‹ Le prêtre intimeChapitre 44 sur 191 · JESUS MET TOUT PARTICULIEREMENT SA PRIERE A LA DISPOSITION DU PRÊTRE · texte numérisé non relu

JESUS MET TOUT PARTICULIEREMENT SA PRIERE A LA DISPOSITION DU PRÊTRE

Malmenant, Pensée très belle, très féconde, très provoest toujours cante et très encourageante à la prière : depuis

la terri priant.

l'Incarnation, sans cesse jaillit de votre Cœur, ô Jésus, une prière souverainement vivante et

Il H)

active, qui adore, remercie, implore la grâce, demande pardon... Cette prière d'un Dieu fait homme s'élève vers le Père de mille et mille endroits, de partout où votre Cœur palpite dans la présence réelle eucharistique, et elle ne se taira pour demander grâce et pardon qu'à la fin du monde.

Que voulez-vous, divin Ami, en priant ainsi ? Vous voulez évidemment que les prières humaines viennent s'unir à la vôtre pour honorer et implorer votre Père.

Vous voulez d'abord que le cœur de votre ami intime, le prêtre, soit à l'unisson du vôtre pour prier. Vous voulez, par lui, recruter bien d'auâmes priantes.

Et j'ose dire qu'il n'est pas dans votre Cœur de désir plus ardent et qui vous soit plus cher que celui-là.

Et comme il est facile au prêtre, et qu'il doit lui être doux de répondre à ce désir!

Cela lui es1 bien facile et bien doux quand la célébration de la sainte Messe le met à même de s'unir, au nom de l'Église, à votre prière sacrificielle !•

ette prière sacrificielle dure le temps que dure

la consécration, l'immolation eucharistique. En

ce moment, ô Jésus, vous adorez, vous rendez

ce, vous priez el «Tir/, miséricorde devanl

votre Père par votre immolation même : l'immo-

Il veut unir

nos prières

à la sienne,

et d'abord

celles du prêtre.

Jésus désire

que

s'empare

le premier

île sa

prière -

cielle

qui dure

le temps

de la

ition .

— et

a 1 état

i|iii Hure tou-

lation actuelle d'un Dieu priant, quoi d'aussi éloquent, d'aussi puissant ?

Mais vous continuez de prier à l'état sacrifié tout le temps que dure la présence réelle. Et nul n'est si bien placé que le prêtre pour s'approprier cette prière, car le sacrifice et votre état sacrifié sont son œuvre en même temps que la vôtre. Et c'est, par là même, à lui que vous voulez en donner le fruit de prière le plus riche.

Tout particulièrement, ne lui est-il pas facile de s'en emparer quand, par l'Office divin et les autres prières liturgiques, il prie avec l'Église au sein de laquelle vous vous trouvez toujours priant ? Et il ne vient pas un instant du jour et de la nuit où vous ne teniez ainsi votre prière, immensément puissante, à ma disposition, à ma merci.

Comment est-ce que j'use d'un si prodigieux pouvoir, avec quelle confiance, avec quel zèle pour les âmes qui me sont chères, qui me sont confiées, pour l'Eglise, pour la transformation de mon âme, de ma vie ?

Enfin je ne pourrai jamais assez me le dire : sous toutes ces communications de l'amitié, c'est vous en personne, ô Jésus, qui vous communiquez ; c'est vous, priant, qui vous donnez à moi, prêtre, à moi le premier, à moi avec un abandon et des grâces à part. Et la prière est un des contacts les plus intimes que je puisse entretenir avec votre divine Personne.

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