Claude Ponivianne, de 1669 à
10. A^. Dalles ou Dalloz apparaît comme curé de Solignac en 1692.
(1) Archives dép. de la Haute-Loire, G. 108, 123. 159, 198.
(1) Hcilluiid-Bbéolles, Inventaire des titres de la maison ducale de Bourbon, l^SOSI. — Inventaire des titres du comte de Forez, fiit en 1532 et publiée par (Ihaverondier, Roanne, 1860.
(2) Archives dép. de la Haute-Loire, f. del'Evêché, G 257.
(3) Chroniques de Médicis, II, p. 171.
(4) Archives dép. de la llaule-Loire, G, 216.
(5) Archives nationales G^ 1, fol. 443, verso,
Il mourut victime de son dévouement en allant administrer un malade du nom d'Antoine Barbier au village de Malcros. Ayant glissé dans un ravin, par un jour d'hiver où la neige était tombée en abondance, il y perdit la vie par suite sans doute d'une congestion occasionnée par le froid. Son chien par ses allées et venues et par ses aboiements répétés donna l'éveil et le fit découvrir. 11 fut enterré le lo janvier 1720. A ses funérailles assistèrent M. Berton, curé de Retournac, et M. Barbaston, curé de Saint- André-de-Ghalencon.
11. Antoine Brun remplaça M. Dalloz en 1720. Sous son administration, en 1725, les principaux habitants de la paroisse furent convoqués par ordre de Mgr l'Evêque. Ils se réunirent au cimetière et élurent Jean Aubert comme premier marguillier et Jean Lachamp comme second marguillier; ils étaient tous deux^u village de Grispignac. M. Dalloz mourut le 20 septembre 1729. On vit à son enterrement MM. Jourda, curé de Saint-Pal-en-Ghalencon, archiprêtre de Saint-Paulien, Barbaston, curé de Saint- André-de-Ghalencon, et Chastelle, curé de Saint-Maurice-de-Roche.
12. Antoine-Gabriel Fayolle de la Bruyère succéda au pré-: cèdent en 17,39. Le ib août 1762, il obtint de Mgr Le Franc de Pompignan les deux autorisations suivantes : 1° d'exposer le Saint-Sacrement et de donner la bénédiction à la grand'messe et aux vêpres le jour de la fête de saint Julien, patron de la paroisse; 2° de changer la procession annuelle que la paroisse faisait, sans doute à la suite d'un vœu, à la chapelle de la Madeleine, où l'on chantait une grand'messe en l'honneur de saint Roch pour obtenir sa protection. Il mourut le 21 juin 1759.
Il avait eu pour vicaires : N. Ribeyre, 1742 ; A'^. Breymand, 1743; N. Crosmarie, 1745; N. Jouve, 1760; A^. Maurln, 1752; A'^. Beaumont, 1764; A^. Bouthéon, 1759.
i3. Joseph Fayolle de la Bruyère, prêtre sociétaire de la ville de Montfaucon, frère du précédent. Proposé pour la cure de SoMgnac par MM. Louis-Antoine Ghazelet de la Brosse, abbé de Saint- Vosy, vicaire général, Jean-Antoine-Marie de Langlade du Cheyla, théologien licencié, et Gharles de Laval, docteur en théologie, vicaire général, il en fut pourvu le
9 juillet 1759, par Mgr Jean-Georges Le Franc de Pompignan, évêque du Puy, à raison de sa dignité et compétence : preuve qu'à cette époque on se passait du patron dans la collation de la cure.
Le nouveau titulaire prit possession de son bénéfice, suivant le cérémonial accoutumé, le surlendemain de sa nomination, c'est-à-dire le 9 juillet, à trois heures du soir, assisté de messire Nicolas Pradon, chanoine de la collégiale de Saint- Jenn de Rclournac, en présence d'Antoine Bouthéon, vicaire de Solignac, Jean-François Rechatin, bourgeois du Puy, Michel Liogier, notaire de Retournac, et Saby, notaire de Roche, recevant.
