‹ Le prêtre intimeChapitre 63 sur 191 · VIE DE PRUDENCE ET DE JUSTICE · texte numérisé non relu

VIE DE PRUDENCE ET DE JUSTICE

-en nous que nous pouvons implorer de bien près, puisque vous demeurez habituellement parmi nous, que vous habitez en nous, ô divine Sagesse.

Il me semble que la pensée de notre divin l* présence

-p. , , . 'le J<isus, vie

Kaphaël partout, toujours présent, sans cesse denoswiut, prêt à nous éclairer pour notre compte, à nous imP°rt*»«<* seconder pour la direction prudente des âmes ; de notre divin Raphaël, Ami bien plus intime, bien plus aimant, bien plus puissant que ne Tétait FArchange pour Tobie, changerait bien des choses dans la vie du prêtre.

Cette pensée, cette conviction, cette sorte de vue de foi, qui s'empare de Jésus présent en nous, est si importante, que si nos lecteurs ne devaient retenir de ce volume que cette seule idée, cela nous suffirait, tant il nous semble que, pour des hommes habitués à réfléchir et à conclure, tels que sont d'ordinaire les prêtres, toutes les applications viennent nécessairement à sa suite.

Ou il me semble encore que la pensée de ui Jésus, le Juste par excellence, la îustice mtm<\ venant près de nous, habitant et vivanl en nous, •» "",is

Matth. XXV.

*Is. XiV. «.

pour nous communiquer sa justice et pour garantir, comme du rempart de sa Personne, tous les vrais droits, selon cette parole : « — Tout ce que vous avez fait au plus petit d'entre mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait* », — changerait encore pour nous la vie, nous rendrait autrement sévères et délicats dans notre respect des droits de Dieu et des droits des hommes !

0 Jésus, vous le Juste, que la terre desséchée appelait comme la rosée et la pluie*, qui seul rendez à Dieu tout ce qui lui est dû, et ne laissez pas, à l'égard des hommes, un verre d'eau, donné en votre nom, sans récompense, vous êtes la source toujours ouverte, toujours jaillissante en nous, ô Verbe, avec le Père et l'Esprit- Saint, où je dois puiser religion, piété, reconnaissance, vérité, pénitence...

Si je vous crois ainsi présent, je songerai que,

juste en vous-même, vous voulez être juste en

moi, en moi d'abord, votre ami.

. Vous voulez être en moi, avant tout, profon-

soucieux des dém nt religieux envers votre Père. La religion,

de Dieu : c'est de la justice au premier chef. Rien de plus

religion et pé- .

nitence. rigoureux et de plus sacré que les droits de Dieu. En même temps que par amour, c'est par justice que le nom de votre Père, dont votre Cœur est plein, s'exhale si souvent, de vos lèvres, dans l'Évangile ; que sans cesse vous êtes attentif à sa volonté, à ses desseins, qne vous l'adorez et

Page 1