JÉSUS NOUS CONFIE SA VIE D* AMOUR (ESPERANCE
J'ai adoré en vous, Jésus, une vie parfaite nn'yaraitp« d'amour. Et c'est ce que votre Eglise nous l'ait ho- seijoeurde».
perance théologale proprement
dite, ni d'amour intéressé.
De sa vie
d'amour
pourtant nous
viennent
notre amour
surnaturel
légitimement
intéressé et Dotre espérance théolog- le.
norer par le culte de votre Sacré Cœur. Cette vie d'amour, je le sais, n'avait pas en vous le caractère d'espérance qu'elle prend en nous ; elle n'avait rien à voir avec l'amour intéressé, si parfait qu'il soit.
Vous êtes Dieu. Dès le premier instant, vous êtes donc en possession, vous jouissez de tous les trésors de la divinité : vous n'avez pas à les attendre, à les espérer.
L'amour le plus parfaitement désintéressé et le plus pur seul règne en vous. Vous voulez la réciprocité d'amour, mais c'est pour la gloire de votre Père et pour notre bonheur, non pour l'intérêt, même le plus légitime, de votre très sainte Ame.
Bien que l'espérance théologale ne se conçoive pas dans un Homme-Dieu, de votre vie d'amour cependant vient l'immense espérance qui a relevé le monde et tient chaque âme divinement en haleine vers les vrais biens de ce monde et vers les biens éternels.
La vie qui est en vous assurance absolue, possession parfaite, devient ferme attente en descendant dans notre cœur, elle devient cet amour que nos intérêts divins inspirent, elle devient confiance filiale.
Que les hommes avaient besoin et ont toujours besoin d'espérance ! C'est peut-être la vraie espérance qui leur manque le plus. Et il est