‹ Le prêtre intimeChapitre 22 sur 191 · CONSÉQUENCES · texte numérisé non relu

CONSÉQUENCES

Par la loi divine

nous

avons affaire

" sus

qui

commande,

défend ou permet.

Cf. surtout Ps. aviu.

Si j'ai bien saisi cette vérité, je vois, sous toutes choses que la Providence me fait rencontrer, Jésus qui se présente pour que nous nous aimions tous deux, que nous nous donnions Fun à l'autre.

Qu'est-ce que la loi divine ? Elle ne réapparaît pas seulement comme quelque chose de souverainement respectable, de très saintement impératif ; mais elle est, pour moi, Dieu, Jésus en personne, qm commande, ou défend, ou permet. Regarder la loi divine en elle-même est déjà excellent, nécessaire ; mais la voir en Jésus, voir Jésus en elle, est meilleur : je craindrai ainsi bien plus de la blesser, parce que, en la blessant, je blesserai Jésus même.

Le péché ne sera pas pour moi seulement un désordre, une faute contre quelque chose de sacré, mais une faute contre Dieu même, contre mon Ami adoré, Jésus.

Le Psalmiste* manque d'expressions pour nous redire combien la loi de Dieu est aimable. C'est une litanie sans fin que celle où il chante ses charmes, sa sainteté et son pouvoir sanotifi-

cateur... Comme ces paroles me frappent plus encore quand je sais que la Loi divine, c'est Jésus ! Je puis faire une excellente méditation en réfléchissant sur toutes ces paroles du psaume 118, si je les applique à votre Personne, ô Jésus, en même temps qu'à la loi divine : « Bienheureux ceux qui marchent immaculés dans la voie. » Cette Voie, c'est la Loi, et c'est Vous... Je me réjouis en trouvant la loi divine, avec vous, comme « celui qui s'empare des nombreuses dépouilles... etc. Elle est plus désirable pour moi que l'or ou les pierres précieuses, elle m'est plus douce que le miel... »

Les conseils ne sont pas seulement de divines Par

1 t les conseils

invitations de l'Ecriture Sainte ou de l'Eglise nousrt..

° ? avons alldire

c'est Jésus en personne qui désire, qui invite Vinv'îte. sans commander, ni menacer. Et alors ces conseils me paraissent bien plus aimables. Comment résister aux simples désirs d'un pareil Ami? Tous les articles des Constitutions religieuses Larègie

**■ religieuse.

se transfigurent aux yeux de l'âme. Elle entend dans la cloche, dans chaque article qui règle sa vie, la voix, le cœur de Jésus qui l'appelle. Et les vœux que sont-ils ? Parlons seulement s

A voici Jésus

des trois principaux. Que prétend une àme par ,.ua;;e'|[;;nnt.t le vœu de virginité ? Sous ce vœu, si elle est bien TOUf éclairée, que voit-elle ? Vous-même en personne, !a malièw ô Jésus, vous, comme la Beauté suprême qu'elle spécul veut aimer uniquement.

Et les chrétiens dans la vie conjugale ne peuvent-ils pas, au-dessus de l'époux qu'ils aiment seul parmi les créatures, voir Jésus, l'Epoux divin ?

Par le vœu de pauvreté, que prétend l'âme religieuse ? Elle vous estime, ô Jésus, comme le Trésor suprême, éternel, unique, et elle vous choisit pour son unique richesse.

Et ceux qui ne pratiquent pas la pauvreté extérieure parfaite, — ils sont innombrables, — devraient toujours vous voir au-dessus des biens de ce monde, vous le Bien suprême.

Est-ce que par le vœu d'obéissance on s'oblige seulement à obéir à un supérieur, à une règle ? Oui, l'on s'oblige, et de la manière la plus sacrée, à faire la volonté des représentants de Dieu ; mais quelle pitié si l'on ne vous voit pas audessus du supérieur légitime, de la règle, vous, Jésus, le Supérieur adorable, et infiniment aimable et saint...

Au fond de tous les faits providentiels, grands et petits, c'est toujours vous que nous trouvons, et qui voulez que tout nous soit une occasion de vous aimer, comme pour vous de nous faire du bien.

Sous les joies providentielles, c'est vous en personne que mon amitié sait voir et qui voulez me faire communier au mystère de vos joies.

Sous les peines, les souffrances, c'est vous

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