‹ Le prêtre intimeChapitre 99 sur 191 · LE PRÊTRE AIME LES ÉVEQUES. 2C · texte numérisé non relu

LE PRÊTRE AIME LES ÉVEQUES. 2C

faits très significatifs le rappellent souvent même en dehors des Conciles. Ainsi de notre temps tous les évêques du monde ont collaboré à la revision du droit Canon. Chacun d'eux a été mis en demeure par le Souverain Pontife de donner son sentiment sur tous les points de la législation de l'Église soumis à cette revision.

Ce rôle de membres d'un Sénat divin dispersé dans le monde entier ou réuni en Concile, et, en union avec le Pape, enseignant la vérité surnaturelle, et jouissant du pouvoir de légiférer sur les choses les plus saintes et pour toute l'Église, quoi de plus vénérable, après la Primauté ? Personne, après le Souverain Pontife, n'a autant droit à notre profond respect. C'est bien ainsi, du reste, que les fidèles l'entendent. Mais il nous faut, par l'exemple et par l'instruction, entretenir leur respect religieux, leur filial amour. Et nous ne devons pas souffrir que personne à cet endroit nous dépasse.

Au Souverain Pontife appartient la juridic- Pouvoir de tion immédiate sur chaque Église, sur chaque dàu1 Êvêque, sur chaque fidèle. C'est donc le droit diocê*ede chaque fidèle, de chaque prêtre, comme de chaque évêque, de recourir, s'il le veut, directement au Pape.

A chaque Ëvêque légitime, charge d'un diocèse, appartient la juridiction immédiaU sui sou

diocèse, sur chaque paroisse, sur chaque fidèle. C'est donc le droit de tout fidèle, comme d^ tout prêtre, de recourir à son Évêque. I/Évêque est son pasteur propre, tout aussi bien que l'est son Curé, et de droit divin, tandis que le Curé ne Test que de droit ecclésiastique.

Et comme l'Église universelle, lorsque le Corps épiscopal légifère, n'a qu'a se soumettre, ainsi les prêtres et les fidèles de chaque diocèse n'ont qu'à se soumettre à leur propre Évêque.

Loin de regarder avec dépit le pouvoir des Évèques, il faut, pour ce pouvoir, vénérer et chérir les Évèques comme nos Pasteurs et nos Pères.

Il faut d'autant plus les vénérer que personne, après le Souverain Pontife, ne représente comme eux Notre Seigneur.

Nous ne pouvons trop penser à la présence de Notre Seigneur sur la terre ; mais sauf dans l'Eucharistie, nulle part il n'est présent comme dans les Évèques et le Souverain Pontife.

Vous l'avez dit vous-même, ô Jésus : « Je suis avec vous, — avec vous enseignant, avec vous apprenant à observer les lois divines, avec vous légiférant, donnant des ordres, — jusqu'à la fin des siècles. »

C'est à la plus haute puissance qu'il faut appliquer, aux Évèques et au Pape, ces paroles : o Ne touchez pas à mes Christs ; qui vous blesse

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me blesse à la prunelle de l'œil ; qui reçoit un prophète en mon nom me reçoit. »

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