‹ Le prieuré conventuel de Chamalières-sur-Loire [microform] ordre de Saint-Benoit, observance de Cluny, dépendant de l'Abbaye du Monastier-Saint-ChaffreChapitre 66 sur 132 · N. de Naves, 4 décembre · texte numérisé non relu

N. de Naves, 4 décembre

5. Pierre Pontvianne, originaire de Solignac-sous-Roche, figure comme curé de Saint-Maurice dans un livre des « obils, pention^i et légats faicts » à son église entre le 37 mai 161 1 et le 18 octobre 16 ra. Il signe de nombreuses 'quittances du 3i octobre i6ro au 24 novembre 1628. Il dut se démettre en faveur du suivant. Il fut enterré à Solîgnac, son pays natal, le 28 août i658. .

6. Antoine Blanc. — Il reçoit, le 21 septembre i65i, en qualité de curé de Saint-Maurice-de-Roche, une fondation « de quinze livres annuelles faicte par demoiselle Marguerite de Maurin, dite de Châteauneuf et Villedieu, à l'église de Saint-Maurice, pour tenir d'huile à la lampe de ladite église, tant le jour que la nuit, à prendre lesdiles quinze livres annuelles sur Mathieu Pontvianne, de Poussac. paroisse dudit Saint- Maurice (1). »

7. Jean Ben/ayt, docteur en théologie, signe les registres comme curé de Saint-Maurice à partir du 9 janvier 1668. Le 8 novembre 1698, il assiste dans la chapelle domestique du château d'Orcerolles, dépendant de sa paroisse, au mariage de noble Claude Gilbert du Grozet, seigneur de Cumignat, Javaugues et autres places, diocèse de Saint-Flour, avec damoiselle Marie-Anne de la Roque, fille de noble François de la Roque, seigneur d'Orcerolles, paroisse de Saint-Maurice. La bénédiction nuptiale est donnée aux jeunes époux par Mgr Armand de Béthune, comte de Velay, en présence de noble Marceïlin de Béget, seigneur du Flachat, de Louis de la Roque, seigneur de la Tourrette, de noble Jean du Grozet, seigneur de Bonnefont, et du curé de Saint-Maurice. '

Jean Benfayt, assisté d'André Benfayt, son auxiliaire, bénit,

(!) Acte reçu N. Blanc, notaire, Arch. dép de la Haute-Loire G. 714,

le 29 octobre 1697, dans la chapelle de Notre-Dame de Bon- Secours à Roche, le mariage de Guillaume Privât, greffier de Roche, avec damoiselle Biaise Bonport. Il signe les registres jusqu'au 6 février 1708. Il ne tarde pas de se démettre en faveur du suivant. Le 4 janvier 1704 il fait un baptême et signe « encien curé )), Décédé le 19 juillet 1707, à l'âge de 72 ans, il fut enterré le lendemain dans l'église paroissiale.

8. André Benfayt, neveu sans doute du précédent, remplace souvent son oncle dans l'administration des sacrements, avant 1692, et signe Benfayt, prêtre. A partir du 18 août 1692, il signe prêtre auxiliaire. Il devient curé titulaire en 1708. Les 17 et 21 août 1706, il est remplacé à Saint-Maurice par Odde de Triors, religieux de Ghanialières, parce qu'il a été M mandé au Puy par Mes sire Claude de la Roche- Ay mon (évêque du Puy), pour la retraite qui commencea le 17 courant ». Il reste à la tête de la paroisse de Saint-Maurice jusqu'en 17 10. Il mourut le 26 mai de cette année, à l'âge de cinquante ans, après une très courte maladie. Il fut enterré le lendemain par N. Neyron, qui signe curé-commis les 27 mai el^ i3 juin 1710.

9. André Chastelle, originaire de Saint-Pal-en-Ghalencon, bachelier en théologie de l'Université de Valence, signe pour la première fois les registres le 4 juillet 17 10. Le 28 octobre de la même année, en la fête de saint Simon et de saint Jude, il se trouve à Retournac. Dom Jacques Boyer, religieux bénédictin de Saint-Maur, dit la messe solennelle dans l'église Saint- Jean. Le lendemain, le savant bénédictin célèbre la messe dans la chapelle de Mans (l). Sous M. Ghastelle, un prêtre du nom de Rochelte administre la paroisse de Saint- Maurice du 6 avril au 8 octobre 171 1, et du 9 février au

28 avril 17 12 : il signe Rochette, curé.

André Ghastelle signe pour la dernière fois les registres le

29 novembre 1727. Il dut alors résigner sa cure en faveur du suivant pour cause de maladie, car il ne tarda pas de mourir.

(I) Journal do Dom Jacques Boyer, p. 131 .

Il fut enterré le lo février 1728, « âgé d'environ cinquantedeux ans, disent les registres, et après dix-sept ans de service, mort à Ribes (paroisse de Retournac), ayant receu les sacrements de pénitence et de l'extrême-onction ; ont assisté à son enterrement les prêtres de la Conférence. »

Il avait eu pour vicaires : N. Meyer, 19 août 1710-15 février 171 1; N. Faye, 3o septembre 17 12; N. Filière, 24 novembre 1712-23 avril 1714; N. Brun, 20 octobre 1717- 20 février 1718; A^ Boys, 27 janvier et 26 février 1720; A''. Portai, 9 juillet 1720-9 novembre 1728; A'^. Chanut,

10 février 1724-18 novembre 1728.

, 10. André Chastelle, neveu et sans doute filleul du précédent, originaire comme lui de Saint-Pal-en-Chalencon. Il était déjà diacre le 3o décembre 1720; il signe en cette qualité et à cetle date les registres des baptêmes de Saint-Maurice.

11 signe pour la première fois comme curé le 1 1 décembre 1727.

