‹ Le prêtre intimeChapitre 133 sur 191 · TROIS ACTES DE LA PIETE INDIVIDUELLE PLUS NÉCESSAIRES · texte numérisé non relu

TROIS ACTES DE LA PIETE INDIVIDUELLE PLUS NÉCESSAIRES

Ces actes de la piété plus nécessaires, Sa Sainteté Pie X les ramène à trois pour chaque

jour : c'est la méditation ou oraison, — la lecture de piété, — l'examen du soir. 11 faut lire là-dessus les pages particulièrement pressantes de son Exhortation au clergé. Nous voulons en parler seulement au point de vue général de ces Élévations : l'amitié avec Jésus.

•S.& PikX :

Exbort. Hœremt anima.

alinéa-. .1 .

L'oraison, colloque, épanchement et don mutuels entre - et le prêtre. — Communications spéciales ou mystique- pour

-:-UQï.

Colloque et

don au moins de simple foi.

Réfléchir

pour tous les

actes de

l'oraison à

cette ;

récip;

I. — L'oraison *. — L'amitié, avons-nous dit, c'est un amour réciproque. L'entrevue de l'oraison sera donc un colloque, un épanchement et un don mutuels entre Jésus et son ami.

Nous espérons qu'ils ne sont pas si rares les prêtres pour qui l'oraison est plus qu'un colloque de simple foi. Si l'heure d'adoration, en particulier, contribue à. donner ce caractère, chez un assez bon nombre, à l'oraison sacerdotale, serait-ce étonnant ?

Cela, du reste, est si bien dans les données de l'amitié intime avec Jésus : je lui parle, il me parle ; je l'avise, il m'avise.

Mais quand même l'oraison ne prendrait pas ce caractère de communications spéciales, le seul colloque de la foi est si bon !

Je crois que vous êtes présent, que votre Divinité m'enveloppe, ô Jésus, de votre regard, de votre amour infiniment attentifs, que par la grâce vous habitez en moi, et que vous avez quelque chose à me dire et à me communiquer. Si je fais un acte d'amour, je dois croire

CERTAINS ACTES DE l' AMITIÉ DIVINE. ($1

que vous me répondez. Quand je vous dis, ô Jésus : Je vous aime, je crois comme une vérité de foi que vous me dites aussi à votre manière : Je t'aime : Ego diligentes me diligo * .

Et cette idée de réciprocité entre vo'us et mon âme, je puis l'appliquer à tous les actes de l'oraison. Si j'adore, vous accueillez mes adorations, vous vous unissez à elles pour adorer le Père. Si je réfléchis, vous me répondez encore et vous m'aidez à faire la lumière sur telle vertu à pratiquer.

Je prie : vous êtes toujours prêt à me faire des communications dont je ne soupçonne pas l'importance et le prix.

Je me donne, vous vous donnez. Je prends des résolutions : de vous offrir tel sacrifice, de lutter contre tel défaut, d'apporter un soin particulier à tel ou tel acte. Grand Dieu, comme vous me répondez ! 11 n'est point besoin pour vous des résolutions. Elles sont prises de toute éternité, et c'est de me combler de grâces à ce moment et à tout moment où je fais quelque chose pour vous plaire.

II. — Les lectures de piété. — Le second exercice individuel de l'amitié que le Souverain Pontife recommande très vivement, ce sont les lectures de piété. Il semble que. pendant ces lectures, ce soient les livres, ces vrais aniisr/

Prov.

qui nous parlent ; mais en réalité, c'est Jésus que par eux nous entendons, c'est Jésus qui par eux nous éclaire, nous reprend, nous réveille, secoue notre torpeur, nous rappelle à nos devoirs et à la perfection. Dans la voix de ces amis, si bienveillants et si fidèles, c'est la voix de mon suprême Ami que je dois entendre, «sus (( Qui donc ignore Finfluence immense qu'exerce

lit par ^- ° T-

sur l'esprit d'un ami la voix de l'ami qui l'avertit franchement, l'aide de ses conseils, le reprend, le relève, le détourne de l'erreur ? « Bienheureux celui qui trouve un ami véri-

• Ecciûxvr, (( table *... » — « Celui qui l'a trouvé a trouvé

• 6/v/., vi. i4. (( uri trésor*.)) Nous devons, dès lors, mettre

les livres pieux au nombre de nos amis vraiment fidèles.

« Car ils nous rappellent sévèrement à nos devoirs et aux prescriptions de la discipline légitime ; ils réveillent dans nos cœurs les voix célestes qu'on voudrait y étouffer ; ils secouent la torpeur de nos bons propos ; ils ne nous laissent pas nous endormir dans une tranquillité perfide : ils nous reprochent nos affections . moins recommandables ou dissimulées ; ils découvrent aux imprudents les dangers qui souvent les attendent. Ils vous rendent tous ces bons offices avec une bienveillance si discrète qu'ils sont pour nous, non seulement des amis, mais encore, et de beaucoup, les meilleurs des

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