Joseph Duchamp, du 2 avril 1741 au 25 octobre
4. Jean Fabre, du 28 novembre 1747 au 6 juillet 1760. A cette dernière date, Jean Fabre, prieur de la chapelle de Rochegude, paroisse de Saint-Privat-d' Allier, en afferme les revenus à Jean Garlet, de Pratclos, de ladite paroisse, au prix annuel de soixante livres (1).
1 1 . Etienne Duchamp signe les registres comme curé du II mai 1755 au i4 juin 1760. A cette dernière date, il se dit exécuteur testamentaire de feu messire André Chastelle, son prédécesseur. Nous verrons plus loin ses démêlés avec Antoine Pays, chapelain de Notre-Dame de Bon-Secours à Roche. Il mourut le 8 mai 1768. A sa mort, le prieur de Soulages de Lamée présente à l'évêque du Puy pour le remplacer Antoine Roche, prêtre et chanoine de la collégiale Saint-Jean, de Retournac (2).
1 2 . Joseph Duchamp dut évincer pour devenir curé de Saint- Maurice de sérieux concurrents. Antoine Roche, dont nous venons de parler, originaire d'Yssingeaux et chanoine de Retournac, présenté par le chevalier de Lamée, fut pourvu de cette cure par lettres épiscopales du 10 mai 1768. Il échangea ce bénéfice, le 28 août suivant, avec Jacques Pons, originaire de Monlet, curé de Saint-Gervais-sous-Maymont, au diocèse de Clermont, pourvu aussi de la cure de Saint- Maurice par provisions du 1 1 mai après nomination faite par Dom Alexis Pons, prêtre, religieux profès de l'abbaye de Saint- GhafTre, aumônier de Ghamalières et prieur de Saint-Mauricede-Roche. D'où entre les deux prétendants un procès qu'ils portent devant le sénéchal du Puy. Pour en finir, Antoine Roche se démet entre les mains du Souverain-Pontife en faveur de Jacques Pons qui résigne à son tour en sa faveur la cure de Saint-Gervais. Jacques Pons fut obligé, nous ne saA^ons comment, de céder la place à Joseph Duchamp. Gelui-ci, d'abord chapelain de Roche et vicaire de Saint-Maurice,
(1) Minutes de Saby, notaire à Hoche.
(2) Minutes de Plagnieu, notaire de Ghamalières <
administra la paroisse comme curé du i"' mars 1769 au i4 mai 1771.
i3. N. de Goys, curé de Saint-Maurice de 1776 au 28 février 1788. A cette dernière date, il était aussi prieur de l'abbaye du Monastier.
ïl[. Joseph Pichoix de Rochebonne. Le 26 novembre 1790, Messire Joseph Pichoix de Rochebonne, docteur en théologie, curé de Saint-Maurice- de-Roche, fait son testament. Il donne d'abord une somme de trois cents livres pour faire célébrer deux messes basses chaque semaine dans l'église paroissiale, aussitôt après son décès et jusqu'à épuisement de celte somme ; cent cinquante livres aux pauvres de Saint-Maurice, autant à ceux de Cortinville, diocèse de Chartres; cent cinquante livres à Marie Moyon, veuve de Jean Pichoix, sa belle -sœur; cinquante livres à Jeanne-Marie Bernard, sœur de Saint-' Joseph à Saint-Maurice ; soixante livres à Marguerite, sa servante ; à Messire Jean-Baptiste Mosnier, son vicaire, deux salières et un moutardier en argent, deux flambeaux de composition, six cueillères à café en argent aché; à Mathieu Dubois, notaire de Roche, six cueillères à café, quatre salières en or, avec leurs étuis ; à Jacques-Antoine de Ghambarlhac, son petit neveu, une montre d'or guittoché, avec toutes ses boucles petites et grandes en argent, ses boutons et couteaux garnis en or, ainsi que tous ses petits bijoux ; à Elizabeth de Ghambarlhac, sa petite nièce, une aulre montre en or, une bague montée en agathe ; à Jeanne-Marie Pichoix, sa nièce, tout son mobilier sous la réserve de l'argenterie, du linge à son usage, de deux paires de draps des plus beaux qui doivent revenir^à son exécuteur testamentaire, plus, de douze douzaines de serviettes et douze nappes des plus belles qui doivent rester à ses héritiers universels à égales portions, les enfants de Jeanne-Marie Pichoix et de Messire de Ghambarlhac (1;.
M. Pichoix de Rochebonne avait eu pour vicaire Jean-^ Baptiste Mosnier, originaire de Saint-Julien-d'Ance. Né lé 7 septembre 1767, il fut baptisé le même jour. Après des
(1) Acte reçu Dubois, notaire royal de RocIie<
études préliminaires de français et de latin faites auprès des prêtres de sa paroisse natale, il fut admis au grand Séminaire du Puy en 1775.
Trop jeune pour être ordonné prêtre, les cours de théologie une fois finis, il enseigna deux ans la philosophie au grand Séminaire. Elevé enfin au sacerdoce, il devint vicaire de Saint- Maurice-de- Roche où il eut vite gagné la confiance et l'affection de tous.
Au début de la Révolution, M. Mosnier se laisse entraîner par le mouvenient réformateur qui agite la France entière, il prête serment à la Constitution civile du Clergé, mais il ne larde pas de reconnaître son erreur et de se rétracter publiquement. A la suite de cette courageuse et périlleuse démarche, il est obligé de quitter Saint-Maurice ; il prodigue en se cachant les services de son zèle sacerdotal aux fidèles des paroisses de Saint-Julien-d'Ance, de Graponne et de Sauvessanges. Arrêté à Tourris, village de cetle dernière paroisse, le 26 juin i79<4, il fut incarcéré le 29 dans les prisons du Puy. Traduit aussitôt devant le tribunal révolutionnaire, il est jugé, condamné et envoyé à la guillotine le soir du même jour(l).
Après le départ et la mort du martyr, l'autorité diocésaine confie le soin des fidèles à d'autres prêtres, savoir, le 3 juillet 1795 au Père Frugère, capucin ; dès le début de l'année 1797, à M. Bertrand, théologal, et à M. Arnaud le Jeune; le 6 mai 1799, à M. Bertrand, théologal, et à M. Arnaud, cadet.