CHAPITRE PREMIER
COMMENT LA FRANC-MAÇONNERIE TRAVAILLE À DÉTRUIRE LA RELIGION CHRÉTIENNE EN CANADA.
Les rois de la terre se sont levés et les princes se sont assemblés contre le Seigneur et contre son Christ. Brisons leurs liens et jetons leur joug loin de nous. (Ps. LL, 2& 3 )
Frères bien-aimés, les sociétés secrètes ont formé contre vous, contre votre religion, un plan vraiment diabolique qu’elles sont en train d'exécuter /entement mais sûrement. Jamais, il est vrai, /es portes de l'en-
fer ne Aro ms contre l'Eglise de J. C., mais il n’en est pas moins vrai que si l'Eglise survit à toutes les persécutions, la Foi peut.être considérablement affaiblie et même disparaître a entièrement d'un pays; si l’on ne iutte ave rage, intelige
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| persévérance, contre les agissements de cer- P
“| taines sociétés. Il est, en effet, de ces socié- K d
: tés, que l’on appelle sociétés secrètes, et 1] É F
no | en existe en Canada, dont le vrai etunique À p Fe | but, sous quelque nom qu'elles se présentent, d cé est de détruire, si elles le pouvaient, le rè- tc pri gne de J. C. sur la terre, pour le rempla- u | cer ....... je n’oserais vous dire par quoi si re N.S. Père le Pape ne l’avait dit lui-même... d
par le règne du démon. Vous frémissez à cet- vi
te parole, et vous vous demandez comment fe
ces exécrables sociétés pensent arriver à leur v.
but. Je vais vous le dire. ui
| Ces hommes mauvais connaissent parfai- té rec tement, mieux que bien des catholiques, v Fe peut-être , quel est le rôle du prêtre sur la P ‘a terre et pourquoi N. S. a établi le sacerdo- la ce. Ils comprennent que sans le prêtre 1l ne C nous servirait de rien que N.S. J.C. ait souf. Et
fert et soit mort pour nous, pas plus que n
cela ne sert aux peuples sauvages chez les- h
quels les missionnaires n’ont pas encore pé- | ri
nétré. Sans ie prêtre, en effet, plus de prédi- fa
cation, plus de sacrements, plus de culte
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public rendu à Dieu. Que resterait-il encore de la religion? Rien. Qu'iriez-vous faire à l'Eglise où l’on ne dirait plus la messe, où par conséquent N.S. ne serait plus présent dans la sainte eucharistie, et où vous n’entendriez plus prêcher la parole de Dieu par une bouche autorisée ? Vous diriez : autant rester chez soi. Et si vous vous contentiez de dire quelques prières à la maison, pensezvous que vous continueriez longtemps à le faire lorsqu'il n’y aurait plus personne pour vous expliquer la nécessité de la prière, et que d'autre part la routine, la négligence, la fatigue, le respect h''"nain, le démon aidant, vous détourneraient chaque jour de cette pratique. Puis, qui instru it vos enfants de la religion, leur apprendrait à aimer le Bon Dieu et à observer ses commandements, à écouter et respecter leurs parents, à fuir le mal etles mauvaises compagnies, à éviter le hideux blasphême, la dégradante ivrognerie et tous les autres désordres ? Et ces enfants devenus grands, quelle croyance auraient-ils, que pratiqueraient-ils pour rendre
un culte à Dieu ?—Plus de prêtre, plus de saint sacrifice, plus de sacrements, plus de prédication de la parole de Dieu, plus-d’église, plus de prières, plus de culte. On oublierait Dieu etlon ne penserait plus qu'à la terre ; on ne s€ souviendrait plus qu'on a une âme et l’on ne soignerait que le corps.
Nous sommes composés d'une âme à la ressemblance de Dieu et d'un corps commun avec les animaux. Laissez l'âme de côté, il ne reste plus que la bête. Aussi le vénérable curé d'Ars avait coutume de dire : « Laissez une paroisse vingt ans sans prêtre et on y adorera les bêtes.” Voilà ce que savent parfaitement les hommes mauvais qui forment le projet de déchristianiser le Canada.
Mais, me direz-vous, qui parle d’enlever les prêtres des paroisses ? Ne leur laisse-t-on pas toute liberté pour prêcher, administrer les sacrements et rendre à Dieu, au nom de tous les fidèles, un culte public? Oui, grâce à Dieu, cette liberté existe encore dans notre beau Canada;espéronsque nous en jouirons toujours, que jamais les sociétés secrètes ne
, plus de plus de lus: d’égli- On ouus qu’à-la s qu'on a le corps.
e à la ress commun le côté, il vénérable . « Laissez re eton y savent parui forment nada.
