LES FINS DERNIÈRES
« Je serai jugée par Celui que j'aime. »
(Sainte Thérèse.)
Le prêtre, ami de Jésus, devant les Fins dernières.
Il n'est rien pour nous de plus saisissant que les Fins dernières : la mort, le jugement, le ciel. 11 y va de tout pour nous. Ce ne sont plus là seulement des questions de vie et de mort, mais des questions de vie ou de mort éternelle.
Être ou n'être pas à jamais heureux, voilà le problème redoutable que posent, et à bref ciblai, devant nous ces mystères.
Si je me place au point de vue de la charité la mieux entendue envers moi-même : tout Tintérôt des dogmes, de la morale, du monde, de la vie, de l'éternité... vient se concentrer dans ces questions : la mort m'uniia-t-elle à Dieu ou me séparera -t-elle de lui ? Le jugement me reléguera-t-il dans l'horrible enfer, ou m'ouvrira-t-il le ciel ravissant ? Rien de plus sérieux, de plus imposant, de plus critique, de plus dramatique, de mieux fait pour saisir l'âme, pour ébranler le cœur, pour changer Ja vie.
11 est des Religieux très apostoliques qui doivent méditer pour leur compte toutes les semaines les Fins dernières, et auxquels on prescrit de ne jamais donner sans les prêcher une retraite ou une mission.
La pensée de l'amitié de Jésus leur donne un caractère infiniment touchant.
Aimer a nous rencontrer avec uotre divin Ami
dans ces mystères.
Considérées au regard de Jésus et de son amitié, les Fins dernières gardent toute leur gravité, mais quelle onction pénétrante elles gagnent à être méditées de ce point de vue !
Nous devons aimer à nous rencontrer à l'avance avec Jésus dans la contemplation souverainement sérieuse de la mort, du jugement, de l'enfer et du ciel.
Il nous faut considérer ce qu'en pense pour nous notre divin Ami, ce que nous devons en penser devant lui.