotale. Nous devons nousmêmes nous juger à ce signe : allons-nous aimant davantage le bien, et détestant davantage le mal ?
Hélas ! il arrive assez souvent qu'en avançant dans la vie, une âme devient, au contraire, peu à peu plus sensible à autre chose. Le bien qui la préoccupe, c'est son petit bien-être, son petit honneur, sa petite influence.
Et le mal qui l'inquiète ou l'absorbe, c'est une humiliation, c'est une souffrance, c'est un chagrin...
Et sans doute, il ne s'agit point de devenir insensible à ces petits maux ou à ces petits biens. Le ciel seul peut nous élever absolument au-dessus des impressions dont ils nous pénètrent.
Mais ce que nous pouvons faire, c'est de tâcher d'en sourire, de nous humilier en nous voyant si attentifs aux petits échecs de notre amour-propre, si sensibles aux petites satisfactions de notre vanité, de notre orgueil, et de n'aller pas, au contraire, nous souciant toujours davantage du bien ou du mal de Jésus.
Ji5