Noël Goyon
. 3. Benoît Royron est curé de Saint-Jean: en 1664. Il' commence à cette date les registres de la paroisse, les plus anciens à notre connaissance. En i665, il devient curé de Saint-Souclus en Lyonnais.
4- Benoît Bamer, oncle du précédent, prend sa place en r667 à la tête de la paroisse de Saint-Jean. .5. Jean Desmales est déjà curé le 27 février 1686. Le 17 août 1696, il signe -.ancien curé. Il continue cependant d^administrer les sacrements jusqu'à sa mort : preuve qu'il prit sa retraite dans la paroisse. Il mourut le 28 octobre 1701 ; il fut enterré par N. Lan glade, prêtre approuvé pour remplir les fonctions curiales. 11 avait eu pour vicaire Jean Chirouse, 5 août-4 septembre. 1687.
6. Pierre Donat prend possession de la cure de Saint-Jeand'Aubrigoux en 1701. Il signe les registres à partir du 2 novembre. Le 20 septembre 1710, son frère Joseph Donat,
marchand de Craponne et lui, reconnaissent devoir auxprêtres de l'église paroissiale de Craponne, acceptant pour eux Henri de Vinols et Jean Donat, prêtres et syndics, la somme de cent quarante livres sous la pension annuelle de sept livres. Pierre Donat mourut le i4 juin 1719. Il fut enterré dans l'église en présence de Messieurs les curés de Craponne, Sauvessanges, Dore-l'Eglise, Jullianges, Saint- Victor-sur-Arlanc, MédeyroUes, Saint-Georges-l'Agricol, et de plusieurs autres prêtres de la ville de Craponne.
Il avait eu pour vicaires : Charles Giraud, en 1702, et Jacques Bouchet, en 17 12.
7. Jacques-Antoine Amat Desfarges devient curé de Saint- Jean en 17 19. Il est qualifié d'écuyer, seigneur de Pontempeyrat et bachelier en théologie. Il se distingue par son zèle à pourvoir au salut des âmes et à orner là maison de Dieu. En 1720, il fait donner à sa paroisse par trois Pères capucins une mission qui duré six semaines; il fait blanchir toute l'église à la Saint-Jean. Il fait faire deuxdalmàtiques de toutes couleurs, un ornement noir complet avec autres chasubles noires; il achète un chape en or-brocart, une bannière de damas blanc, un graduel et un missel. Il fait faire deux autels, l'un en l'honneur de saint Jean-Baptiste, l'autre en l'honneur de saint Roch, un tableau pour l'autnl des Ames du Purgatoire; il fait peindre tous les meubles, aplanir le cimetière qui entourait la partie-est de l'église (Registres de 1720).
En 1 72 1 , il baptise sous condition, avec la solennité requise, et ce en vertu des pouvoirs à lui accordés par l'autorité diocésaine, Jacques-Jean-Baptiste Puissardy, calviniste, d'origine polonaise (Registres de 172 1).
En 1727, au mois d'octobre, il fait fondre trois cloches, deux pour le clocher, dont la plus petite eut pour parrain et marraine, M. et Madame de Viss:iguet, notaire royal ; une troisième pour la communauté des religieuses (Registres de 1727).
Jacques-Antoine Desfarges mourut le 5 janvier 1789, à l'âge de 77 ans, et fut enterré dans l'église en présence de MM. Claude ChQutard, curé de Jullianges, Lionnet, curé de
Saint-Victor, et Jean Parrel, prêtre et communaliste de Graponne.
11 avait eu pour vicaires : Jean-Baptiste Paye en 1720 et 1721 ; N. Beynaud, 1722; Michel Gisclon, 172/1; Gabriel Théoleyre, 1726; N. Dubost, 1727-28; Jérôme Daiirelle qui lui succède.
8. Jérôme Daurelle, originaire d'Usson, devint curé de Saint-Jean en 1739. Il y mourut à l'âge de quarante-cinq ans, le 16 décembre 1745 et fut enterré le 18 en présence de Paul- François Rochelle, curé d'Usson, Georges Lhéritier, curé de MédeyroUes, Claude Choutard, curé de Jullianges, et Jean Fabre, vicaire de Jullianges, Carie et Mosnier, prêtres.
