AIMER LE BIEN, SURTOUT LE BIEN SURNATUREL
Intéressante en elle-même, la vérité naturelle Êiresympa-
tluque a tout
nous intéresse encore plus, parce qu elle est de £™nJ%^ fait une avant-cournère de la lumière divine. ql;;reelleenacdee Aussi nous l'estimons, nous la cultivons avec m^std'oa„t soin, — bien que la vérité divine reste notre J^ifcS!
, . i a. tion surnatu-
domaine propre, — et nous ne voulons pas être relie. en défaut à son endroit par le moindre mensonge, par la moindre hypocrisie.
De même nous ne mépriserons aucun véritable bien naturel, car un tel bien est déjà précieux par lui-même.
Mais il y a bien mieux : la nature, en ce qu'elle a de vrai et de bon, est comme la matière que Dieu, par sa grâce, exploite pour la Création nouvelle, bien plus grande, bien plus belle : du bien surnaturel.
Pour la première Création, il se servit, si j'ose dire, du néant, il créa tout de rien. Pour la seconde Création, il se sert de la nature, la grâce ne la détruit pas, mais la transforme.
Tout véritable bien naturel trouvera donc le prêtre sympathique et encourageant.
Mais enfin, si le néant n'est rien devant la Création naturelle, la Création naturelle est, à ^ --"
Al6 LE PRÊTRE INTIME.
mer et aimer son tour, un peu comme un néant devant la
le bien surna- ' x
turei. com- Création surnaturelle.
bien il est
précieux en £|- même nous devons estimer toute la Création naturelle possible moins précieuse que le plus humble degré de bien surnaturel.
Voilà donc le bien que nous voudrons pardessus tout, que nous tâcherons d'acquérir nousmêmes plus richement tous les jours, que nous encouragerons les âmes à acquérir sans cesse : le bien surnaturel.
comment les Le bien qui vient directement de Jésus, le
plus précieux L
,1se(irnn°asiubr^s bien qui, par Jésus, nous proportionne et nous dSTjS umt à Dieu : le bien de la foi par lequel nous en personne. croyons jésus avec }e père et EEsprit-Saint ; le
bien de l'espérance théologale, par lequel nous l'attendons lui-même, lui, Jésus ; le bien de la charité théologale par lequel nous l'aimons ; le bien de toutes les vertus divines qui, à travers les créatures, nous unissent à Dieu, à Jésus ; le bien de la vision intuitive qui nous mettra directement en face de Dieu, de Jésus.
Je sais bien, o Ami adoré, que je balbutie quand je parle du moins élevé de ces biens ; mais que dirai-je si je veux en exprimer le moindre rapport avec vous !
Sous tout bien surnaturel je vous trouve, vous-même, comme sa source qui l'a mérité dans le passé, qui lin fine dans le présent.
Et je crois que tout bien surnaturel est pour
LE PRÊTRE AIME LE BIEN. 4l/
nous préparer à l'union avec vous. Je crois que les plus élevés parmi les biens surnaturels nous unissent, en effet, à vous, permettent à notre intelligence, à notre volonté, de vous embrasser, de vivre de vous.
Et l'amour du bien s'allie à merveille avec Jf—™***
bien s allie au
l'amour des personnes. Grâces à Dieu, le bien .Tieux a'7c
I ' I amour des
est vivant en beaucoup d'âmes. Et nous pou- Per*onnesvons l'aimer en même temps qu'elles.
Et quand il en est séparé, quand les âmes vivent — si c'est là une vie ! — pauvres ou vides de bien surnaturel, nous aimons ce bien divin pour elles, nous leur voulons ce bien. Et ainsi aimons-nous, du même coup, le bien et les âmes.