‹ Le prêtre intimeChapitre 61 sur 191 · A L'ÉGARD DES CRÉATURES · texte numérisé non relu

A L'ÉGARD DES CRÉATURES

(Suite.)

« Puisque le prêtre est appelé un autre Christ, et l'est vraiment en vertu de la communication des pouvoirs, ae doit-il pas de fait et en tous points se rendre et paraître tel par l'imita lion des vertus. »

(Pie X : Exhort. Hœrent

animo, alinéa -' .)

La Divinité, vie de nos vertus.

* Pp. 305 et s.

Au prêtre, son ami très particulier, Jésus communique sa vie envers les créatures

(suite) .

Nous avons montré, dans Dieu Intime*, comment la Divinité est la vie, non seulement de nos vertus théologales, — ce qui est plus facile à saisir, — mais de nos vertus morales elles-mêmes : motif immédiat des premières, elle est le motif suprême des autres.

Là, nous avons donné, en nous référant pour chaque vertu à la Somme théologique, un résumé complet du traité des vertus de saint Thomas.

Et nous disions qu'on ne saurait composer Le meilleur

traité d'ascé-

un traité d'ascétisme meilleur, plus fouillé, qui lismecoupe court plus nettement à certaines exagérations, qu'en exposant ce traité de saint Thomas.

Ici nous voulons donner un aperçu d'un point jéSUS vie

• , i , ' i , > , de nos vertus

de vue non moins sur et plus touchant : c est surnaturelles.

que Jésus en personne est le principe, la raison,

la vie de toutes nos vertus surnaturelles, à l'égal

du Père et du Saint-Esprit : « Vous croyez en

Dieu (mon Père), croyez de même en moi*. » 'Joa*.u«,i,

— « Vous espérez au Père, vous l'aimez, espérez

en moi, aimez-moi de même; vous devez être

prudents, justes, forts, tempérants... pour le

Père, soyjez-le pour moi. C'est par moi, en moi,

que vous devez l'être. Et ainsi honorerez-vous

et mon Père et moi, et notre divin Esprit. »

jésns ton- Jamais nous ne voulons oublier, ne serait-ce

luurs présent

nîquuer0smamvï; <ïu0 durant une page, que Jésus est dans le 'Se^arti?^ monde, et surtout dans le monde des vertus, diempe>ancule même quand il ne trahit pas directement sa présence. Il est parmi nous, en nous, comme vie parfaite envers Dieu et nos frères, et comme vie parfaite envers les créatures : soit au regard du chemin qu'il faut suivre par la prudence, soit au regard des droits à respecter par la justice, des obstacles à vaincre par la force, des attraits à régler par la tempérance et la mortification. Les philosophes païens avaient conçu d'une manière très profonde les relations envers les créatures, — en les découronnant malheureusement des relations avec Dieu. De là leurs belles études sur les quatre vertus cardinales autour desquelles roule toute notre conduite à l'égard des choses.

L'Église n'a pas renié ces conceptions si bien fondées sur la nature humaine. Et, pour chaque saint qu'elle entreprend de canoniser, elle examine si ces quatre vertus ont brillé dans sa vie à l'état héroïque.

h a divinisé Si l'Église s'en préoccupe ainsi, c'est que le cardinales*, divin Maître les a divinisées. Avec la grâce sanctifiante et les vertus théologales,( il met dans

VIE DE PRUDENCE ET DE JUSTICE. l53

notre âme la prudence, la justice, la force, la tempérance divines et bien d'autres vertus infuses qui en dépendent.

Et ces vertus, vous voulez, ô Jésus, que votre ami, le prêtre, les pratique si bien qu'il vous ressemble en tout et soit le modèle des fidèles. Pour cela vous lui prodiguez et des effusions plus riches de ces vertus infuse, et des grâces actuelles plus abondantes et plus, puissantes. Et si nous ne devenons pas éminents dans ces vertus, c'est notre faute.

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