Il avait eu pour vicaires: J. Verdier, (5 mars 1739- 25 août 1740); A^. Mosnier, 29 sept. 1740-1" août 1741; Pierre Boucher, 10 janvier 1742; A'^. Molimard, 20 octobre 1742 et 1743; N. Tricauld, .1744.
9. Jean Broquin. — Jérôme Daurelle n'était pas encore mort que le prieur de Chamalières, Pierre de Soulages de Lamée, avait nommé à sa place un prêtre du nom d'Aurier. Celui-ci ne dut pas être maintenu en possession de la cure de Saint- Jean, car en 1746, nous y trouvons Messire Jean Broquin, originaire de Moussage. A cette époque, il y avait dans l'église de Saint-Jean un petit autel, dit de la Croix, entretenu par la paroisse de Jullianges, et sur lequel les prêtres de ce lieu avaient seuls le droit de célébrer les saints mystères. En 1749, M. Choutard, curé de Jullianges, fait rentrer par le ministère de M' de Vissaguet, notaire royal, une certaine somme due pour l'entretien de cet aulel.
M. Broquin resta curé jusque vers 1753. Ses vicaires furent : A^ Thomas, 1747 ; A''. Bassier, 1748 ; A^. Barjon, 1762.
10. Marc-Antoine Faure, natif d'Yssingeaux, est nommé curé de Saint-Jean-d'Aubrigoux par le prieur de Chamalières, Pierre de Soulages de Lamée. Sa cure lui est contestée par Jean Barnier, nommé par Le Maître de la Garlaye, évêque de Clermont, mais il est maintenu en possession par arrêt du Grand Conseil du Roi, en date du i3 juillet 1753. Il signe les registres le 4 septembre 1753. Le 29 avril 1766, le prieur de
Chamalières lui donne quittance de la quantité de vingtquatre cartons de seigle, arrérages de la rente annuelle de six carions que la paroisse doit au couvent (l).
M. Faure mourut le 3o avril 1765, à l'âge de 62 ans. Il fut assisté à ses derniers moments et enterré dans le caveau de l'église par M. l'abbé Glavel.
11 avait eu pour vicaires : A'^. Fauchier, 1763 ; N. Dif, 1753 ; A^. Chatonnier, 1765 ; A^. Allemand, 1767 ; N. Clavel, né à Ollias, paroisse de Graponne, vicaire du 7 août 1758 au 19 avril 17G1 .
11. Jean-Mathieu SoUler. — Le prieur de Lamée le présente, le i''' mai 1766, à l'évêque de Clermont pour la cure de Saint-Jean-d'Aubrigoux, vacante parle décès de Marc- Antoine Faure. Il était alors chanoine de la collégiale de Saint-Jean de Retournac (^J. Le 23 juillet 1774, il afferme à Messire Jean- Baptiste de Vissaguet, notaire royal et procureur d'office de la châtellenie de Beaumont, a tous les droits décimaux qu'il a droit de recevoir, exiger et percevoir dans toute l'étendue de la dite paroisse de Saint-Jean-d'Aubrigoux, consistant en la dixme exigible à la gerbe tant ancienne que novaille, à l'exception de celle qui se perçoit par abonnement que ledit sieur prieur se réserve, afferme faite pour le temps et terme de six années, moyennant la somme de 549 livres par an que ledit de Vissaguet s'oblige à payer, savoir 274 livres 10 sols à Noël et 274 livres 10 sols à Pâques ».
■ Jean -Mathieu Sollier était encore curé de Saint-Jean le 18 octobre 1783. Il devint, paraît-il, curé de Sauvessanges. . Ses vicaires furent : N. Calemard, 1766- 1766 ; A^. Delaigiie, 1772 ; A^. Missonnier, 1778 ; Jean-Baptiste Brassard, 1782 ; A'^. Sollier, neveu du curé, 1784.
12. Jean-Baptiste Brassard, originaire de Pierre, paroisse de Saint-Victor-sur- Ariane, vicaire de Saint-Jean-d'Aubrigoux. Pendant la Révolution, revêtu d'habits laïques, il exerce le saint ministère dans cette paroisse et dans les paroisses voisines, surtout la nuit. Il est toujours sur le qui vive, car il est
(1) Minutes de Plagnieu, notaire de Chamalières.
(2) Minutes de Plagnieu, notaire de Chamalières.
activement surveillé et recherché par la force armée de Graponne. Il mourut curé de Saint-Jean, le i8 ventôse de l'an XIII, peu après l'établissement de l'Empire.