‹ Le prêtre intimeChapitre 24 sur 191 · DE L'AMITIÉ DE JÉSUS · texte numérisé non relu

DE L'AMITIÉ DE JÉSUS

« ... Pour que vous soyez en communion avec nous. Or notre communion à nous est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ, i

(I Jocui., i, 3.)

L'amitié est (ondée

sur des communications.

Les Communications générales de l'amitié de Jésus.

Cette idée, touchante et belle au possible, d'une vraie amitié entre Jésus et l'âme, regarde tout chrétien fidèle, mais elle regarde très particulièrement le prêtre. Et je vois rayonner de cette idée d'autre vérités dont mieux que personne encore le prêtre doit se nourrir et vivre.

L'amitié, nous dit le Docteur Angélique*, est '^'"j; „ fondée sur des communications. Ces communi- q- «£«.'*. cations sont des conditions, des révélations de l'amitié.

Les communications entre amis permettent à leur amour mutuel de se rencontrer. Une fois unis, elles les excitent à conserver, à perfectionner leur union. Cette union, à son tour, provoque des communications qui refluent encore sur l'union pour l'entretenir et la développer. Si les amis n'entrent pas ainsi l'un chez l'autre, il n'y aura jamais entre eux que le nom d'amitié, ou une amitié faible et superficielle qui manquera de base et ne sera ni solide, ni durable, ni progressive. Il faut, pour la véritable amitié, des interventions dans la vie l'un de l'autre. Et c'est ce que je vois, ô Jésus, de vous à votre ami, dans des des proportions auxquelles les autres amitiés ne

l8 LE PRÊTRE INTIME.

peuvent atteindre, ni aspirer même en rêve.

Je veux, avec toute ma foi, étudier, méditer ces communications : 1° — communications générales qui, en regardant toutes les âmes, me concernent très spécialement, parce que je suis prêtre et que Jésus me les a faites ou me les continue en vue de mon sacerdoce ; 2° — communications très spéciales qui sont mon sacerdoce même et tous les biens qui en dérivent.

Je veux les méditer avec tout le soin dont je suis capable, parce qu'elles peuvent exciter, toucher merveilleusement le cœur, parce que mon misérable amour s'efforcera de s'y proportionner toujours moins mal, parce que, les comprenant et les appréciant mieux, je saurai ]es faire apprécier des âmes.

Page 1