André Chastelle était depuis longtemps curé de Saint- Maurice-de- Roche, lorsque la cure de Chomelix, alors importante, devint vacante par la mort du vénérable M. Grangier. Il réussit à se faire pourvoir de ce bénéfice par Dom Véalle, prieur de la Chaise-Dieu, par acte du 17 mai 1725. Il fait sommation, le 3 1 du même mois, à Marcellin de Béget, vicaire général, le siège vacant, de lui donner son visa. Celui-ci le lui ayant refusé, il le demanda au cardinal de Gèvres, archevêque de Bourges, métropolitain de la province, et il l'obtint lé 18 juin 1725. Muni des provisions et du visa à ce nécessaires, il se fait mettre en possession de l'église et de la cure de Chomelix, le 28 juin par messire François Poinas, vicaire de cette paroisse. Mais comme un autre prêtre, Joseph Lemerle, originaire de Chomelix, avait déjà pris possession de ce bénéfice, il en résulte entre les deux prétendants un procès doi^it nous ne raconterons pas toutes les péripéties. Il nous sufiBra de savoir que par sentence du sénéchal d'Auvergne, siège de Riom, en date du i4 février 1726, Joseph Lemerle est maintenu en possession. André Chastelle interjette appel devant le parlement de Paris, mais « il consent et accorde « par acte

sous-seing privé du 20 mars 1782, « que la susdite sentence sorte son plein et entier effet au profit du sieur Lemerle. — Fait à Saint-Pierre-Duchamp, en présence de Messires Robert Lafarge, curé de Saint-Georges-I'Agricol, Joseph-Laurent Baille et Pierre Ghouvet, curé et vicaire de Saint-Pierre-Duchamp ».

Un religieux de la Chaise-Dieu rédigea, nous ne savons pour quel niotif, à propos du procès de Messires Joseph Lemerle et André Ghastelle, l'intéressant petit mémoire qui suit :

« La cure vaqua par la mort de M. Grangier; il l'avait « résignée à M. Merle. Mais comme la mort du résignant « précéda l'admission de la résignation, les religieux conférè- « rent ladite cure à M. Ghastelle. Notre pourvu fut demander M son visa à MM. les grands vicaires du Puy, le siège vaquant, u on le lui refusa, disant que, comme il fallait être gradué « pour occuper cette cure, il fallait aller prendre des grades, « et qu'ensuite on lui donnerait le visa. Notre pourvu trop bon « ne fit nul acte sur ce refus, il laissa écouler tout le temps (( qu'il fallait pour que la résignation fût admise en cour de « Rome. Il revint, mais trop tard, car, dans cet intervalle, « MM. les grands vicaires conférèrent de plus ladite cure au « même sieur Merle, au nom de l'évêque, commei s'il avait eu (( le droit de la conférer. Notre pourvu fit alors ses actes. U « prit son visa à, Bourges et plaida et fut délaissé.

« Ainsi la cure demeura à M. Merle, non comme ayant été « conférée par MM. les grands vicaires au nom de l'évêque et (( comme ayant droit, car jamais les évêques du Puy n'avaient u conféré, mais bien nous, comme il conste par les nominà- (( tions dont nous avons nombre, et ça tout de suite, et « entr'autres, celle du sieur Grangier, dernier curé, mais elle u demeura au sieur Merle, parce que là résignation en cour de « Rome fut admise avant qUe notre pourvu eût frappé u l'oreille de l'ordinaire par un acte de refus du visât car s'il u avait pris acte dudit refus, la cure lui demeurerait incon- « testablement. »

Le la mars 1740, André Chaslellé, bachelier en théologie,

curé de Saint-Maurice, d'une part, et Pierre Pontvîanne, Jean Breymand, Mathieu Gallien, de Dignac, paroisse de Saint- Maurice, et Jean Gibert, de Sagnes, paroisse de Retournac, d'autre part, font l'accord suivant au sujet de fondations diverses. Pierre Pontvianne et Jean Breymand s'engagent à payer chacun aux prêtres de Saint-Maurice la rente annuelle de deux livres sept sols six deniers ou en capital seize livres dix sols; Mathieu Gallien, une rente de seize sols six deniers ou en capital seize livres dix sols ; Jean Gibert, une rente de trente-deux sols quatre deniers, ou en capital trente-deux livres huit sols, le tout payable à la Saint-Michel (^).

Le 19 avril 1740, André Ghastelle, curé, noble Louis de Fraix, du Bois, i"' marguillier, Laurent Bascon, de Saint- Maurice, Benoît Lachamp, de Dignac, afferment à Sébastien Mathieu, de Roche, les fonds appartenant aux pauvres de la paroisse, à savoir, un pré aux Veyrets, le prat bataillier, une terre appelée le Garayt de la Croux du Puy, pour neuf ans, au prix annuel de vingt-cinq livres pour les foins et pâquiers, et de quatre cartons et demi seigle pour la terre. Passé en présence de Georges Quinqueton, vicaire de la paroisse.

Le 5 mai de la même année, André Ghastelle, curé, Georges Quinqueton, vicaire, noble Louis de Fraix, Laurent Bascon et Benoît Lachamp, marguilliers, permettent à Jacques Rosier, avocat en parlement, lieutenant en la baronnie de Roche, de jouir du banc qu'il a déjà posé dans l'église « derrière la seconde pille du côté de bise, au-devant des fonts baptismaux, comme aussi lui donnent la place de tombeau et sépulture derrière ledit banc, de largeur de deux pieds et demi et de la longueur requise, moyennant en faveur de la marguillerie, la somme annuelle de quarante sols, payable à la Saint-Michel, ou quarante livres une fois (2). »

André Ghastelle était encore curé de Saint-Maurice en janvier 1750. Il avait eu pour vicaires :

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