‹ Le prêtre intimeChapitre 145 sur 191 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

côté, l'expérience, avec plus d'intérêt et plus d'amour, . de l'âme et de la vie sacerdotale ?

C'est sans cesse : par les peines, par les travaux, par les joies, par les grâces de la prière, que vous dites à l'âme sacerdotale, comme à Pierre : M'aimestu ?

Vous êtes donc, ô Jésus, mon horizon, l'horizon, J':sus e»t no-

' ' ' tre Horizon.

non pas de mes yeux, mais de mon âme, de mes pensées et de mes désirs. L'horizon dont votre Divinité est le ciel, et dont la terre ou l'océan sont votre sainte Humanité avec ses perfections divinement riches et profondes...

Vous êtes le soleil de nos jours. Dès notre premier LeSoW

. , . , . . de nos jours.

éveil, votre souvenir est pour nous comme une divine Aurore ; Soleil adorable, vous vous levez sur notre âme dans l'oraison, il faut que vous la dominiez, que vous l'éclairiez toute la journée, depuis votre divin Sacrifice jusqu'aux actes les plus ordinaires : soit que nous mangions, soit que nous buvions, quoi que nous fassions, que ce soit pour votre glcire.* ' ' '■■

Et je puis bien encore ici songer que la réciprocité ne manque pas. Le soleil ne pense pas aux choses qu'il éclaire. Vous, ô divin Soleil, vous y pensez avec un amour immense.

Vous êtes, ô Jésus, la principale Réminiscence, di- Le &rand

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sons mieux, le grand Souvenir de nos nuits. Chaque ■o»buîu. fois que dans notre repos nous vous retrouvons, notre cœur n'a rien de plus pressé que de vous dire un mot d'adoration, d'amour, de prière...

Et comme vous nous répondez : par l'amour, des bénédictions, des grâces très précieuses !

n..tSUFamiiic- Et vous êtes, avec le Père et l'Esprit-Saint, avec supérieure. Marie et Joseph, avec vos anges et vos saints, la famille supérieure, où nous aimons à rentrer sans cesse.

Vous êtes pour nous, et au suprême degré, tout vrai bien. Et l'on pourrait graver dans la maison de tous les prêtres, ces deux vers délicieux d'un poète païen que l'on trouve, si je ne me trompe, dans la cellule de la plupart des Chartreux : Tu mihi curarum Requies; les soucis, et parfois désolants, viennent fatiguer l'âme sacerdotale; vous en êtes, ô Jésus, l'apaisement, le repos.

Oserai-je dire aussi que vous voulez prendre dans votre prêtre le repos de vos ardeurs non satisfaites ?

Tu nocte, vel atra, Lumen : Vous êtes la lumière de mes ténèbres même les plus noires. Oui, il y a dans la vie des heures sombres, On n,y voit plus, c'est la nuit, parfois la tempête terrible, on craint que ce ne soit l'abîme. Vous êtes, ô Jésus, la lumière de toutes nos heures, mais surtout de ces heures ténébreuses.

Et j'ose dire que le prêtre est pour vous, à son tour, une lumière qui vous console bien mieux que la lampe du Sanctuaire. Il est des paroisses où il fait nuit dans les âmes autour de vous, autant et plus qu'autour de beaucoup de tabernacles matériels quand le soleil a disparu. Et votre prêtre peut être pour vous, ô Jésus, par son souvenir ardent d'amour, par sa visite fervente, la lumière de ces ténèbres.

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