‹ Le prieuré conventuel de Chamalières-sur-Loire [microform] ordre de Saint-Benoit, observance de Cluny, dépendant de l'Abbaye du Monastier-Saint-ChaffreChapitre 109 sur 132 · I. — ORIG^^'ES DU CHEF-LIEU ET DES PRINCIPAUX VILLAGES · texte numérisé non relu

I. — ORIG^^'ES DU CHEF-LIEU ET DES PRINCIPAUX VILLAGES

Saint-Jean-d'Aubrigoux possède une église et forme le cheflieu d'une paroisse au commencement du x' siècle. Nous avons tiré ces renseignements et d'autres du Cartulaire de Chamalihres que nous allons traduire aussi fidèlement que

(1) Abbé Grivel, ouvrage cité, p. 33.

possible et que nous compléterons quand nous le pourrons, par d'autres vieux documents.

La seconde année du règne de Louis IV d'Outre-Mer, roi de France, c'est-à-dire en 988, dame Gausne, mère de Dalmace de Beau mont, prieur de Cliamalières et abbé du Monastier, poussée par une inspiration divine, donne au bienheureux Théofrède, pour la rémission de ses péchés, l'église de Saint- Jean-d'Aubrigoux, Sanctl Johannis deus Bracos, avec toutes ses dépendances spirituelles et temporelles, plus deux mas et une parcelle de terrain situés au même lieu (253).

Trois ans plus tard, au mois de juillet 941, dame Gausne renouvelle la donation précédente, cette fois non seulement en faveur du monastère de Saint-Chafifre, mais encore en faveur du couvent de. Saint-Pierre-le-Monastier, du Puy, et elle explique que les propriétés données se trouvent à Saint- Jeand'Aubrigoux, bourgade d'Auvergne, dans le pays du Livradois, in pago Arver nico in vicaria Livratensi (1).

Adhémar de Monteil, évêque du Puy, donne vers 1082 au couvent de Chamalières toutes les églises comprises dans un rayon de cinq lieues, par conséquent sans doute celle de Saint-Je'an-d'Aubrigoux (200). Chamalières posséda dès lors, sinon plus tôt, le droit de nommer à cette cure.

Au xii° siècle, les deux mas de Saint-Jean, dont nous avons parlé, rapportaient chacun au monastère de Saint-Ghaffre : en mai, un mouton, un agneau et douze deniers ; à la moisson, sept setiers de blé et le droit de gîte; à la vendange deux sous et un setier d'avoine (317).

Le Cartulaire nous révèle, en même temps que l'existence du chef-lieu de la paroisse de Saint-Jean-d'Aubrigoux, celle de ses principaux villages aux dixième, onzième et douzième siècles.

I. FiiEYDEviLLE, FriglavUla. — La deuxième année du règne de Louis IV à' Outre-Mer, roi de France, au mois d'avril 988, Rodave de Beaumont, espérant la miséricorde de Jésus-Christ et la récompense éternelle, donna à Dieu, à Saint-Théofrède

(l) Cart, du Monastier, p. 49, no 54,

(du Monastier) et au lieu très saiat de (Chamalières) deux' manses sises à Freydeville (256).

Freydeville, que le Cartalaire place dans la paroisse de Saint-Jean-d'Aubrlgoux, fait maintenant partie de celle dei Sain t-Viclor-sur- Ariane.

2. GiiEYRAc, Charaizac, Acharalsach, in Karaisaco, in, Charaisaco. — Le Cartalaire place tour à tour ce village dans la paroisse de Saint-Jean et dans celle de Saint-Victor. Là sixième année du règne de Lothaire 11, sous l'abbatiat de Golfalde, en 960, Abbon, seigneur dé Beaumont, et son épouse Imberge, pensant à la miséricorde de Dieu et à la récompense éternelle, et voulant obtenir la rémission de leurs péchés, donnèrent au lieu très saint (de Chamalières) deux mas situés au lieu de Gheyrac, paroisse de Saint-Jean-d'Aubrigoux (3oA).

Les mêmes donnèrent encore, à la même époque, au couvent de Saint-Gilles, d'abord une mansion avec lin jardin, des prés et des champs, sis aii même lieu, en échange desquels ils reçurent quarante-neuf sous de Golfalde, abbé du Monastier ; ensuite un autre pré pour lequel ils reçurent quatre sous (3o5).

Vers 1040-1047, Arbert de Beaumont, moine de la Chaise- Dieu, donna à Chamalières les rentes qu'il percevait à Cheyrac paroisse de Saint-Jean-d'Aubrigoux (246).

Le 3o mars 1 163, les rentes perçues parle monastère sur ce village, paroisse de Saint-Jean-d'Aubrigoux, furent l'objet d'un litige dont nous avons déjà parlé et sur lequel nous n'avons pas à revenir (72).

Les deux mas de ce lieu rapportaient chacun : en mai, un mouton, un agneau et douze deniers ; à la moisson, quatre setiers de blé, un d'avoine et le droit de gîte ; à la vendange, deux sous. Les deux parcelles donnaient, savoir, l'une : en mai, sept deniers ; à Noël, sept deniers, une géline et une hémine d'avoine ; l'autre : en mai sept deniers ; à Noël sept deniers et une géline (319).

3. Trioulayre, ad Très Olerias. — L'an de l'Incarnation ICI A, sous le règne de Robert le Pieux, roi de France,

G^raud de Beaumont, espérant la récompense éternelle et voulant pourvoir au salut de son âme et de celles de "ses; parents, donna au monastère de Chamalières quatre mas et trois parcelles de terrain, consistant en bois, champs, jardins, prés, le tout situé à Trioulayre (257). '

Vers. io4o- 1047, Arbert de Beaumont, moine de La Chaise- Dieu, donna au même couvent ce qu'il possédait au même village (246).

Les mas et les terrains, dont nous avons parlé, rapportaient au monastère : en mai, un mouton,, un agneau et douze deniers ; —à la moisson, douze deniers (817).

4. La. VET, Laves, Lavez, Levés. — Un nommé Ebrald; espérant obtenir la miséricorde du Christ, donna vers 1021- 1028, auxJsaints cénobites (de Chamalières) tout ce qu'il possédait par droit hérédilaire au lieu de Lavet, qui était alors de la paroisse de Sauvessanges d'après le Cartiitaire (3o6).

Au xir siècle, un mas sis dans le même village, rapportait à Noël : deux sous, un setier de seigle et une hémine d'avoine (3r6).

P..., du même lieu, donnait annuellement au monastère : un setier de seigle, une hémine d'avoine et douze deniers (336). . •

5. Chanteloube, la terra de Chantaloba. — Entre- 1082 et 1088, il y avait en ce lieu trois appenderies qui appartenaient à Chamalières (33 1). •

6. TfiiOLET, ad Teuletum. — Il y avait en ce lieu, au xi' siècle, trois mas et cinq parcelles de terrain sur lesquelles Chamalières percevait des rentes (3 18).

7. Trivis, ad Très vicos. — Au xi" ou au xii* siècle, il y avait en ce lieu, trois mas et deux parcelles détachées qui relevaient de Chamalières (317).

8. Le Malet, Mazelet. — Le 3o mars 11 63, ce village, que le Cartalaire place dans la paroisse de Saint-Jean, fournit à Chamalières la rente annuelle d'un pain et d'une géhne (72).

9. Douspis, ad daos Pinos, — Au xir siècle, il y avait deux mas en ce lieu (317). '

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