Joseph FayoUe de la Bruyère mourut en 1774.
14. Jean Gondol, 1777-1786. Il eut pour vicaire André Pontvianne qui lui succéda comme curé.
i5. André Pontvianne. — Il naquit à Boubas, paroisse dé Solignac-sous-Roche, le 17 août 1741. Il avait dix-sept ans quand il commença ses études de latin. Entré au Grand- Séminaire du Puy le 3o octobre 1768, il en sortit plein de foi et de vertu le 6 mars 1767. Les registi-es des baptêmes de Saint- Julien-d'Ance nous le montrent vicaire de cette paroisse de 1779 à 1786. Au mois de février de cette dernière année, il devient vicaire de M. Gondol, prieur-curé de Solignac, auquel il succède le 5 avril suivant.- M. Pontvianne fut à Solignac ce qu'on l'avait vu à Saint-Julien, un prêtre pieux, plein de zèle pour le salut des âmes et de dévouement à tous ses paroissiens. Sa charité envers les pauvres et sa' parfaite douceur le faisaient aimer de tout le monde. Lors de la Constitution civile du Clergé, il prêta le serment schismatique imposé à tous les prêtres ; mais bientôt, à la voix du Souverain Pontife, son erreur lui devient évidente, le plus vif remords envahit sa conscience, il se rétracte publiquement, un jour de dimanche, devant le Conseil municipal et tout son peuple assemblés. En septembre 1791, il cède la place à l'intrus Saby et se retire à Boubas, dans sa famille. Il sort cependant de sa retraite pour visiter ses paroissiens malades et leur administrer les sacrements. Mais bientôt l'asile de Boubas ne
lui offre pliis de sécurité ; il cherche alors un abri quelconque dans les paroisses voisines de Saint-André, de Saint-Julien et de Saint-Georges, où il comptait beaucoup d'amis. Il est arrêté dans la nuit du i4 au i5 décembre 1798, au village de l'Estrade, paroisse de Beaune (1), dans la maison de Jean Girard, qui lui avait donné l'hospitalité. Conduit au Puy le surlendemain 17 décembre, il comparaît devant le tribunal révolutionnaire le 8 janvier de l'année suivante 1794. Par jugement rendu huit jours après, il est condamné à la déportation. Il reste cependant trois mois encore à la prison Saint- Maurice. Transporté enfin à Bordeaux, il fut emprisonné au fort du Hâ, on il tomba malade et ne tarda pas à s'endormir dans la paix du Seigneur (2).
16. Jacques Rouàhon. — D'après M. Theillière (3), ce prêtre, originaire de Riotord, aurait desservi comme curé légitime la paroisse de Solignac sous la grande Révolution, peut-être pendant le séjour de l'intrus, du moins après l'incarcération du confesseur de la foi, André Pontvianne, dont nous venons de parler. Au plus fort de la tourmente, il trouva un asile sûr soit dans la maison Favier, à Grispignac, soit dans diverses familles de sa paroisse natale. Surpris un jour dans sa propre famille par la force armée, il réussit à lui échapper. Lorsque la paix fut rendue à l'Eglise, il revint à Solignac, administra la paroisse de 1800 à 1809. Forcé par les infirmités à quitter le saint ministère, il se retira à Riotord, où il mourut en 1828, à l'âge de 69 ans.
17. N. Saby, curé constitutionnel, remplace le curé légitime à la tête de la paroisse. Il signe les registres du 27 septembre 1791 jusqu'à la fin de mai 1792. A partir de cette date nous le perdons complètement de vue.
(1) Aujourd'hui paroisse de Saint-Georges-l'AgricoI et commune de Beaune.
(2) Voir notre travail. Notes historiques sur la paroisse de Saint- Julien-d'Ance, pages 38 et 39, — Abbé H. Colly, Monographie de Solignac-sousRoche, pages 22 à 50.
(3) Le Canton de Bas-en-Basset, p. 231. — Semaine religieuse du Puy, I, p. 405,