DOCTRINE ASCETIQUE ET MYSTIQUE
importe beaucoup que le prêtre sache diriger une âme dans ces états, écarter les obstacles qui gênent le travail infus de Dieu, ouvrir bien grande l'âme à son action. Du reste, négliger, ignorer une partie, — et particulièrement chère à son Cœur, — des trésors de son Ami divin, ne serait pas digne de celui qu'il a choisi et aimé entre mille.
Nous avons consacré à ces états un petit volume* : aussi nous ne disons ici qu'un mot de -cr. notre
. * . Carte
quelques diliicultes théoriques ou pratiques, des Ame»
1°. — Nous ne croyons pas qu'on puisse voir dans ces états une affaire de sens mystique. Ce mot sens mystique est, en effet, une métaphore. Dégagez-en l'idée, vous trouvez deux éléments principaux : lumières spéciales infuses par Dieu dans l'intelligence, — motions spéciales infuses ' dans la volonté. Cela se passe dans la partie la plus suprasensible de l'âme. Pourquoi dès lors parler de sens, — qu'on doit déclarer d'ailleurs très suprasensible lui-même ? — Et pourquoi exprimer ces éléments très simples sous une figure très difficultueuse ?
2°. — Ceux qui soutiennent que la mystique est une affaire de sens mystique, assez naturellement admettront — les sens étant faits pour percevoir immédiatement leur objet — que le