LE PRETRE DOIT FAIRE VIVRE LES AMES DES MYSTÈRES DE JESUS
Nous avons remarqué* comment une mère se -Evangile
intime,
nourrit autrement, j'entends pour d'autres fins l-l£j[£^
providentielles, que tout autre être humain. La manière
Elle se nourrit pour nourrir son enfant. C'est là
un phénomène naturel aussi sublime qu'il est
peu remarqué. queiqûeana-
La Mère de tous les hommes, Marie, se nour- JS^ rissait des mystères de Jésus si parfaitement et si profondément qu'elle pût en nourrir tous ses enfants, c'est-à-dire tous les hommes. Sauf que l'assimilation des mystères par Marie visait tous les hommes, et que leur assimilation par le prêtre est seulement pour un certain nombre d'âmes : voyez-vous l'analogie entre l'assimilation des mystères par l'âme sacerdotale et son assimilation par Marie ? L'âme sacerdotale doit s'en nourrir pour en nourrir les autres. Il faut donc que le prêtre y communie plus parfaitement, avec des intentions de dévouement et de zèle. Son grand désir, en y cherchant la vie, est que les âmes en vivent à leur tour.
11 s'instruit pour les instruire, il médite pour ij;
les assi- les édi fier : d'abord sur Notre Seigneur, sur sa
miler ■ .
pour Divinité, sur son Humanité, sur ses perfections
commuai- ' ' *
quer- infinies créées ineffablement riches. — ■ Il s'instruit pour instruire les fidèles, il médite pour les édifier : sur le Père en l'honneur de qui se sont opérés ces mystères et à qui ils sont toujours offerts; sur l'Esprit-Saint qui les anima et les anime toujours; sur ces mystères eux-mêmes, sur les attributs, et surtout sur l'amour qu'ils nous révèlent en Jésus, sur les leçons et les grâces qu'ils nous donnent, sur les vertus qu'ils nous pressent de pratiquer. Tout cela prend si bien dans les âmes droites ! Il veut les initier à ces trésors : par l'enseignement, par la liturgie, par le chant, par les ressources individuelles de son zèle...
Surtout il yeut les instruire sur la Personne de leur divin Ami, Jésus. Il faut que les fidèles saisissent bien ce qu'est au fond cet Enfant, cet Ouvrier, ce Prédicateur, ce Thaumaturge, cet Agonisant deGethsémani, ce Flagellé, ce Crucifié, ce Mort déposé entre les bras de Marie et au Tombeau.
Si j'ai un vrai zèle, tout cela sera étudié théologiquement, fût-ce à la sueur de mon front. Pour parler de choses aussi graves, aussi saintes, aussi fécondes, je ne dois pas me contenter d'impressions, ou de réflexions superficielles. Une des grandes responsabilités que je puis
te qui
fait vivre.