DOCTRINE ASCETIQUE ET MYSTIQUE
lacune de l'ascétisme : on étudiera avec soin les phases de l'ascétisme : vie purgative, vie illuminative, vie unitive, et cela est nécessaire. Mais l'âme n'aura pas l'impression que Jésus est toujours là. Et pourtant, lisez les maîtres, lisez, par exemple, saint Ignace : sauf dans le premier Exercice qui peut être médité par tous, même par des mécréants, voici toujours Jésus. L'âme par le premier prélude se saisit de sa présence, et c'est devant lui qu'elle méditera sur le péché, les fins dernières, et parcourra les phases de la vie purgative, de la vie unitive '.
Assurément, l'amitié avec Notre Seigneur au début de la vie spirituelle peut être très imparfaite, troublée chez plusieurs par des fautes, B'inspirant beaucoup chez d'autres d'un intérêt plutôt personnel, bien que surnaturel.
Mais Jésus présent, quoiqu'il ne soit pas aimé encore aussi nobl< menl qu'il le mérite, est une grande puissance. Et ceux qui se privent de cette puissance courent bien risque de voir les âmes ae rebuter d'abstractions, languir devanl des formules souvent vides de Celui qui pourrait les ravir.
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I p a 1 N c : Les 1 - 1914
Jésus Un prêtre répondrait encore aux désirs de
UJUsent Jésus en étudiant les diverses Écoles de spiritua-
dans les x
vraies Ecoles lité, où il le verrait, toujours le même au fond.
spiritualité. se présenter pourtant sous des aspects différents.
A moins qu'on n'appartienne à une congrégation, à un ordre religieux, rien ne nous. oblige, ni même ne nous engage à être de telle ou telle École. Pourtant telle École peut nous convenir mieux qu'une autre, et après les avoir étudiées tontes on peut plus facilement choisir pour soi, ou conseiller à une âme celle qui lui va le mieux : École de la lumière abondante, c'est l'école des Dominicains. — École affective surtout eu vers Jésus crucifié, c'est celle des Franciscains. — École de la volonté cultivée avec un soin très spécial, c'est celle des Jésuites. — École Carmélitaine qui a un caractère plus psychologique et cherche beaucoup Dieu dans le château de l'âme.
— École Bérullienne ou de l'Oratoire pour qui Jésus vivant en Marie , et par elle dans nos âmes, est le grand objectif et qui peut être plus chère aux âmes sacerdotales parce qu'elle est née et s'est développée spécialement pour elles.
— L'École, si chère encore au prêtre, que l'on pourrait appeler l'École Eucharistique et qui travaille admirablement à faire graviter la vie sacerdotale autour de l'Autel et du Tabernacle.
— Mais j'aurais dû nommer la première l'École
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Bénédictine, si elle n'était pas, en même temps que la plus ancienne, aussi nouvelle que jamais, et qui cherche surtout Jésus dans le culte public de l'Église1.
Mais notons-le bien, ici toutes les différences ne sont qu'accidentelles. La vérité et la vie y sont les mômes ; seulement on y met l'accent sur tel ou tel point ; dont on se préoccupe davantage sans négliger les autres.
Surtout, ne l'oublions jamais, le Centre de toutes ces écoles, leur Voie, leur Vérité, leur Vie, c'est Jésus à qui il s'agit de s'unir par la contemplation, par la fuite du péché, par la communion à ses mystères, par la participation à toutes ses vertus.
Aucune étude ne devrait autant m'at tirer et me retenir, Ami divin, que cette étude de la vie chrétienne plus parfaite, où je vous trouve sans cesse, que cette étude des saintes Ecritures, de votre grand ami saint Paul, de tant de pages écrites au cours des siècles pour vous unir les âmes, à vous, la Vérité même et la Vie en personne.
1. Ici nous ne relevons qu'un trait de chaque Ecole. Il en est d'autres importants.