JÉSUS CONFIE AU PRÊTRE SES MYSTÈRES
encourir, une des plus grandes trahisons possibles, pour moi, de l'amitié, c'est d'étudier peu Jésus, de Févangéliser mal. Il semble, hélas ! que l'on en sait toujours assez, qu'on parle toujours assez bien quand il s'agit de lui !
Hélas l assez facilement l'on manque à une ihéoiogie des grandes lois que Févangélisation impose à ceux qui n'ont pas la science infuse et le don des miracles : on n'étudie pas, pour l'apostolat, la science des choses divines, ou l'on ne va pas jusqu'à la théologie vitale, qui fait vivre celui qui la cultive et, par lui, ceux qu'il doit éclairer.
L'on ne saisit pas, au fond de cette science et de tout, Jésus qui désire se donner aux âmes, et attend que les âmes se donnent par nous à lui ; on n'a pas compris l'amitié que Jésus veut, par le sacerdoce, fonder, cimenter, accroître, consommer dans la communication qu'il fait de ses mystères. Est-il, pourtant, rien de pressant comme cette pensée r.nous avons à propager l'amitié divine et nous devons le faire par les moyens que Jésus a choisis, et en profitant, les premiers, de ces moyens ?
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Mystère : cela veut dire quelque chose de mi»m réservé, à quoi l'on est initié seulement par q^qnecho faveur.
Mystères de Dieu, mystères de Jésus : ces mots disent quelque chose d'infiniment saint et
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réservé. Et c'est par une faveur, on peut le dire, infinie, que Jésus initie les hommes à ces mystères.
Jésus Mais, ô merveille de condescendance, de bonté,
ne fait pas . . m
de réserves d amitié ! Jésus ne réserve rien de ses mvs-
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ie prêtre, tères à l'égard du prêtre. Seuls nous pouvons mettre obstacle, surtout par l'abstention, à la communication qu'il nous en fait. « Je ne veux pas, disait un prédicateur à de bonnes religieuses, essayer de vous transporter sur le Thabor, au jardin des Oliviers, sur le Calvaire, vous connaissez mieux que moi ces sommets. » Ce langage est indigne d'un prêtre. Le prêtre doit fréquenter les mystères mieux que toutes les âmes auxquelles il en parle.
Et la raison qui doit être toute-puissante sur son cœur et que je ne me lasserai pas de redire : c'est qu'il trouve dans tous ces mystères, se montrant à lui sous toutes les formes les plus touchantes ou les plus saisissantes : Jésus son Ami suprême.