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; seront assez puissantes pour faire icice qu’el- “les ont fait dans d’autres pays. Mais encore { une foiselles ot un plan de destruction pro- À gressive qu'ei :exécutent avec méthode. El- : lesne peuvent pas arracher le prêtre catholi- À que des paroisses, mais elles ont dit : ‘“ Nous
travaillerons à ce que le prêtre soit dans la
{ paroisse comme s’il n'y était plus, c’est-à- “ dire sans influence.” Ce plan infernal, elles le
mettent à exécution de la manière suivante.
Par le moyen des journaux, des livres, des
“ orateurs populaires elles s’efforcent de faire
comprendre aux catholiques, doucement, progressivement, sans heurter violemment
leurs sentiments religieux, mais en flattani
leur amour-propre, qu’il est temps de ne plus se laisser conduire par le clergé; que les prêtres sont des hommes comme les autres, qu’il est indigne pour un homme de se mettre à quatre pattes devant un autre homme; que les prêtres ni les évêques n’ont rien à voir dans aucune question politique, même dans celles qui intéressent ia religion, etc... Quand ces ennemis acharnés de l’Église ap-
prennent un racontar sur un prêtre, -vrai ou faux, ils le publient à grand fracas dans leurs journaux, et 1ls insinuent que tous les prêtres sont pareils. Au besoin ils inventent eux-même ces racontars. Un de leurs maîtres n’a-til pas dit : ‘“ Mentez, mentez effrontément; il en restera toujours quelque chose. ” (Voltaire)
‘Ils suscitent dans les paroisses des critiques
sur le prêtre, sur sa conduite, ses sermons, son administration, Ils profitent de tous les incidents qui se présentent et qu’au besoin ils font naître, pour créer des difficultés au clergé. Ils lui font sans cesse de l’opposition, se posant comme les défenseurs du bien public, du progrès, de l’enseignement populaire. Ils s’insinuent dans les sociétés de bienfaisance qui ne sont pas franchement catholiques; et, lorsqu'ils arrivent à en prendre la direction, d’indifférentes qu’elles étaient d’abord à la religion, admettant toutès les croyances dans leur sein, ils les rendent-progressivement hostiles à la vraie religion; et, peu à peu, sans que la plupart des membres s’en aperçoivent, ils en font de véritables
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re, -Vral OU dans leurs les prêtres ent eux-mêaîtres n’a-tntément; 1] ” (Voltaire) es critiques es Sermons, de tous les u’au besoin ifficultés au opposition, du bien punt populaiés de biennent cathoprendre la étaient d’aès les croyndent -proreligion; et, >s membres véritables
vestibules des loges maçonniques, où celles-c1 recrutent facilement leurs hommes, et qui, à un moment donné, devront obéir entièrement à ces mêmes loges. Ils savent que c'est le clergé qui a fait le plus dans ce pays pour l'instruction publique, qui au prix de grands sacrifices, a fondé de nombreux collèges, et qui dans chaque paroisse, s’occupe des écoles avec le plus de dévouement et de désintéressement; mais, c’est égal, ils disent
4 au peuple que les prêtres sont des ignorants, 4 ennemis de l’instruction et du progrès. Toute
arme leur est bonne, insinuation perfide, mensonge, calomnie, insulte grossière. Ils mélent si bien tout cela avec 11: politique,
» que grâce à l'esprit de parti qui aveugle tant À de catholiques en ce pays, ils en entraînent
un grand nombre.
Comprenez-vous maintenant, bien chers a-
{ nus, où va aboutir ce plan infernal? Juste-
4 ment au même résultat que dans les autres
À pays où les catholiques ont été assez aveugles pour laisser les sociétés secrètes, travail-
{ ler contre eux. Habitués à juger et à critiquer
les paroles et les actions du prêtre, les fidé-
les perdront confiance en lui. Le considé- B
rant comme agissant toujours pour des inté-
rêts opposés aux leurs, ou remplissant sim- à
plement un métier pour lequel on le paie, ils E n'auront qu’une attention fort distraite pour ses prédications. La parole de Dieu ne pé-|
nétrera plus dans leurs âmes fermées à la # confiance et partant à la grâce. Ils auront :
bientôt la même indifférence pour les prati-# ques religieuses dont ils ne rempliront plus È
que les principales, et enfin ils profiteront de la moindre circonstance, ou prétexteronth qu'ils ne sont pas d’accorû avec leur curé, #
pour abandonner toute pratique religieuse,} et peut-être ne pas plus mettre les pieds al l’église qu’au presbytère. Les églises devien:| dront désertes, et le prêtre n'étant plus écouté, sera a peu près comme s’il n'était plus dans la paroisse, Voilà ce quise voit en France, en Italie, en Belgique, en Espagne, pays pourtant bien catholiques.
Nous n’en sommes pas encore là en Ca: