‹ Le prêtre intimeChapitre 49 sur 191 · JESUS VEUT QUE SOX PRETRE VIVE LE PREMIER DE SES MYSTÈRES · texte numérisé non relu

JESUS VEUT QUE SOX PRETRE VIVE LE PREMIER DE SES MYSTÈRES

m mystères Si le mvstère de l'Incarnation s'était produit

de Nolre-

sans passer par les phases de l'Enfance, du Ministère public, de la Mort, de la Résurrection..., il

qufjésus serait quand même infiniment riche de lumières

communique et de grâces.

Mais nous saurions beaucoup moins bien comment Jésus veut se répandre en nous, et nous lui

Seigneur

sont multipliés

nu

îeux à nou

JESUS CONFIE AU PRETRE SES MYSTERES. f IQ

Comment le prêtre

ouvririons beaucoup moins facilement nos cœurs ! Que nous comprenons mieux ce désir, et que nous y répondons bien plus aisément, devant la Crèche, devant la Croix, devant l'Eucharistie !...

Et qui doit aspirer aussi ardemment, aussi profondément, que le prêtre, aux effusions de ^^E1' ces mystères, puisque Jésus aspire, lui-même, à les lui communiquer plus qu'à personne ?

Vous entendez, divin Enfant, vous donner à moi, prêtre, comme à un dépositaire aimant et fidèle, par un don qui n'est pas sans rappeler le don de vous-même à la Très Sainte Vierge. Vous comptez sur moi pour que je vous fasse grandir, parler, agir, répandre la vie... dans mon âme et dans les âmes qui me sont confiées...

Je tâcherai donc de vivre plus que les fidèles de vous, de vos mystères par le Saint Sacrifice, l'Eucharistie, vos Sacrements. J'en veux vivre avec ferveur par la Liturgie, par le Missel et le Bréviaire... par la célébration continuelle que l'Église fait de ces mystères au cours de l'Année Liturgique...

J'en veux vivre par l'étude théologique et la méditation, l'imitation, la transfusion de leur grâce, deieurvie dans ma vie. J'y reviendrai bien des fois le jour. Et, si je n'en suis pas assez p< tré pour qu'ils hantent mon sommeil, du moins chaque fois que je m'éveille, je veux, ô Ami, me jeter dans vos bras, parce que je vous aim<

Comment il faut

et exploiter saintement

pour chercher, dans l'un ou l'autre de vos mys tères, lumière, joie, courage, sainteté, prière...

Chaque mystère, je l'appliquerai d'abord à moi. J'aimerai, par exemple, à vous demander, ô Jésus Enfant, l'estime et l'amour de l'oubli, du travail obscur et caché, le contentement en Dieu seul, loin des créatures, que vous voulez de tout prêtre dans une large mesure, et l'humilité, la simplicité, la confiance que vous en attendez toujours.

J'aimerai à chercher dans votre ministère public des leçons de zèle ardent et que l'insuccès ne déconcerte jamais, qui recommence toujours comme vous, comme votre Église, « l'éternelle Recommenceuse ».

J'étudierai tout particulièrement votre Passion et votre Mort : le Sacrifice suprême. C'est là surtout que je veux fixer le refuge, la demeure de mes pensées, de mes souvenirs, démon cœur...

Tous ces mystères et ceux de la Résurrection et de l'Ascension... de votre vie dans l'Église, dans le ciel, je les ferai miens. Car voilà bien l'amitié : l'union jusqu'à l'unité des pensées, de la vie, et, j'ose le dire, des mystères : des petits mystères, d'un homme à l'autre, — des mystères infinis, de vous, ô Jésus, à moi.

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