ÉPILOGUE. 45r
ristie, et ils apprennent, à cette double école, à se soumettre en tout à votre parole, à votre loi.
Vous régnerez sur mon esprit et mes pensées : Jésus régner
. . sur mon
vous serez mon Point de vue divin. Netes-vous esprit. - n
sera mon
pas, ô Jésus, le point de vue de votre Père, le but Point de vu qu'il a visé toujours et en toutes choses ! Il n'a rien créé, ni une étoile, ni un atome, sinon pour vous.
Très souvent je ne vois pas, dans la conduite de toutes choses par la Providence, ce rapport au but suprême que vous êtes. Mais je n'en puis douter, du moment que vous êtes Dieu.
Profondément convaincu que vous êtes Dieu aussi véritablement que vous êtes mon Ami, je verrai toutes choses par rapport à vous.
Tout ce qui va contre vous est mal, et tout ce qui est vrai et bien est à mes yeux orienté d'une manière plus ou moins prochaine vers vous.
On parle beaucoup de théorie et d'expérience » sera
ma grande
religieuse. Vous êtes, ô Jésus, la grande Théorie et Théorie. la grande Expérience de ma vie sacerdotale.
Toute la lumière dont notre esprit peut ici-bas recueillir les rayons pâlit auprès de cette lumière incomparable qui, dans l'âme sacerdotale firîèle à l'étude et la contemplation, peut aller tous les jours s'enrichissant, s'aïïermissant, s'animant de flamme et d'amour.
D'autres s'occuperont des sciences profanes. Un bon nombre même de prêtres seront invrités par leurs aptitudes, leurs goûts, et appelés par la Providence à la culture de ces sciences. Mais pour eux
les théories purement humaines et les travaux qu'elles réclament devront être dirigés, en définitive, vers vous, ô Jésus, et ne prétendront, en dernière analyse, que vous honorer, vous, et votre Église. Ainsi êtes-vous la grande occupation de la pensée sacerdotale.
Ne pourrais-je pas ajouter que le sacerdoce, à son tour, est, avec le Père, votre grande préoccupation. Si vous ne voyiez pas vos Apôtres d'abord, puis tous les prêtres au cours des siècles près de vous ou autour de vous, il manquerait une chose très importante dans votre divin horizon sur le monde. Et chaque prêtre peut s'appliquer un peu cette réflexion : il a, ô divin Maître et Ami, une place à part dans votre pensée.
Et vous êtes pour lui encore la grande Expérience. C'est, d'ordinaire, de bonne heure que nous vous expérimentons : vous avez souvent des rayons plus vifs, des touches plus pénétrantes pour l'âme du futur prêtre. Comment enfant, adolescent, jeune homme, ne serait-il pas saisi, et, à certaines heures, enthousiasmé par vous ?
Et, si plus tard il vous expérimente moins par la sensibilité, il fera plus réellement et plus profondément que jamais cette expérience par le cœur, la volonté, la vie, par les souffrances comme par les devoirs, par les déceptions, par les calomnies, par l'insuccès final et apparent d'œuvres qui promettaient des merveilles, par des angoisses, par des consolations profondes, par la mort...
Ne puis- je pas dire aussi que vous faites, de votre