II. - Esquisse Historique de ii55 a
Par bulle en date du 17 avril i r55, le pape Adrien IV accordait ou plutôt confirmait à Béraud, abbé du Monaslier, et par conséquent au prieur de Chamalières, le droit de nomination à la cure de Saint-Jean-d'Aubrigoux (1).
Le pape Alexandre III, en accordant certains privilèges à l'abbaye du Monastler-Saint-Ghaffre par bulle datée du i*"" avril 1179, plaçait sous la dépendance immédiate ou médiate de ce couvent bénédictin, entre beaucoup d'autres églises, celle de Saint-Jean-d'Aubrigoux, Sancti Johannis de Bracas, et lui reconnaissait explicitement le droit d'y nommer des titulaires (2).
Un siècle plus tard, le pape Clément IV, ancien évêque du Puy, confirme par bulle de 1266 ou 1267 aux religieux bénédictins de Saint-Chaffre tous leurs droits de collation et autres sur la paroisse de Saint-Jean-d'Aubrigoux (3).
(1) Gallia Christiana, t. Il, col. 767.
(2) Ulysse Chevalier, Cartulaire du Monastier, pages 178 et 179. (3).i6îrf., pages.l91 à 198..
En décembre r3i8, l'abbé de la Chaise-Dieu et ses religieux, d'une part, et Guillaume de Ghalencon, seigneur de Beaumont, d'autre part, transigent au sujet de quelques villages de la même paroisse (1).
En i4oi, d'après le compte de Berthon Sannadre (?>, receveur en Auvergne de l'impôt du fouage, « la parroisse de Saint Jehan des Bregoux paye pour III feux XXXVI escus ».
Lo 2 mai i546, Michel Garon, de Triouleyre, donne aux prêtres de Saint-Jean une messe des cinq. plaies à haute voix chaque dimanche, avec un Libéra me sur sa tombe à perpétuité, et pour ce faire il leur lègue une somme de quatrevingts livres. Acceptent cette donation, au nom des autres prêtres de la paroisse, Guillaume Monet, vicaire, Simon
Clavel, Claude Pacard, Pierre Chotard et Benoît Monnet, tous
prêtres. Au nombre des témoins figuré Pierre Bouchon, clerc,
du Colombier (3).
La Révolution vendit quelques biens nationaux sis à Saint- Jean-d'Aubrigoux, savoir: i° le 1 3 juillet 1791, un pré de la cure à Pierre Pascal au prix de 1676 livres ; une terre de la cure à Jean-Mathieu SoUier, curé, 4o5 livres ; un pré des prêtres de Viverols à Vignots, 760 livres ; une maison, un jardin, un pré, un pâturai et trois terres de la chapelle de Chautard, 4. i5o livres; — 2° le 22 thermidor an II, une terre des sœurs de Saint- Joseph, de Saint-Jean, sise à Craponne, un pré et un jardin de la cure, une terre de la chapelle de Gorce, de Craponne, à Simon Rousset du Puy au prix de 1122 livres W.
Elle fit au moins deux victimes. François Pessin, de Marus, fut écroué au Puy, le 20 germinal an II, par ordre de Grand, fils, juge de paix de Craponne, comme « prévenu d'avoir recelé en sa maison, il y a environ un mois, un prêtre réfractaire qui y a célébré la messe pendant la nuit, y confessa et
(1) Abbé Payrard, Nouveaux Mélanges historiques, l, page 295.
(2) Aug. Chassaing, Spicilegium Bnvatense,ip. 409.
(3) Archives dép. de la Haute-Loire, série H, f. de Gbamalières.
(4) Jbid, , Bépertoire de la vente des biens nationaux.
donna la communion à la plus grande partie des habitants dudit lieu de Marus. ))
Claude Ollier, maire de la. commune, fut arrêté à son tour et mis en prison le i5 floréal an II, et proYisoi rement destitué par l'administration du district du Puy comme prévenu « d'avoir agi contrerévolutionnairement d'après les déclarations faites par devant le juge de paix du canton de . Graponne et d'après sa réponse rendue par devant nous le jour de hier. » Il fat remis en liberté le 24 floréal de la même année.
A partir du commencement du xvii^ siècle, les archives nous fournissent les noms des curés, quelques détails biographiques sur chacun d'eux, enfin d'autres renseignements sur la paroisse que nous rattacherons aux notices concernant les curés.